Two drops in the desert

By Esther Shisoka “Not all my children are completely vaccinated. Our constant movement from one place to another did not allow me to vaccinate my older children.” Nahissa is a 33 years old mother of 8 children. She currently lives in Amir nomadic camp in Mandelia in the Chari-Baguirmi region of Chad.

Nomadic populations of Chad are vulnerable to diseases because of their constant mobility which limits their access to healthcare services. Reaching them with routine immunization has proven difficult. This challenge has called for the need of innovative strategies to reach this marginalized group of the Chadian population.

“Four years ago our government started offering us vaccination services for our children, every time they came to vaccinate our animals. This is how I was able to completely vaccinate my two younger children.” Nahissa said, proudly.

Coupling of vaccination and veterinary campaigns has proven very successful to immunize hard-to reach communities. The implementation of several joint campaigns ensured a complete course of vaccination of children in one year only.

“ I lost one of my children because he fell ill and died. I don’t want to lose any others. The health agents who came to vaccinate our children explained to us that vaccines protect our children from certain diseases like measles, whooping cough and polio. This is why I have accepted to have my children vaccinated every time there is a polio campaign. Some members of the community are still skeptical about vaccines but I try to explain to them why it is important.”

Nahissa’s story hints to the solution for reaching marginalized nomadic children. Offering vaccination services linked to other health interventions like the distribution of vitamin A, selling of insecticide-treated mosquito nets, and deworming and malaria treatments of children might be the best way of achieving equitable, sustainable, and high-coverage immunization for every child in Chad.

On March 25, the Ministry of Public Health, in close collaboration with UNICEF and WHO launched a new polio immunization campaign targeting 4.2 million children aged 0-5 years. In Chad, between 2010 and 2016, 51 polio immunization campaigns were organized to reach every child. In the vast territory of Chad, more than 5,000 social mobilizers and more than 25,000 vaccinators were involved in each national campaign More than 154 million doses of vaccines were used throughout the period.

The current vaccination campaign is part of a synchronized program in 13 African countries aiming to end polio on the continent. More than 190,000 vaccinators will vaccinate more than 116 million children to eradicate the disease in Africa.

Chad’s polio eradication efforts are made under the umbrella of the Global Polio Eradication Initiative (GPEI) enabling organizations on the ground such as UNICEF and WHO to effectively support the Government’s efforts. The European Union, the Governments of Japan, Canada and the United States, as well as global partners such as the Bill and Melinda Gates Foundation, GAVI Alliance, the Rotary International and the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) play a key role in financing polio eradication interventions.

 

Conflit au Lac Tchad : flux alarmant d’enfants impliqués dans les attaques de Boko Haram cette année – UNICEF

Pour regarder le contenu multimédia : http://bit.ly/2omPHaU

Pour lire le photo essay : https://medium.com/p/29bec0ce2af0

DAKAR/NEW YORK/GENÈVE, le 12 avril 2017 – Le nombre d’enfants utilisés dans des attentats-‘suicides’ dans le conflit au Lac Tchad a atteint 27 durant le 1er trimestre de 2017 comparativement à 9 pour la même période l’an dernier.

« Pendant les trois premiers mois de cette année, le nombre d’enfants utilisés dans des attaques-suicides est à peu près le même que celui de l’année passée toute entière. C’est la pire exploitation possible d’enfants dans des conflits. » déclare Marie-Pierre Poirier, Directrice Régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale.

Selon le rapport, Honte silencieuse : Donnons la parole aux enfants pris en otage dans la crise du lac Tchad (Silent Shame : Bringing out the voices of children caught in the Lake Chad crisis – titre original du rapport en anglais), cette augmentation reflète la tactique alarmante des insurgés. À ce jour, depuis 2014, 117 enfants ont été utilisés dans des attentats-suicides dans des endroits publics au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun : 4 en 2014, 56 en 2015, 30 en 2016 et 27 dans les 3 premiers mois de 2017. En grande majorité, ce sont des filles qui ont été utilisées lors de ces attaques.

En conséquence, des filles et des garçons et même des jeunes enfants, sont observés avec une peur grandissante dans les marchés et aux postes de contrôle où l’on craint qu’ils transportent des explosifs.

« Ces enfants sont des victimes et non des criminels » déclare Poirier. « Les forcer ou les conduire à commettre de tels actes est inacceptable. »

Publié 3 ans après l’enlèvement de plus de 200 écolières de Chibok, le rapport fait état de faits troublants restitués par des enfants retenus en captivité par Boko Haram et montre à quel point ces enfants sont traités avec suspicion lorsqu’ils retournent dans leurs communautés.

Lors d’interviews, plusieurs enfants qui avaient été associés à Boko Haram rapportent qu’ils préfèrent garder leur expérience secrète de peur d’être stigmatisés et même par peur de représailles violentes de la part de leur communauté. Certains sont obligés de porter les horreurs qu’ils ont vécues en silence et s’éloignent eux-mêmes de peur d’être rejetés et stigmatisés.

Le rapport souligne également les défis que les autorités locales rencontrent avec les enfants qui ont été arrêtés à des postes de contrôle et qui ont par la suite été emmenés dans des institutions de détention pour interrogations et investigations. En effet, le rapport soulève les problèmes liés aux longues périodes de détention des enfants. En 2016, environ 1 500 enfants étaient en détention dans les 4 pays et 592 enfants attendent toujours d’être libérés.

L’UNICEF appelle les parties prenant part au conflit à s’engager dans les actions suivantes pour la protection des enfants dans la région :

  • Cesser les violations graves perpétrées contre les enfants par Boko Haram, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés pour des attentats-suicides.
  • Faire passer les enfants d’un environnement militaire à un environnement civil le plus rapidement possible. Les enfants ayant été maintenus en détention uniquement sur la base d’allégations ou pour une réelle association à des groupes armés doivent immédiatement être remis aux autorités civiles pour réintégration et soutien. Des protocoles de transfert doivent être mis en place dans chacun des 4 pays pour les enfants trouvés lors des opérations militaires.
  • Assurer le soin et la protection des enfants séparés et non-accompagnés. Tous les enfants affectés par la crise ont besoin de soutien psychologique et d’endroits sûrs pour se remettre le mieux possible.

En 2016, l’UNICEF a soutenu psychologiquement 312 000 enfants au Nigeria, au Tchad, au Cameroun et au Niger, et a réuni plus de 800 enfants avec leurs familles.

L’UNICEF travaille avec les communautés et les familles pour lutter contre la stigmatisation des survivants de violence sexuelle et pour construire un environnement protecteur pour les anciens otages.

Dans une crise qui a déplacé plus de 1.3 million d’enfants, l’UNICEF appuie également les autorités locales en approvisionnement en eau potable et services de santé de base ; rétablit l’accès à l’éducation en créant des espaces temporaires d’apprentissage ; et administre un traitement thérapeutique aux enfants mal nourris.

La réponse à cette crise continue de manquer sévèrement de financements. L’an dernier, l’UNICEF a fait un appel de $154 million pour le Bassin du Lac Tchad mais ne fut financé qu’à 40%.

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Notes aux rédactions :

Le rapport, les photos et les vidéos sont disponible ici : http://uni.cf/2oVq4RF

À propos de l’UNICEF :

L’UNICEF fait la promotion des droits et du bien-être de chaque enfant, dans toutes ses actions. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour en savoir plus sur le travail d’UNICEF pour les enfants, visitez www.unicef.org

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Pour plus d’informations ou pour des demandes d’entretien, veuillez contacter :

Patrick Rose, UNICEF West and Central Africa, +221 786 380 250 | prose@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, + 1 917-893-0692 | jenglish@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, tél,: +235 66 36 00 42,  mfernandez@unicef.org

A shot to live: Meningitis immunization in Chad

N’DJAMENA, February 27, 2017. Ahmad’s father smiles sadly while he tries to make his little boy stand still so that the nurse can give him a dose of trivalent meningitis vaccine.

“My son is afraid of the needle, but he will realize in a minute that it is nothing,” he says. ”I lost my younger sister two weeks ago. By no means do I want my son to suffer as she did.”

In 2011, a new meningitis outbreak was declared in Chad. In response the introduction of the new vaccine MenAfriVac, managed to dramatically reduce the impact of this terrible disease, saving many children lives.

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With the support of GAVI Alliance, the organization of four immunization phases covering the entire country resulted in the vaccination of 8,686,026 individuals. Since December 2012, there have been no cases of meningitis type A reported nationwide.

Toma Mamout, a community outreach volunteer, speaks to mothers about the importance of the meningitis vaccine. In nearby villages, she talks on vaccinations, basic hygiene and the use of mosquito nets to prevent malaria. “We advise mothers to bring their children to every vaccination drive and to stick to the calendar,” she says.

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Sensitization campaigns were organized at the community level to raise awareness about immunization activities and its importance to the population. As the vaccination campaign continued, social mobilization activities were conducted to inform the population about immunization and the risks of meningitis transmission. Local radio stations, social centres and religious and community leaders have been also engaged in outreach activities.

Radio is also essential to these efforts, reaching far more people than any other media in Chad. “Broadcasts and advertisements get people ready for the vaccination campaigns. Families quickly understand the need to vaccinate their children,” mentions Editor in Chief of the community radio station in Mongo Djimet Khamis Zaouri.

 

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Meningococcal meningitis is an inflammation of the protective membranes covering the central nervous system. While some forms are mild, it is a potentially serious condition owing to the proximity of the inflammation to the brain and spinal cord. Meningitis can lead to brain damage, deafness or death if untreated.

Vaccination is an effective, low-cost public health intervention that significantly reduces infant mortality. Nevertheless, in Chad, the percentage of children fully immunized during their first year of life is estimated at 25%.

UNICEF’s future efforts will focus on surveillance, evaluation and promotion of immunization efforts, continue support for the ongoing preparation of the introduction of Meningitis vaccine in routine immunization in 2017, of thus providing critical continued support to the fight against meningitis

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Rewriting the future for every child in danger

The support of the Swedish Development Agency is essential to provide humanitarian assistance to children living in conflict zones in Chad.

N’Djamena, February 25, 2017. “We are nomads. We were living outside Malam Fatori in Niger when our camp was attacked. 18 people got killed. The gunshots woke me up, it was early in the morning and people start running away. I took a camel and ran away watching behind. My father told me to start screaming if I saw any danger.”  Tahar Mohamed, 8, is a Chadian returnee from Niger. He recalls the night he fled Boko Haram attack on his nomadic camp.

The first night I slept on a tree, I was too scared. After some days, I was too tired and hungry to walk, especially with these slippers. We could not take any food or items. My mother could only take a cooking pot with her. After three days walking, we arrived in a village and she sold it in exchange of some cooked rice. That’s the only time we had something to eat”.

Tahar Mohamed, 8 is now living in Darnaim Returnee site where he can access safe drinking water and education for the first time in his life. “I want to be a football player. I’m still young and I play very well. I want to play for Chad’s National team. The problem is that there is no football training centre in Chad,” he explains.

Swedish Development Aid Agency has supported UNICF Chad with a 652 000 000 grant (6,000,000 Swedish Krona) that was mainly used for programme support enabling our teams to assist these children and families in need. The funds provided by SIDA where alloca

For Hafsa Haroun, 16, life has not been easy either. She used to live in Baga, Nigeria, before the village was torched by Boko Haram. “I had a normal life. I would go to school the morning and help out at home in the afternoon. The day of the attack, my mother got killed. I did not see it but my brother told me she got shot. My uncle was also injured. He almost lost his left leg. He suffered a lot, but he is strong,” he states, while describing what happened after the attack. “People around him cried a lot, but we were just silent. In my family everyone left separately, we were just trying to save our lives and we could not stay altogether. It took us more than a month to get back together at the camp in Chad”.

Today, Hafsa goes back to school in Daresalam refugee camp in Chad and she has great ambitions for her future. “I want to become a nurse. I’m not afraid of needles or blood. I just need some training, I don’t think it’s that complicated to find work, there will always be sick people to heal,” she says with hope.

In 2016, UNICEF worked tirelessly to provide an integrated and comprehensive response to recurrent and multiple humanitarian crises. UNICEF and its partners delivered humanitarian assistance through local authorities, communities and organizations to provide aid in hard-to-reach areas while also building local capacity to respond to emergencies.

The Swedish Development Aid Agency has supported UNICEF Chad with a US$ 652 000 000 grant (6,000,000 Swedish Krona) for Programme Support under the Humanitarian Action for Children (HAC 2016). This funding enabled our teams to assist these children and families in need in regards to Chad humanitarian response.

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For Every Child in need, relief

40 000 children have received treatment for malnutrition in the Sahel belt of Chad thanks to UNICEF UK support

« I did not know what to do when Amir got sick. A neighbour gave me a traditional medicine made of ash and roots, but I called my husband and he told me to go to the health centre directly. I was right to trust the doctors, he’s much better now.” Salma Safia, Amir’s mother, is 17 and lives in the remote village of Andour, in the Sahel Belt of Chad.

“His father left a few months ago. They say there is gold up north so he went there and is working in mines. Since then, life has become difficult for us. When Amir got sick we went to the health centre nearby and they took us straightaway to the hospital with an ambulance. He could not sit, eat or sleep when we arrived here. It’s been only two days, but he’s feeling much better already,  » she says, smiling.

Thanks to the support of the United Kingdom UNICEF National Committee, UNICEF has provided life-saving assistance to affected children and strengthened the capacity of health facilities to deliver quality nutrition services. The provision of Ready to Use Therapeutic Food has also contributed to reduce malnutrition-related mortality and morbidity in children under five years of age.

Refugees in the East have also been reached

For Every Child in Hunger . 40 000 children treated for malnutrition in the Sahel belt of Chad thanks to UNICEF UK support

Zouha Issa, 7, and her sister Amina, 17 months, were born from Sudanese refugees parents living in the Mile Refugee camp in Eastern Chad where 382,500 refugees are still living in harsh conditions. Recently, Zouhas’s sister, Amina, was treated for Severe Acute Malnutrition with Medical complications. She’s now feeling better and Zouha can play with her sister again.

“When Amina got sick, the doctor of the health centre called an ambulance to take us to the hospital. It was the first time I was in a car. Unfortunately, the car got stuck in the water – it was the rainy season. It took us one day to get to the hospital,” Zouha explains.

“After a few days, she started feeling better. They gave her many medicines and milk. She took some weight and she stopped crying all the time. Now we’re back home, we have breakfast together and I can play with her again,” she concludes.

Thanks to the UK National Committee contribution of US$ 135,533.63 and additional resources mobilized, UNICEF Chad has been able to provide the much needed support to the Ministry of Health to scale up the management of severe acute malnutrition. Additionally, this support made it possible to purchase and distribution of over 1,900 cartons of Ready-to-use-therapeutic food which have helped to provide timely and quality treatment to children suffering from SAM.

Over 43,557 children have been treated in the target regions of Ouaddaï, Wadi Fira and Hadjer Lamis in 2016. Furthermore, 31 health professionals were trained on management of SAM while more than 50,000 mothers and caregivers benefited from the community mobilization and sensitization campaigns.

 

In Chad, water means hope

N’Djamena, February 27, 2017. Water is the source of life for all humans and the source of hope for millions of children in Chad. Yet, in this Sahel country, only half of the population has access to safe drinking water.

Fatimé Abderamane, a mother of 3 children, lives in the village Koubou Assikhel, in the district of Yao, Central Chad. This district has one of the lowest rates of access to water and sanitation services. However, despite the challenges, change is possible. In 2016, UNICEF supported various programmes to provide safe drinking water, sanitation facilities and promote hygiene for the survival, growth and development of children.

“Before the construction of water points, we used to walk for three hours to get water from the pastoral well. And we had to wait for hours, the time the farmers end up watering their herd. The quality of this water was not really good and my children got frequently sick and faced frequent diarrhea,” Fatime said. “With those new water points which are close to our home, many of our problems have been solved. Girls can go to school on time and women have more time to care for their children,” she adds.

Marthe lives in Ramadja, a nearby village. The new water point in the village has changed the life of this 16-year-old girl. “Sometimes I tend to compare  the water of the traditional well with the recently installed pump. The difference is striking,” she explains smiling. “Since we started to drink the new water, none of us has been sick at home. It’s a great change in our daily lives,“ she adds.

Chad has one of the lowest rates of access to safe drinking water and sanitation services in the world. While access to safe water and sanitation is improving in urban areas, far too many children in rural areas are at risk of contracting water and sanitation-related diseases.

In 2016, UNICEF and its partners targeted regions in need of greater support and developed various projects to reduce the prevalence of diarrheal diseases by improving access to safe drinking water and improved sanitation, together with awareness raising on hygiene.

Water points have already been constructed across the country and the Community-led Total sanitation (CLTS), which was piloted in hundreds of villages. CLTS shifts the focus from construction of toilets and trying to change the behaviour of individuals to investing in community mobilization to trigger collective action and communal commitment to becoming open defecation free.

Thanks to the generous contributions of its donors, UNICEF and partners have focused on delivering continued programming interventions while building capacity at the local level to reach the most vulnerable population in need of WASH (Water, Sanitation and Hygiene) services. For every child #WaterSanitationHygiene.

 

« C’est la Vie ! » : Lancement officiel de la série télévisée au Tchad

1ère série africaine d’éducation par le divertissement bientôt sur les chaines télévisées tchadiennes grâce au Fonds Français Muskoka.

N’Djamena, 26 Avril 2017 – L’Ambassade de France au Tchad organise, le mercredi 26 avril à l’Institut français du Tchad, une cérémonie de remise de l’intégralité de la première saison de « C’est la Vie ! » (26 épisodes de 26 minutes) aux trois chaînes de télévision nationales : la Télé Tchad, Electron TV et Al Nassr TV, qui se sont engagées à diffuser la série sur leur antenne.

« Cette série, qui permet de communiquer de manière innovante, a pour objectif d’informer et de sensibiliser un très large public sur la santé en général et les violences de genre » a déclaré l’Ambassadeur de France au Tchad S.E.M. Philippe Lacoste. « Pendant 26 minutes, les téléspectateurs peuvent suivre le quotidien d’un centre de santé qui essaie de soigner les habitants mêlant à la fois des moments de joies mais aussi de malheurs. Le ton est humoristique, sans pour autant gommer les aspects dramatiques ».

Cette série a pour but de sensibiliser les jeunes et les adolescents aux bonnes pratiques en matière de santé. Plein d’humour et de conseils pratiques, le feuilleton traite également des réalités socio-culturelles qui ont une forte influence sur la santé maternelle, néonatale et infantile.

« Lancée en 2010 lors du sommet G8, l’initiative Muskoka est mise en œuvre à la fois via le canal bilatéral, géré par l’AFD, et le canal multilatéral, avec notamment le Fonds Français Muskoka mis en œuvre conjointement par l’UNICEF, l’OMS, l’UNFPA et ONU-Femmes dans 8 pays dont le Tchad » a rappelé l’Ambassadeur de France au Tchad S.E.M. Philippe Lacoste. Depuis 2012, la France a accordé 24.8 millions d’euros au Tchad pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile.

En dépit de progrès significatifs au Tchad, les indicateurs de santé maternelle, néonatale et infantile demeurent inquiétants. Selon les résultats de l’enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS) de 2014-2015, le taux de mortalité maternelle est passé de 1099 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2004 à 860 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2014, le taux de mortalité infantile est passé de 102 pour 1000 naissances vivantes en 2004 à 72 décès pour 1000 naissances vivantes en 2014.

Pour plus d’informations ou pour des demandes d’entretien, veuillez contacter :

Sarah Mokri, Attachée de Coopération, Ambassade de France au Tchad : sarah.mokri@diplomatie.gouv.fr

Maria Fernandez, Chef de Communication, UNICEF, Tel: +235 66 36 00 42, mfernandez@unicef.org

Toussaint Mbaitoubam, Chargé de Communication, UNFPA, Tel: +235 66 27 50 33, mbaitoubam@unfpa.org

Jonas Naissem, Chargé de l’Information et Promotion de la Santé, OMS, +235 66 29 47 20, naissemj@who.int

5 millions d’enfants vivant dans des zones de conflit ne vont pas à l’école – UNICEF

Muzoon Almellehan, réfugiée syrienne engagée pour l’éducation en situation d’urgence, en visite au Tchad

Pour les photos et les vidéos de la visite : http://uni.cf/2o62OR4
Muzoon est disponible pour répondre aux demandes d’interviews

N’JDAMENA/DAKAR/NEW YORK, 24 Avril 2017 – Plus de 25 millions d’enfants de 6 à 15 ans vivant dans les zones de conflit de 22 pays ne vont pas à l’école, a déclaré l’UNICEF aujourd’hui.

« En temps de guerre, il n’y a rien de plus important que l’éducation », a déclaré Joséphine Bourne, Chef de l’éducation de l’UNICEF. « Sans éducation, comment les enfants atteindront-ils leur plein potentiel et contribueront-ils à l’avenir et à la stabilité de leur famille, de leurs communautés et de leurs économies ? »

Au niveau de l’école primaire, le Sud-Soudan a le taux d’enfants hors du système scolaire le plus élevé, près de 72% des enfants ne vont pas à l’école. Il est suivi par le Tchad (50%) et l’Afghanistan (46%). Les trois pays ont également le taux le plus élevé de filles non scolarisées, à 76% pour le Sud-Soudan, 55% pour l’Afghanistan et 53% pour le Tchad.

Au niveau de l’enseignement secondaire, les taux les plus élevés d’enfants non scolarisés se situent au Niger (68%), au Sud-Soudan (60%) et en République centrafricaine (55%). Les taux d’enfants non scolarisés sont très élevés pour les jeunes filles de ce groupe d’âge, avec près de trois quarts des filles au Niger et deux sur trois en Afghanistan et en République centrafricaine qui ne vont pas à l’école.

Pour mieux comprendre les défis auxquels les enfants déracinés par les conflits sont confrontés, la réfugiée syrienne engagée de 19 ans Muzoon Almellehan, surnommée «la Malala de Syrie », s’est rendue au Tchad, un pays où trois fois plus de filles que de garçons vivant en situation d’urgence ne vont pas à l’école.

Muzoon a rencontré une fille de 16 ans qui a été enlevée par Boko Haram à la sortie de son école au Nigéria à l’âge de 13 ans et a été droguée, exploitée et maltraitée pendant trois ans avant de fuir au Tchad. Muzoon a également rencontré des enfants qui ont la chance d’aller à l’école pour la première fois, et les membres de la communauté qui, comme elle, s’engagent pour inscrire les enfants à l’école.

« La guerre peut vous enlever vos amis, votre famille, votre vie, votre maison. Elle peut vous priver de votre dignité, de votre identité, de votre fierté et de votre espoir. Mais la guerre ne peut jamais vous retirer votre savoir », a déclaré Muzoon. « Rencontrer des enfants au Tchad qui ont fui Boko Haram m’a rappelé ma propre expérience en Syrie. L’éducation m’a donné la force de continuer. Je ne serais pas là sans ça. »

Lorsque Muzoon a été obligé de fuir la violence et les atrocités en Syrie il y a quatre ans, ses livres scolaires étaient les seuls objets qu’elle avait emmenés avec elle. Elle a passé près de trois ans en Jordanie, y compris 18 mois dans le camp de réfugiés de Za’atari, où elle s’est engagée personnellement pour que les filles aillent à l’école. Elle passait alors de tente en tente afin de convaincre les parents d’inscrire leurs enfants. Elle est maintenant installée au Royaume-Uni.

Comme Muzoon, qui a fui la violence en Syrie, 4 400 enfants ont fui la violence de Boko Haram dans le nord-est du Nigéria pour se réfugier au Tchad. Contrairement à elle, beaucoup d’entre eux ne vont pas l’école et sont plus vulnérables aux risques d’exploitation et de recrutement par les forces et les groupes armés. Environ 90% des enfants arrivant au Tchad du Nigéria n’ont jamais été à l’école.

L’UNICEF travaille dans les pays touchés par les conflits en fournissant une éducation de rattrapage et des possibilités d’apprentissage informel, en formant des enseignants, en réhabilitant les écoles et en distribuant du matériel et des fournitures scolaires.

En réponse à la crise dans la région du Lac au Tchad, l’UNICEF a fourni cette année des fournitures scolaires à plus de 58 000 enfants, a distribué du matériel pédagogique à plus de 760 enseignants et a construit 151 salles de classe, 101 espaces d’apprentissage temporaire, 52 latrines et 7 terrains de sport. UNICEF Tchad a également soutenu les salaires de 327 enseignants pour l’année scolaire 2016-2017.

Un financement de 10 millions de dollars de Education Cannot Wait, un fonds lancé lors du Sommet Mondial de l’Humanitaire de mai 2016, permettra d’offrir une éducation de qualité pour les enfants déplacés et ceux vivant dans les communautés d’accueil au Tchad.

Malgré ces efforts, le manque de financement affecte l’accès des enfants à l’école dans les zones touchées par le conflit. À l’heure actuelle, 40 pour cent des besoins de financement de l’éducation de l’UNICEF en 2017 dans le pays ont été satisfaits.

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Note aux Editeurs :

Depuis 2010, moins de 2% du financement humanitaire a été consacré à l’éducation. 8,5 milliards de dollars sont nécessaires chaque année pour combler ce manque. Les fonds sont souvent mis à disposition à court terme, entraînant des perturbations importantes pour les enfants et leurs études.

Pour plus d’informations sur le fonds Education Can Not Wait, visitez le site: www.educationcannotwait.org

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/fr

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Pour plus d’informations :

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, Tél: +235 66360042, mfernandez@unicef.org

Georgina Thompson, UNICEF New York, Tél: +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org

 

Les Hautes Autorités et partenaires de vaccination au Tchad se joignent aux célébrations de la Semaine Africaine de la Vaccination

N’Djamena, 22 avril 2017 – Son Excellence Hinda Deby Itno, Première Dame de la République du Tchad, accompagnée des agences des Nations Unies de l’OMS et de l’UNICEF, des haut-représentants des institutions nationales, partenaires de l’immunisation et leaders des communautés au Tchad, ont lancé officiellement aujourd’hui la Semaine Africaine de la Vaccination.

Sous le thème « Les vaccins nous protègent tous, faites-vous vacciner », les pays de la région africaine célèbrent du 24 au 30 avril la Semaine Africaine de la Vaccination (SAV) pour rappeler l’importance cruciale d’une vaccination complète tout au long de la vie, quel que soit l’âge ou le sexe.

Cette année, la célébration coïncide aussi avec la mise en œuvre, par les 47 pays africains membres de l’Organisation Mondiale de la Santé, de la Déclaration d’Addis Ababa sur la Vaccination, matérialisant l’engagement pris par les autorités, la société civile et les médias à travailler conjointement pour atteindre l’objectif global de vaccination en Afrique.

Son Excellence Hinda Déby Itno, Première Dame de la République du Tchad a rappelé lors de la cérémonie de lancement la priorité de la vaccination en Afrique et au Tchad : « Au Tchad, nous avons vu la réalisation de progrès majeurs en terme de vaccination mais seulement 25% des enfants tchadiens sont complètement vaccinés aujourd’hui. Nous devons redoubler nos efforts pour que tous nos enfants soient vaccinés et maintenus en bonne santé ».

Son Excellence, Mme Ngarmbatina Odjimbeye Soukate, Ministre de la Santé Publique, présente à la cérémonie de lancement a reconnu que : « Cela fait partie de notre rôle en tant que dirigeants d’assurer que nous touchons chaque enfant avec des vaccins qui vont les protéger contre des maladies. »

La vaccination est reconnue comme l’un des moyens les plus efficace et rentable pour protéger la vie et l’avenir des enfants, prévenant entre 2 et 3 million de décès chaque année.

Dr. Jean-Bosco Ndihokubwayo, Représentant de l’OMS au Tchad a rappelé que : « C’est l’un des meilleurs investissements que les pays peuvent faire pour la santé de leur population et leur futur. Au-delà des fins de santé, les vaccins préviennent les couts médicaux et réduisent le temps de transport des enfants malades. Ces économies peuvent améliorer l’éducation, la croissance économique et réduire la pauvreté. »

Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad, a attiré l’attention sur les millions d’enfants non vaccinés, dont la vie pourrait être sauvée et leur avenir protégé : « Aujourd’hui, en Afrique subsaharienne, 1 enfant sur 5 ne reçoit pas les vaccins dont il a besoin même si ces vaccins sont disponibles dans le pays. Nous devons renforcer l’équité et offrir à chaque enfant une chance de survie. »

L’appel de la Première Dame et des autorités et partenaires nationaux lors du lancement à tous les Tchadiens à se faire vacciner sera couplé au Tchad au lancement parallèle durant cette semaine d’une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite pour tous les enfants de 0 à 5 ans qui sera combinée à la supplémentation en Vitamine A (6 mois a 5 ans) et au déparasitage du Mebendazole (9 mois a 5 ans).

Pour plus d’information sur la SAV, veuillez visiter : http://www.african-vaccination-week.afro.who.int/fr/

 

Pour plus d’informations sur la campagne, veuillez contacter :

Nadji Ndoumanbe Kaldor I Attaché de presse I Ministère de la Santé Publique I

+235 66 43 7492 I nadjikaldor@yahoo.fr I www.sante-tchad.org

Maria Fernandez I Chef de la Communication I UNICEF Tchad I

+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org I www.unicef.org/chad

Jonas NAISSEM I Chargé de l’Information et de la Promotion de la santé I OMS Tchad I

+235 66 29 47 20 I naissemj@who.int I www.who.int/country/tcd/fr