Les enfants prennent les commandes des pouvoirs publics, du monde du spectacle et des médias à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Enfance

Le 20 novembre, des célébrités et des dirigeants s’uniront aux enfants du Tchad et à l’UNICEF pour donner la parole aux plus défavorisés

Vidéo à télécharger ici 

N’Djamena, le 17 Novembre 2017 – Le 20 Novembre, des enfants du monde entier occuperont des rôles de premier plan dans les médias, la vie politique, le sport et le monde du spectacle pour exprimer leur appui aux millions de leurs semblables qui ne peuvent pas aller à l’école, ne sont pas protégés et sont déracinés. Cette « prise de pouvoir », prévue pour le 20 novembre, marque l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant et la mobilisation à l’occasion de la première Journée mondiale de l’enfance.

« D’Auckland à Amman et de New York à N’Djamena, nous voulons que les enfants fassent campagne dans leur école et leur communauté pour contribuer à sauver la vie d’autres enfants, qu’ils se battent pour leurs droits et pour pouvoir réaliser leur potentiel », explique Justin Forsyth, Directeur général adjoint de l’UNICEF. « La Journée mondiale de l’enfance sera un jour pour les enfants et par les enfants. »

À N’Djamena justement, et au Tchad plus généralement, la situation reste préoccupante: « Du déracinement contraint par les mouvements de population engendrés par la crise du Lac Tchad, aux épidémies telles que le choléra, ou encore la crise nutritionnelle au Sahel et les difficultés d’accès à l’éducation, les enfants tchadiens subissent de plein fouet les conséquences des crises que traverse le pays  » explique Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad.

Au Tchad:

  • Éducation[1] :
    • Près de la moitié des enfants de 6 à 14 ans sont hors du système scolaire ;
    • La proportion d’enfants d’une génération qui accèdent à l’école est de 64% et ce chiffre n’a pratiquement pas évolué depuis 10 ans ;
    • Seuls 38% des enfants d’une génération achèvent le primaire
  • Santé[2]:
    • Seul 1 enfant sur 4 (12-23 mois) est complètement immunisé
    • Malnutrition:
      • La malnutrition aigüe globale touche maintenant 13,9% des enfants et le taux de malnutrition sévère est de 3,9% pour tout le pays. 12 régions, la plupart dans la ceinture sahélienne, ont été déclarées en urgence nutritionnelle.
  • WASH:
    • 48% de la population, dont 50% d’enfants, vit sans accès à l’eau potable
  • Protection:
    • 68% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans
    • Seulement 12% des enfants ont un certificat de naissance
    • 44% des femmes sont victimes de Mutilations Génitales Féminines
  • VIH/Sida
    • Un très faible pourcentage d’enfants (14%) bénéficie du dépistage du virus à cause de l’insuffisance de consultations post-natales et de la technologie qui n’est pas adaptée

En attendant le 20 novembre, l’UNICEF invite les enfants du Tchad à conquérir les salles de classe, prendre la parole dans les médias et dialoguer avec les pouvoirs publics. Leur voix doit être entendue afin d’obtenir la mobilisation des décideurs et influenceurs pour la réalisation de leurs droits, l’éradication des mariages précoces, la lutte contre la déscolarisation et l’obtention des solutions face aux problèmes liés aux migrations engendrées par la crise au Lac Tchad.

Le 20 Novembre, célébrités et dirigeants de premier plan s’uniront à l’UNICEF pour soutenir la prise de pouvoir des enfants et la réalisation de leurs projets :

  • Réalisation par les enfants de fresques murales dans 7 établissements scolaires publics et privés de N’Djamena avec pour thème leurs droits et protection et les Objectifs de Développement Durable ;
  • Organisation d’un grand concert de l’artiste porte-parole Roukika en faveur des enfants ;
  • Session des enfants parlementaires à l’Assemblée Nationale, en présence de la Première Dame de la République du Tchad, avec les représentants de différents organes gouvernementaux, pour débattre des préoccupations prioritaires des enfants sur la protection de leurs droits ;
  • Prise de pouvoir dans les medias par les jeunes reporters avec la présentation du journal d’Electron TV et la diffusion de leurs reportages exclusifs de la journée dans l’émission des jeunes reporters de FM Liberté et autres radios communautaires partenaires ;
  • Enfin, une soirée spéciale avec exposition photo et présentation des actions menées par les enfants à l’Institut Français de N’Djamena.

L’UNICEF Tchad et ses partenaires sont soudés dans la réalisation de ces activités et comptent bien faire valoir la parole des enfants, pour les enfants. Rendez-vous le 20 novembre !

########

Note aux rédactions :

À New York, la Journée Mondiale de l’Enfance rassemblera de nombreuses personnalités lors d’évènements divers afin d’attirer l’attention du monde entier sur la situation des enfants les plus vulnérables.

En Espagne, le FC Barcelone et Lionel Messi organiseront un entrainement de football pour 24 enfants âgés de 9 et 10 ans avec le coach Ernesto Valverde. Ils seront rejoints par les joueurs, à qui ils pourront serrer la main.

À Accra, 10 enfants de 8 pays africains raconteront leur histoire lors d’un évènement à l’image des TED talks, le “Africa Dialogues”. Il sera diffusé en live, et des enregistrements de 5 à 10 minutes seront diffusés sur les plateformes digitales.

Agenda des activités au Tchad

  • 9:00 – 12:00 : Assemblée nationale – Parlement des enfants : les enfants prendront la parole lors d’une session extraordinaire où ils pourront dialoguer  avec des représentants du gouvernement.
  • 12:30 – 14:00 : Maison des médias : conférence de presse
  • 14:30 – 17:30 : Institut Français du Tchad(IFT) – Ambassade de France : une exposition présentera une série de photos réalisées par les enfants, en collaboration avec l’artiste Des enfants de divers groupes (Changemakers, U-Reporter…) présenteront également les activités dans lesquelles ils sont engagés dans des stands qu’ils auront spécialement construit pour cet évènement
  • 19:30 : Journaux radio et TV : des enfants présenteront une partie du journal télévisé ainsi que des reportages qu’ils auront réalisés, traitant de problématiques les concernant.

Pour savoir comment participer, télécharger un dossier de participation pour les écoles, ou s’inscrire pour participer à Move the World : http://www.worldchildrensday.org/

Pour obtenir l’agenda complet des activités, merci de contacter notre bureau (détails ci-dessous).

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail en faveur des enfants, veuillez consulter le site www.unicef.org/fr

Suivez l’UNICEF sur Twitter et Facebook 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Maria Fernandez I Chef de la Communication I UNICEF Tchad

+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org

[1] Plan Intérimaire de l’Education au Tchad (PIET), 2018- 2020

[2] Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples au Tchad (EDS-MICS), 2014-2015

Publicités

Les efforts de vaccination contre la Poliomyélite continuent au Tchad: plus de 2 millions d’enfants ont été vaccinés en novembre 2017.

 Bien qu’aucun cas ne soit apparu au Tchad depuis 2012, les récents cas de Poliomyélite découverts au Nigeria rappellent l’importance d’une vigilance maximale, dans le contexte de mouvements de populations réfugiées et déplacées de la région du Lac Tchad, pour éviter toute propagation de la maladie au Tchad.

 N’Djamena, 14 Novembre 2017 – Le Ministère de la Santé Publique, l’UNICEF et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont lancé conjointement du 10 au 12 novembre 2017 une nouvelle campagne de vaccination subnationale contre la Poliomyélite (« Polio »). Durant 3 jours, 2.390.223 enfants de 0 à 59 mois de 11 régions ont été vaccinés.

L’absence de cas de Polio au Tchad ne signifie en effet pas la fin de la maladie dans la région, et les activités de vaccination supplémentaires (AVS) et intensifiées (AVI) au Tchad sont plus que jamais nécessaires afin de contrer l’épidémie qui s’est déclarée au Nigéria voisin.

 « Il est aussi de notre devoir de renforcer la vaccination de routine, car elle est le véritable pilier de l’éradication de la Poliomyélite », expliquait Mme Ngarmbatina Carmel Soukate, Ministre de la Santé Publique du Tchad.

La coordination optimale de tous les partenaires aux niveaux techniques, logistiques et financiers a été critique pour mener à bien cette campagne, la septième et dernière de l’année.

« La répétition des campagnes et les efforts que requiert leur organisation, pourraient mener à une lassitude si on ne regarde pas du côté des progrès réalisés et du résultat final. L’engagement toujours renouvelé du gouvernement et de ses divers partenaires nationaux et internationaux est donc crucial », a ajouté le Dr. Jean-Bosco Ndihokubwayo, Représentant de l’OMS au Tchad.

Les efforts engagés, notamment par les autorités administratives, traditionnelles et religieuses pour sensibiliser et mobiliser durablement les communautés, sont en effet centraux aux campagnes de vaccination. « L’adhésion des parents et gardiens d’enfants à la vaccination contre la Polio est déterminante »,  indiquait Dr. Aissata Ba Sidibé, Représentante Adjointe de l’UNICEF au Tchad, « et je les remercie de continuer à accorder à chaque enfant la chance de jouir de son droit d’être vacciné ».

La campagne de vaccination contre la Polio a une nouvelle fois été couplée à la supplémentation en Vitamine A dans 11 régions pour 2.922.891 enfants de 6 à 59 mois et au déparasitage à l’Albendazole contre les vers intestinaux pour 2.701.460 enfants de 9 à 59 mois.

Il est à noter par ailleurs qu’une équipe indépendante d’experts a également conduit du 5 au 9 novembre une évaluation de la réponse à l’épidémie de Polio dans 5 régions afin de mesurer la qualité des activités d’éradication, observer la pertinence de la surveillance et émettre des recommandations à l’UNICEF, l’OMS et l’équipe du Ministère de la Santé Publique quant à la prochaine campagne, début 2018.

Pour plus d’informations sur cette campagne et la première campagne de 2018, veuillez contacter :

Nadji Ndoumanbe Kaldor I Attaché de presse I Ministère de la Santé Publique I

+235 66 43 7492 I nadjikaldor@yahoo.fr I www.sante-tchad.org

Maria Fernandez I Chef de la Communication I UNICEF Tchad I

+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org Iwww.unicef.org/chad

Jonas NAISSEM I Chargé de l’Information et de la Promotion de la santé I OMS Tchad I

+235 66 29 47 20 Inaissemj@who.int I www.who.int/country/tcd/fr

 

 

 

 

#AfricanYouthVoices – QUI EST ZENABA QUI REPRESENTE LE TCHAD?

NOM :  Zenaba Moumine

AGE :  26 ans

NATIONALITE :  Tchadienne

Chad U-Reporter Moumine - Picture 2
UNICEFCHAD/Alliah/2017

SCOLARISATION / CONTEXTE ÉDUCATIF

Je viens tout juste d’obtenir ma licence de droit ; ce dont je suis très fière. La continuité de la scolarité n’est en effet pas toujours facile au Tchad. Durant mon primaire et secondaire, terminer les programmes n’était pas chose aisée avec les séries de grève des enseignants notamment. D’autre part, je n’avais pas accès à la bibliothèque ou l’informatique qui aurait facilite l’apprentissage des leçons.

DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ETES-VOUS UNE U-REPORTER?

Je suis U-Reporter depuis la mise en œuvre de l’initiative au Tchad. Au mois de Mars 2016, je faisais ainsi parti des consultations pour le lancement de la phase pilote du projet avec d’autres jeunes. J’ai toujours voulu contribuer au développement de mon pays, et U-Report me permet à travers les sondages de faire porter ma voix et prendre en compte mes opinions. Depuis le début et jusqu’à maintenant, c’est un réel plaisir de faire parti de U-Report, que ce soit en répondant au sondage ou en faisant la promotion de U-Report.

Zenaba 6

POURQUOI ETES-VOUS DEVENUE UNE U-REPORTER?

On entend souvent qu’au Tchad la jeunesse n’a pas droit à la parole ou que celle-ci est relayée au second plan. De mon côté, je suis convaincue que U-Report, grâce à l’engagement du Gouvernement et de l’Unicef, peut permettre à la jeunesse tchadienne de retrouver sa place, contribuer au développement du pays et faire porter notre voix. Etre U-Reporter, c’est pour moi être un Ambassadeur, un porte-parole de sa famille et sa communauté.

QU’AIMEZ-VOUS DE U-REPORT?

J’ai appris l’existence de U-Report dans d’autres pays, et son rôle et impact notamment dans d’autres pays d’Afrique. Aujourd’hui, U-Report est finalement une réalité pour la jeunesse tchadienne. Grace à cet un outil les jeunes peuvent entrer en contact direct avec les autorités locales, le gouvernement et les bailleurs pour exprimer de vive voix leur besoins et aspirations. Pour moi Zenaba, personnellement, j’aime de U-Report car ça a été l’unique cadre qui m’a permis de dialoguer et plaider directement auprès de mes autorités locales.

Zenaba 4

POURQUOI PENSEZ-VOUS QUE L’ÉDUCATION EN SITUATION D’URGENCE EST IMPORTANTE?  

L’éducation est importante à tous les niveaux, et encore plus dans les situations d’urgence. Je vis cette situation au Tchad, en raison des menaces de Boko Haram. Dans ce contexte, les Gouvernements sont plus préoccupe par la réponse aux groupes de terroristes que la prise en charge scolaire ; et ce, malgré l’importance évidente de l’éducation et ses avantages pour l’individu, les familles, les sociétés. L´éducation dans les situations de conflit continue à être sous-financée par le gouvernement et les acteurs humanitaires. Pourtant cela devrait être une priorité.

QUEL MESSAGE AIMERIEZ-VOUS DONNER AUX DIRIGEANTS AU NOM DES JEUNES?

U-Report est une très belle initiative pour les jeunes eux-mêmes en tant que acteurs et le gouvernement et partenaire en tant que garant. Le message de plaidoyer que j’adresse aux décideurs et partenaires, c’est d’appuyer cette initiative pour ne qu’elle ne soit pas un coup de bluff, que les jeunes puissent savoir qu’ils ont enfin un cadre de dialogue avec les décideurs. Les décideurs et partenaires doivent pouvoir répondre efficacement aux besoins et aspirations des jeunes qui sont exprimés et ressortent des sondages.

« Aux jeunes, je veux leur dire de ne pas hésiter à saisir cette opportunité et à faire entendre leur voix. Participez 100 % aux sondages et rejoignez un groupe des U-reporters pour devenir un agent de changement positif dans votre milieu ».

European Union provides €7.6 million to UNICEF to respond to multiple emergencies affecting children in Chad

N’DJAMENA (Chad), 10 November 2017 – The European Union, Chad’s leading humanitarian donor, is renewing its response to the immediate needs of children and women in the country. Through its grant of €7.6 million to UNICEF, it will help improve the lives of 112,500 people, including 91,000 children under the age of five.

Thanks to this support by the European Union Civil Protection and Humanitarian aid Operations (ECHO), UNICEF will reinforce Chad’s health system to better the response to the nutritional crisis in the Sahel through the set-up of 77 new Nutrition Units (5 hospitals and 72 health centers). The grant will also enable UNICEF to improve access of children under 5 to nutrition services, including treatment for Severe Acute Malnutrition (SAM). This will be done through the distribution and management of Ready-to-Use Therapeutic Food (RUTF), capacity building of 250 health community workers, support to national coordination mechanisms, deployment of 150 professional health workers, and the reinforcement of the nutritional surveillance system.

Health centers at district level will be reinforced with technical staff who will contribute to better monitor the implementation of activities and ensure continuity in quality service provision for children with Severe Acute Malnutrition. The project also foresees the setup of an innovative monitoring system through SMS text in phones to ensure more timely data collection and analysis.

Chad is currently facing multiple humanitarian challenges that range from population movements, such as refugees and returnees from Central African Republic, Sudan and Nigeria; to recurrent epidemics, including cholera; and the Sahelian food and nutrition crisis,” explains Philippe Barragne-Bigot, UNICEF Representative in Chad.

The Nutrition SMART Survey carried out in 2017 indicates that the prevalence of Global Acute Malnutrition stands at almost 14% and Moderate Acute Malnutrition at 10%, which is a slight deterioration from 2016. “Reinforcing Chad’s health system will support a better response to the nutritional crisis in the region. EU humanitarian aid funding is, therefore, key to reinforce national capacities and provide a more coherent response in close coordination with other sectors like water, sanitation and hygiene,” adds Mr. Barragne-Bigot.

Given the complex humanitarian situation in Chad, we need to adopt an integral approach maximising the response to the various emergencies. Providing life-saving assistance to children and women, who are most at risk, is a shared responsibility. This is why the European Union is renewing its commitment to address with UNICEF the urgent needs of children suffering from malnutrition and epidemics, particularly cholera,” states Christos Stylianides, EU Commissioner for Humanitarian Aid and Crisis Management.

In addition to the nutrition component, the EU-supported intervention will contribute to the development of contingency plans at regional level that will align with the National Contingency Plan developed in 2016. Two high risk regions (Hadjer Lamis and Logone Occidental) will be supported to conduct their risk assessment, emergency preparedness and regional contingency plans based on most likely hazards (epidemics, floods), and to make these plans operational. Cholera preparedness in particular remains a high priority for the sectors.

The European Union Civil protection and Humanitarian aid Operations (ECHO) is Chad’s leading humanitarian donor and among the five most important donors of UNICEF in this country. It has committed significant financial resources for Chad (more than €60 million in 2016 and €50 million in 2017), in order to address the most immediate needs of 1 million people.

About EU Civil Protection and Humanitarian Aid Operations (ECHO)

The European Union, together with its Member States, is the world’s leading donor of humanitarian aid. Every year, through its Civil protection and Humanitarian Operations department (ECHO), the European Union helps over 120 million victims of conflict and disasters. Relief assistance is an expression of European solidarity towards people in need around the world. It aims to save lives, prevent and alleviate human suffering, and safeguard the integrity and human dignity of populations affected by natural disasters and man-made crises. Assistance to the most vulnerable is provided solely on the basis of humanitarian needs.

For more information, please visit the European Commission’s website: http://ec.europa.eu/echo. 

To find out more about the EU-UNICEF partnership, visit http://www.unicef.org/eu/

Follow UNICEF on Twitter and Facebook  

For further information, please contact:

Maria Fernandez I Chief of Communication I UNICEF Chad
+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org I www.unicef.org/chad

Isabel Coello, Regional Information Officer for North, West & Central Africa, EU Civil Protection and Humanitarian Aid Operations (ECHO). Tel. +221 33 869 60 92, Mob. +221 77 740 92 17, Isabel.Coello@echofield.eu

 

Saving more than one life

In Chad, thanks to systematic HIV screening among malnourished children, families can hope for a better future

Mariam Bahar_1_FINAL.jpg

In the Salamat region, Mariam, 22, sits out-of-sight inside a small office in the health center where she starts telling her story.

“Just a year ago, Ali, my 3-year-old son was admitted to the Nutrition Unit of this health center, he also had diarrhea and a lot of fever. Upon arrival, they screened him for HIV and someone came to tell me that my child was positive. I was really worried, where did this disease come from? I then voluntarily asked to be tested. My test was positive. I was scared but the nurses told me that if we take the medicines quickly, we could stay healthy.”

Mariam immediately thought about the health of her husband. “He had to be tested, I brought him to the health center. He was negative.” Édouard Gormo Lotouin, the head of the health center interrupts the conversation “I want to tell you how proud I am of Mariam, not only did she voluntarily get tested, but she also brought her husband. This is exactly the behavior we want from people who discover they have HIV.

Her husband’s reaction was also exemplary. “He said in front of me that he did not care how she caught this disease. She will always stay his wife and he will not abandon her. Despite the disease, they will live together.” adds Édouard Gormo Lotouin. Mariam nods and insists on the exemplary behavior of her husband. “Since that day, I have never felt any changes in the love that my husband bears me.”

Thanks to the systematic screening, when Mariam and Ali where admitted in the nutrition treatment unit, they received the appropriate antiretroviral treatment for HIV. “Since then, my son and I have been taking our medications regularly and we are in good health.”

Mariam was pregnant when she found that Ali and herself were HIV positive. ‘As soon as I was tested positive for HIV. The doctors explained to me that I could still give birth to a healthy child with some treatment. I finally had a daughter, Halimé, she is now a year old. She has been tested recently and she is negative.”

Mariam is confronted to the misconceptions on HIV in her community, which unfortunately leads people not to get tested. “People need to be tested and treated if they prove to be HIV positive. Since I take the medication I am well and I know it is the best solution but the people here are really unaware of this. I would like to share my experience with my community but it is difficult. I can only talk with the people who understand me.”

Mariam Bahar_5_FINAL.jpg

Mariam stands in the door way of the health center hoping the best for Halimé and wishing that one day she will come out of the shadow to raise awareness in her community.

##

UNICEF, with the support of its partners, has launched a plan to strengthen the national response to HIV. In the Guera, Batha and Salamat regions, the initiative to integrate systematic HIV screening among malnourished children in Ambulatory and Therapeutic Nutrition Unit has permitted to test the serology of 4,342 children out of 5,930 malnourished children admitted.

Soif d’avenir 

Au Tchad, améliorer l’accès à l’eau potable grâce à un téléphone mobile est maintenant possible

Tresorier General ACGPE Ndjam Bilala Al-hadji Ismail.JPG

Par Rodolphe Houlsonron

L’eau, c’est la vie dit-on. Cela est d’autant plus vrai, pour les communautés rurales de Yao dans le Batha. Près de 115.000 personnes, en majorité des femmes et des enfants souffrant d’un manque cruel d’eau potable, viennent de bénéficier de 139 points d’eau et d’assainissement grâce au financement de la Coopération Suisse au Tchad. Dans les communautés rurales de Yao au centre-Est du Tchad, les femmes n’ont plus besoin de parcourir quotidiennement des dizaines de kilomètres pour aller chercher de l’eau.

Saleh Sossal Attahir, âgé de 38 ans, fait partie du Comité de Gestion du Point d’Eau (CGPE) « AL-HAYA » (la vie) à Ambassatna. « Plusieurs projets dans le secteur de l’eau ont été mis en œuvre dans le Batha où plus de la moitié de la population boit de l’eau de mauvaise qualité. Par le passé, nous avions beaucoup de problème pour réparer les pompes en pannes. Certains points d’eau restaient abandonnés pendant des mois parce que les comités géraient mal l’argent qui devaient servir aux réparations. Notre comité à adhérer à l’Association de Ambassatna, qui gère 31 Comités de Gestion de Point d’eau CGPE et collecte les recettes de la vente de l’eau qui sont versées sur le compte Tigo Cash de l’association. »

Solde tigo cash Ambassatna.JPG

« Grâce au paiement par mobile avec TIGO-CASH, les fonds sont gérés avec transparence. Pour le mois d’avril seulement, nous avons pu faire réparer 3 pompes avec la collecte des fonds par transfert mobile, » ajoute Saleh Sossal Attahir.

Chaque comité a contribué à notre compte Tigo Cash et les fonds collectés ont été répartis pour les différentes dépenses comme la rémunération du fontainier, les frais de déplacement, les frais administratifs, les petites et grosses pannes, ou encore l’acquisition pour l’achat de nouvelles pompes.

Grâce au financement de la Coopération Suisse en partenariat avec l’UNICEF, plus de 140 forages mécanisés et équipés de pompes à motricité humaine ont été réalisées dans le district sanitaire de Yao.

UNICEF CHAD -2016-Esteve.jpg

Aujourd’hui au Tchad, plus de 140 Comités de Gestion des Points d’Eau sont concernés par le système de paiement mobile qui permet d’améliorer la redevabilité des comités de gestion et d’assurer la continuité de la provision d’eau aux populations les plus vulnérables. Face aux changements climatiques, il est indispensable de faire appel aux innovations, notamment aux technologies mobiles pour accompagner les communautés à mieux gérer leurs ressources.

##

L’UNICEF travaille activement avec ADRA, une ONG nationale pour la construction des points d’eau, des latrines, et la promotion des bonnes pratiques d’hygiène. Par ailleurs, l’Agence Panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA) est en charge du renforcement de capacités des Comités de Gestion des Points d’Eau (CGPE). Dix Artisans Réparateurs ont également été formés pour assurer des travaux de maintenance des ouvrages en cas de panne ou de défaillance.

Clean water is a right for everyone

Partnering with communities to Support children’s access to clean water and basic toilets in the Sahel belt

UNICEF Chad/2017/Alliah“I learned that before and after eating, I have to wash my hands. I also learned that when we defecate outside and it rains, it goes into the wadi* and that’s how we got sick. Now we drink clean water from the pump. “ Mariam Djazouli, 11.

(*A dry and ephemeral riverbed that contains water only during rainy season)

UNICEF-Chad-2017-Alliah-LR-5.jpg“There were many people who got sick because of dirty water. We drank the same water as our animals. Ever since we have been drinking at the water point, it’s much better.” Zeleha Hatia (right), 8.

UNICEF-Chad-2017-Alliah-LR-4.jpg“The new water point saves us a lot of time. It is closer and cleaner. We are raising awareness so families understand why this water is good for their health. Each household contributes with 500 FCFA a month ($0,85 US) for the maintenance of the water point.” Mahamat Abderahim, Chairman of the Water Point Management Committee.

UNICEF-Chad-2017-Alliah-LR-2.jpg“In the wadi, I had to dig with my hands to get water underneath. Then, we used to pour it in a tanker for 24 hours so that the sand would fall to the bottom. Now in a few minutes we have clean water.” Sayire Said, 18 years and her child.

UNICEF-Chad-2017-Alliah-LR-6.jpg“During the rainy season, there were a lot of cases of diarrhea because of open defecation. The new water point has really helped us to improve the hygiene in the health center. “ Ahmat Zaza, Head of the health center.

In 2016, thanks to the support of UN Human Security Funds, health and living conditions for populations in the East of Chad were improved through the provision of durable water, sanitation and hygiene services package. The project has also strengthened local capacity to manage and maintain water points and sanitation infrastructures.

Two drops in the desert

By Esther Shisoka

“Not all my children are completely vaccinated. Our constant movement from one place to another did not allow me to vaccinate my older children.” Nahissa is a 33 years old mother of 8 children. She currently lives in Amir nomadic camp in Mandelia in the Chari-Baguirmi region of Chad.

Nomadic populations of Chad are vulnerable to diseases because of their constant mobility which limits their access to healthcare services. Reaching them with routine immunization has proven difficult. This challenge has called for the need of innovative strategies to reach this marginalized group of the Chadian population.

“Four years ago our government started offering us vaccination services for our children, every time they came to vaccinate our animals. This is how I was able to completely vaccinate my two younger children.” Nahissa said, proudly.

Coupling of vaccination and veterinary campaigns has proven very successful to immunize hard-to reach communities. The implementation of several joint campaigns ensured a complete course of vaccination of children in one year only.

“ I lost one of my children because he fell ill and died. I don’t want to lose any others. The health agents who came to vaccinate our children explained to us that vaccines protect our children from certain diseases like measles, whooping cough and polio. This is why I have accepted to have my children vaccinated every time there is a polio campaign. Some members of the community are still skeptical about vaccines but I try to explain to them why it is important.”

Nahissa’s story hints to the solution for reaching marginalized nomadic children. Offering vaccination services linked to other health interventions like the distribution of vitamin A, selling of insecticide-treated mosquito nets, and deworming and malaria treatments of children might be the best way of achieving equitable, sustainable, and high-coverage immunization for every child in Chad.

On March 25, the Ministry of Public Health, in close collaboration with UNICEF and WHO launched a new polio immunization campaign targeting 4.2 million children aged 0-5 years. In Chad, between 2010 and 2016, 51 polio immunization campaigns were organized to reach every child. In the vast territory of Chad, more than 5,000 social mobilizers and more than 25,000 vaccinators were involved in each national campaign More than 154 million doses of vaccines were used throughout the period.

The current vaccination campaign is part of a synchronized program in 13 African countries aiming to end polio on the continent. More than 190,000 vaccinators will vaccinate more than 116 million children to eradicate the disease in Africa.

Chad’s polio eradication efforts are made under the umbrella of the Global Polio Eradication Initiative (GPEI) enabling organizations on the ground such as UNICEF and WHO to effectively support the Government’s efforts. The European Union, the Governments of Japan, Canada and the United States, as well as global partners such as the US Fudnd, the Bill and Melinda Gates Foundation, GAVI Alliance, the Rotary International and the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) play a key role in financing polio eradication interventions.

Conflit au Lac Tchad : flux alarmant d’enfants impliqués dans les attaques de Boko Haram cette année – UNICEF

Pour regarder le contenu multimédia : http://bit.ly/2omPHaU

Pour lire le photo essay : https://medium.com/p/29bec0ce2af0

DAKAR/NEW YORK/GENÈVE, le 12 avril 2017 – Le nombre d’enfants utilisés dans des attentats-‘suicides’ dans le conflit au Lac Tchad a atteint 27 durant le 1er trimestre de 2017 comparativement à 9 pour la même période l’an dernier.

« Pendant les trois premiers mois de cette année, le nombre d’enfants utilisés dans des attaques-suicides est à peu près le même que celui de l’année passée toute entière. C’est la pire exploitation possible d’enfants dans des conflits. » déclare Marie-Pierre Poirier, Directrice Régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale.

Selon le rapport, Honte silencieuse : Donnons la parole aux enfants pris en otage dans la crise du lac Tchad (Silent Shame : Bringing out the voices of children caught in the Lake Chad crisis – titre original du rapport en anglais), cette augmentation reflète la tactique alarmante des insurgés. À ce jour, depuis 2014, 117 enfants ont été utilisés dans des attentats-suicides dans des endroits publics au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun : 4 en 2014, 56 en 2015, 30 en 2016 et 27 dans les 3 premiers mois de 2017. En grande majorité, ce sont des filles qui ont été utilisées lors de ces attaques.

En conséquence, des filles et des garçons et même des jeunes enfants, sont observés avec une peur grandissante dans les marchés et aux postes de contrôle où l’on craint qu’ils transportent des explosifs.

« Ces enfants sont des victimes et non des criminels » déclare Poirier. « Les forcer ou les conduire à commettre de tels actes est inacceptable. »

Publié 3 ans après l’enlèvement de plus de 200 écolières de Chibok, le rapport fait état de faits troublants restitués par des enfants retenus en captivité par Boko Haram et montre à quel point ces enfants sont traités avec suspicion lorsqu’ils retournent dans leurs communautés.

Lors d’interviews, plusieurs enfants qui avaient été associés à Boko Haram rapportent qu’ils préfèrent garder leur expérience secrète de peur d’être stigmatisés et même par peur de représailles violentes de la part de leur communauté. Certains sont obligés de porter les horreurs qu’ils ont vécues en silence et s’éloignent eux-mêmes de peur d’être rejetés et stigmatisés.

Le rapport souligne également les défis que les autorités locales rencontrent avec les enfants qui ont été arrêtés à des postes de contrôle et qui ont par la suite été emmenés dans des institutions de détention pour interrogations et investigations. En effet, le rapport soulève les problèmes liés aux longues périodes de détention des enfants. En 2016, environ 1 500 enfants étaient en détention dans les 4 pays et 592 enfants attendent toujours d’être libérés.

L’UNICEF appelle les parties prenant part au conflit à s’engager dans les actions suivantes pour la protection des enfants dans la région :

  • Cesser les violations graves perpétrées contre les enfants par Boko Haram, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés pour des attentats-suicides.
  • Faire passer les enfants d’un environnement militaire à un environnement civil le plus rapidement possible. Les enfants ayant été maintenus en détention uniquement sur la base d’allégations ou pour une réelle association à des groupes armés doivent immédiatement être remis aux autorités civiles pour réintégration et soutien. Des protocoles de transfert doivent être mis en place dans chacun des 4 pays pour les enfants trouvés lors des opérations militaires.
  • Assurer le soin et la protection des enfants séparés et non-accompagnés. Tous les enfants affectés par la crise ont besoin de soutien psychologique et d’endroits sûrs pour se remettre le mieux possible.

En 2016, l’UNICEF a soutenu psychologiquement 312 000 enfants au Nigeria, au Tchad, au Cameroun et au Niger, et a réuni plus de 800 enfants avec leurs familles.

L’UNICEF travaille avec les communautés et les familles pour lutter contre la stigmatisation des survivants de violence sexuelle et pour construire un environnement protecteur pour les anciens otages.

Dans une crise qui a déplacé plus de 1.3 million d’enfants, l’UNICEF appuie également les autorités locales en approvisionnement en eau potable et services de santé de base ; rétablit l’accès à l’éducation en créant des espaces temporaires d’apprentissage ; et administre un traitement thérapeutique aux enfants mal nourris.

La réponse à cette crise continue de manquer sévèrement de financements. L’an dernier, l’UNICEF a fait un appel de $154 million pour le Bassin du Lac Tchad mais ne fut financé qu’à 40%.

######

Notes aux rédactions :

Le rapport, les photos et les vidéos sont disponible ici : http://uni.cf/2oVq4RF

À propos de l’UNICEF :

L’UNICEF fait la promotion des droits et du bien-être de chaque enfant, dans toutes ses actions. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour en savoir plus sur le travail d’UNICEF pour les enfants, visitez www.unicef.org

Suivez UNICEF sur Twitter ou Facebook

Pour plus d’informations ou pour des demandes d’entretien, veuillez contacter :

Patrick Rose, UNICEF West and Central Africa, +221 786 380 250 | prose@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, + 1 917-893-0692 | jenglish@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, tél,: +235 66 36 00 42,  mfernandez@unicef.org

A shot to live: Meningitis immunization in Chad

N’DJAMENA, February 27, 2017. Ahmad’s father smiles sadly while he tries to make his little boy stand still so that the nurse can give him a dose of trivalent meningitis vaccine.

“My son is afraid of the needle, but he will realize in a minute that it is nothing,” he says. ”I lost my younger sister two weeks ago. By no means do I want my son to suffer as she did.”

In 2011, a new meningitis outbreak was declared in Chad. In response the introduction of the new vaccine MenAfriVac, managed to dramatically reduce the impact of this terrible disease, saving many children lives.

chad_3_700

With the support of GAVI Alliance, the organization of four immunization phases covering the entire country resulted in the vaccination of 8,686,026 individuals. Since December 2012, there have been no cases of meningitis type A reported nationwide.

Toma Mamout, a community outreach volunteer, speaks to mothers about the importance of the meningitis vaccine. In nearby villages, she talks on vaccinations, basic hygiene and the use of mosquito nets to prevent malaria. “We advise mothers to bring their children to every vaccination drive and to stick to the calendar,” she says.

chad_5_700

Sensitization campaigns were organized at the community level to raise awareness about immunization activities and its importance to the population. As the vaccination campaign continued, social mobilization activities were conducted to inform the population about immunization and the risks of meningitis transmission. Local radio stations, social centres and religious and community leaders have been also engaged in outreach activities.

Radio is also essential to these efforts, reaching far more people than any other media in Chad. “Broadcasts and advertisements get people ready for the vaccination campaigns. Families quickly understand the need to vaccinate their children,” mentions Editor in Chief of the community radio station in Mongo Djimet Khamis Zaouri.

 

chad_4_700

Meningococcal meningitis is an inflammation of the protective membranes covering the central nervous system. While some forms are mild, it is a potentially serious condition owing to the proximity of the inflammation to the brain and spinal cord. Meningitis can lead to brain damage, deafness or death if untreated.

Vaccination is an effective, low-cost public health intervention that significantly reduces infant mortality. Nevertheless, in Chad, the percentage of children fully immunized during their first year of life is estimated at 25%.

UNICEF’s future efforts will focus on surveillance, evaluation and promotion of immunization efforts, continue support for the ongoing preparation of the introduction of Meningitis vaccine in routine immunization in 2017, of thus providing critical continued support to the fight against meningitis

gavi_alliance__logo

Rewriting the future for every child in danger

The support of the Swedish Development Agency is essential to provide humanitarian assistance to children living in conflict zones in Chad.

N’Djamena, February 25, 2017. “We are nomads. We were living outside Malam Fatori in Niger when our camp was attacked. 18 people got killed. The gunshots woke me up, it was early in the morning and people start running away. I took a camel and ran away watching behind. My father told me to start screaming if I saw any danger.”  Tahar Mohamed, 8, is a Chadian returnee from Niger. He recalls the night he fled Boko Haram attack on his nomadic camp.

The first night I slept on a tree, I was too scared. After some days, I was too tired and hungry to walk, especially with these slippers. We could not take any food or items. My mother could only take a cooking pot with her. After three days walking, we arrived in a village and she sold it in exchange of some cooked rice. That’s the only time we had something to eat”.

Tahar Mohamed, 8 is now living in Darnaim Returnee site where he can access safe drinking water and education for the first time in his life. “I want to be a football player. I’m still young and I play very well. I want to play for Chad’s National team. The problem is that there is no football training centre in Chad,” he explains.

Swedish Development Aid Agency has supported UNICF Chad with a 652 000 000 grant (6,000,000 Swedish Krona) that was mainly used for programme support enabling our teams to assist these children and families in need. The funds provided by SIDA where alloca

For Hafsa Haroun, 16, life has not been easy either. She used to live in Baga, Nigeria, before the village was torched by Boko Haram. “I had a normal life. I would go to school the morning and help out at home in the afternoon. The day of the attack, my mother got killed. I did not see it but my brother told me she got shot. My uncle was also injured. He almost lost his left leg. He suffered a lot, but he is strong,” he states, while describing what happened after the attack. “People around him cried a lot, but we were just silent. In my family everyone left separately, we were just trying to save our lives and we could not stay altogether. It took us more than a month to get back together at the camp in Chad”.

Today, Hafsa goes back to school in Daresalam refugee camp in Chad and she has great ambitions for her future. “I want to become a nurse. I’m not afraid of needles or blood. I just need some training, I don’t think it’s that complicated to find work, there will always be sick people to heal,” she says with hope.

In 2016, UNICEF worked tirelessly to provide an integrated and comprehensive response to recurrent and multiple humanitarian crises. UNICEF and its partners delivered humanitarian assistance through local authorities, communities and organizations to provide aid in hard-to-reach areas while also building local capacity to respond to emergencies.

The Swedish Development Aid Agency has supported UNICEF Chad with a US$ 652 000 000 grant (6,000,000 Swedish Krona) for Programme Support under the Humanitarian Action for Children (HAC 2016). This funding enabled our teams to assist these children and families in need in regards to Chad humanitarian response.

swe3fcmyk_eng

For Every Child in need, relief

40 000 children have received treatment for malnutrition in the Sahel belt of Chad thanks to UNICEF UK support

« I did not know what to do when Amir got sick. A neighbour gave me a traditional medicine made of ash and roots, but I called my husband and he told me to go to the health centre directly. I was right to trust the doctors, he’s much better now.” Salma Safia, Amir’s mother, is 17 and lives in the remote village of Andour, in the Sahel Belt of Chad.

“His father left a few months ago. They say there is gold up north so he went there and is working in mines. Since then, life has become difficult for us. When Amir got sick we went to the health centre nearby and they took us straightaway to the hospital with an ambulance. He could not sit, eat or sleep when we arrived here. It’s been only two days, but he’s feeling much better already,  » she says, smiling.

Thanks to the support of the United Kingdom UNICEF National Committee, UNICEF has provided life-saving assistance to affected children and strengthened the capacity of health facilities to deliver quality nutrition services. The provision of Ready to Use Therapeutic Food has also contributed to reduce malnutrition-related mortality and morbidity in children under five years of age.

Refugees in the East have also been reached

For Every Child in Hunger . 40 000 children treated for malnutrition in the Sahel belt of Chad thanks to UNICEF UK support

Zouha Issa, 7, and her sister Amina, 17 months, were born from Sudanese refugees parents living in the Mile Refugee camp in Eastern Chad where 382,500 refugees are still living in harsh conditions. Recently, Zouhas’s sister, Amina, was treated for Severe Acute Malnutrition with Medical complications. She’s now feeling better and Zouha can play with her sister again.

“When Amina got sick, the doctor of the health centre called an ambulance to take us to the hospital. It was the first time I was in a car. Unfortunately, the car got stuck in the water – it was the rainy season. It took us one day to get to the hospital,” Zouha explains.

“After a few days, she started feeling better. They gave her many medicines and milk. She took some weight and she stopped crying all the time. Now we’re back home, we have breakfast together and I can play with her again,” she concludes.

Thanks to the UK National Committee contribution of US$ 135,533.63 and additional resources mobilized, UNICEF Chad has been able to provide the much needed support to the Ministry of Health to scale up the management of severe acute malnutrition. Additionally, this support made it possible to purchase and distribution of over 1,900 cartons of Ready-to-use-therapeutic food which have helped to provide timely and quality treatment to children suffering from SAM.

Over 43,557 children have been treated in the target regions of Ouaddaï, Wadi Fira and Hadjer Lamis in 2016. Furthermore, 31 health professionals were trained on management of SAM while more than 50,000 mothers and caregivers benefited from the community mobilization and sensitization campaigns.

 

In Chad, water means hope

N’Djamena, February 27, 2017. Water is the source of life for all humans and the source of hope for millions of children in Chad. Yet, in this Sahel country, only half of the population has access to safe drinking water.

Fatimé Abderamane, a mother of 3 children, lives in the village Koubou Assikhel, in the district of Yao, Central Chad. This district has one of the lowest rates of access to water and sanitation services. However, despite the challenges, change is possible. In 2016, UNICEF supported various programmes to provide safe drinking water, sanitation facilities and promote hygiene for the survival, growth and development of children.

“Before the construction of water points, we used to walk for three hours to get water from the pastoral well. And we had to wait for hours, the time the farmers end up watering their herd. The quality of this water was not really good and my children got frequently sick and faced frequent diarrhea,” Fatime said. “With those new water points which are close to our home, many of our problems have been solved. Girls can go to school on time and women have more time to care for their children,” she adds.

Marthe lives in Ramadja, a nearby village. The new water point in the village has changed the life of this 16-year-old girl. “Sometimes I tend to compare  the water of the traditional well with the recently installed pump. The difference is striking,” she explains smiling. “Since we started to drink the new water, none of us has been sick at home. It’s a great change in our daily lives,“ she adds.

Chad has one of the lowest rates of access to safe drinking water and sanitation services in the world. While access to safe water and sanitation is improving in urban areas, far too many children in rural areas are at risk of contracting water and sanitation-related diseases.

In 2016, UNICEF and its partners targeted regions in need of greater support and developed various projects to reduce the prevalence of diarrheal diseases by improving access to safe drinking water and improved sanitation, together with awareness raising on hygiene.

Water points have already been constructed across the country and the Community-led Total sanitation (CLTS), which was piloted in hundreds of villages. CLTS shifts the focus from construction of toilets and trying to change the behaviour of individuals to investing in community mobilization to trigger collective action and communal commitment to becoming open defecation free.

Thanks to the generous contributions of its donors, UNICEF and partners have focused on delivering continued programming interventions while building capacity at the local level to reach the most vulnerable population in need of WASH (Water, Sanitation and Hygiene) services. For every child #WaterSanitationHygiene.

 

Malgré des progrès, l’avenir de 180 millions d’enfants est plus sombre que celui de leurs parents – UNICEF

Malgré des progrès, l’avenir de 180 millions d’enfants est plus sombre que celui de leurs parents – UNICEF 

Dans plus de 130 pays, les activités de la Journée mondiale de l’enfance permettront aux enfants d’exprimer leurs inquiétudes et de défendre les enfants laissés pour compte 

NEW YORK, le 20 novembre 2017 – Malgré les progrès réalisés à l’échelle mondiale, un enfant sur 12 dans le monde vit dans un pays où ses perspectives d’avenir sont aujourd’hui plus négatives que celles de ses parents, d’après une analyse réalisée par l’UNICEF à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance.

D’après cette analyse, 180 millions d’enfants vivent dans 37 pays où la probabilité de souffrir de pauvreté extrême, d’être déscolarisés ou de succomber à une mort violente est plus élevée qu’elle ne l’était il y a 20 ans.

« Alors que la génération antérieure a observé des améliorations importantes et sans précédent du niveau de vie des enfants de la planète, il est scandaleux qu’une minorité oubliée d’enfants ait été exclue de ces progrès, sans que cela soit leur faute ou celle de leur famille », déclare Laurence Chandy, Directeur des données, de la recherche et des politiques de l’UNICEF.

L’UNICEF célèbre la Journée mondiale de l’enfance, qui marque l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, en organisant des « prises de commandes » par des enfants, des événements de premier plan et d’autres activités de mobilisation des enfants dans plus de 130 pays, pour leur donner les moyens de contribuer à sauver la vie d’autres enfants, à défendre leurs droits et à réaliser leur potentiel.

« Tous les parents, partout dans le monde, espèrent donner à leurs enfants de meilleures perspectives d’avenir que celles qu’ils ont eux-mêmes eues dans leur enfance. En cette Journée mondiale de l’enfance, nous devons recenser combien d’enfants voient au contraire leurs possibilités se restreindre et leurs perspectives d’avenir se rétrécir », ajoute L. Chandy.

D’après l’analyse de l’UNICEF, qui évalue les chances des enfants de sortir de l’extrême pauvreté, de suivre un enseignement de base et d’éviter une mort violente :

  • La proportion de personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour a augmenté dans 14 pays, dont le Bénin, le Cameroun, Madagascar, la Zambie et le Zimbabwe. Cette hausse s’explique principalement par l’agitation sociale, les conflits ou une mauvaise gouvernance.
  • Le taux de scolarisation dans le primaire a reculé dans 21 pays, dont la Syrie et la Tanzanie, du fait de facteurs tels que les crises financières, une croissance démographique rapide et les effets des conflits.
  • Le nombre de morts violentes d’enfants et de jeunes de moins de 19 ans a augmenté dans sept pays – l’Iraq, la Libye, la République centrafricaine, le Soudan du sud, la Syrie, l’Ukraine et le Yémen – qui sont tous en proie à de graves conflits.
  • Dans quatre pays – la République centrafricaine, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen – des reculs ont été constatés pour plus d’un des trois indicateurs, et pour les trois au Soudan du Sud.

« À une époque où des changements technologiques rapides se traduisent par une très forte amélioration du niveau de vie, il est particulièrement cruel que des centaines de millions d’enfants voient leur niveau de vie régresser, ce qui crée un sentiment d’injustice parmi eux et d’échec parmi ceux qui s’occupent d’eux », explique L. Chandy. « Rien d’étonnant alors à ce qu’ils se sentent oubliés et que leur avenir leur semble incertain. »

D’après une autre enquête de l’UNICEF également publiée aujourd’hui, réalisée auprès d’enfants de 9 à 18 ans dans 14 pays, les enfants se préoccupent beaucoup des problèmes mondiaux qui les concernent directement, eux et leur génération, par exemple, la violence, le terrorisme, les conflits, les changements climatiques, le traitement injuste des réfugiés et des migrants et la pauvreté.

Voici les principaux résultats de l’enquête :

  • Dans les 14 pays, la moitié des enfants dit se sentir exclue des décisions prises concernant les enfants de par le monde.
  • Les enfants en Afrique du Sud et au Royaume-Uni se sentent le plus exclus, 73 % et 71 % d’entre eux, respectivement, estimant qu’ils ne sont pas du tout entendus ou que leurs opinions ne comptent pas de toute façon.
  • Les enfants en Inde se sentent le plus pris en compte, 52 % d’entre eux estimant que leur voix est entendue et peut aider le pays et que leurs opinions peuvent influer sur l’avenir de leur pays.
  • Les enfants des 14 pays considèrent que le terrorisme, la mauvaise qualité de l’enseignement et la pauvreté sont les grands problèmes auxquels ils voudraient que les dirigeants du monde remédient.
  • Dans les 14 pays, la violence envers les enfants constitue le premier motif de préoccupation, qui inquiète beaucoup 67 % d’entre eux. Les enfants au Brésil, au Nigéria et au Mexique sont les plus préoccupés par ce problème, qui inquiète beaucoup 82 %, 77 % et 74 % d’entre eux, respectivement. Les enfants au Japon sont ceux qui sont le moins préoccupés en général, moins du quart des enfants interrogés (23 %) déclarant s’inquiéter beaucoup.
  • Dans les 14 pays, les enfants sont autant préoccupés par le terrorisme que par la mauvaise qualité de l’enseignement, 65 % de tous les enfants interrogés déclarant s’inquiéter beaucoup de ces problèmes. C’est en Turquie et en Égypte que les enfants craignent le plus d’être personnellement touchés par le terrorisme (81 % et 75 %, respectivement). En revanche, les enfants aux Pays-Bas sont ceux qui ont le moins peur que le terrorisme les touche directement (30 %). Les enfants au Brésil et au Nigéria sont les plus préoccupés par la mauvaise qualité de l’enseignement et le manque d’accès, plus de 80 % d’entre eux s’inquiétant des effets de ces problèmes sur les enfants du monde.
  • Dans les 14 pays, environ 4 enfants sur 10 s’inquiètent beaucoup du traitement injuste des enfants réfugiés et migrants dans le monde. Ce sont les enfants au Mexique, au Brésil et en Turquie qui se préoccupent le plus de ce problème, trois enfants mexicains sur cinq et plus de la moitié des enfants brésiliens et turcs exprimant leur peur à ce sujet. Environ 55 % des enfants mexicains craignent que ce problème les concerne directement.
  • Près de la moitié des enfants (45 %) des 14 pays ne font pas confiance aux adultes et aux dirigeants lorsqu’il s’agit de prendre de bonnes décisions en faveur des enfants. Le Brésil a la proportion d’enfants qui ne font pas confiance aux dirigeants la plus élevée (81 %). Vient ensuite l’Afrique du Sud (69 %). C’est en Inde que les enfants ont le plus confiance en leurs dirigeants, seuls 30 % d’entre eux n’ayant pas confiance.
  • Barack Obama, Cristiano Ronaldo, Justin Bieber et Taylor Swift sont les personnalités que les enfants aimeraient le plus inviter à leur fête d’anniversaire, l’ancien président des États-Unis se classant dans les cinq premières places dans 9 des 14 pays. Regarder la télévision est le loisir préféré des enfants dans 7 des 14 pays.

La Journée mondiale de l’enfance est un jour « pour les enfants et par les enfants », au cours duquel des enfants du monde entier occuperont des rôles de premier plan dans les médias, la vie politique, les entreprises, le sport et le monde du spectacle pour exprimer leur avis sur les priorités que les dirigeants de la communauté internationale devraient fixer et témoigner leur appui aux millions de leurs semblables dont l’avenir est plus sombre.

« La Journée mondiale de l’enfance, c’est l’occasion de nous écouter et de nous donner notre mot à dire sur notre avenir. Notre message est clair : nous devons nous exprimer nous-mêmes et le monde doit nous écouter », résume Jaden Michael, militant de 14 ans et défenseur de la cause des enfants à l’UNICEF.

#####

 Notes aux rédactions 

Les 37 pays dans lesquels la situation des enfants régresse dans au moins un domaine essentiel sont les suivants : Bénin, Bolivie, Cameroun, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Érythrée, Guatemala, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Guyana, Îles Marshall, Îles Salomon, Iraq, Jordanie, Kiribati, Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Mali, Micronésie, Palaos, Paraguay, République arabe syrienne, République centrafricaine, République de Moldova, République-Unie de Tanzanie, Roumanie, Saint-Kitts-et-Nevis, Soudan du Sud, Tonga, Ukraine, Vanuatu, Yémen, Zambie et Zimbabwe. Pour plus de détails, cliquez ici.

Pour l’enquête, l’UNICEF s’est associé à Kantar et Lightspeed pour interroger plus de 11 000 enfants de 9 à 18 ans dans 14 pays sur leurs préoccupations et leurs attitudes face à des problèmes mondiaux tels que le harcèlement, les conflits ou les guerres, la pauvreté, le terrorisme et la violence envers les enfants. Les 14 pays étaient les suivants : Afrique du Sud, Brésil, Égypte, États-Unis, Inde, Japon, Kenya, Malaisie, Mexique, Nigéria, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni et Turquie.

À propos de la Journée mondiale de l’enfance

Pour en savoir plus sur la Journée mondiale de l’enfance : https://www.unicef.org/world-childrens-day/ 

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail en faveur des enfants, veuillez consulter le site www.unicef.org/fr

Suivez l’UNICEF sur Twitter et Facebook 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Georgina Thompson, UNICEF New York, Tél. : +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org

++++++

claration des enfants du tchad 

 

Aujourd’hui, nous, enfants du Tchad, prenons le pouvoir !

Aujourd’hui, c’est la Journée Mondiale de l’Enfance – c’est notre journée !

 N’Djamena, le 20 novembre – Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant. Pour fêter cela, nous avons travaillé ces dernières semaines avec l’UNICEF, le Ministère de la Femme, de la Protection de la Petite enfance et de la Solidarité Nationale et d’autres partenaires à l’élaboration et la mise en œuvre de différentes activités.

Nous sommes les filles et les garçons du Tchad, les orphelins, les enfants de la rue, les enfants parlementaires, les enfants en situation de handicap, les élèves des écoles publiques et privées, les enfants retournés et refugiés, les Juniors Reporters Clubs.

Ce matin, nous serons à l’Assemblée Nationale (Palais de la DÉMOCRATIE) en présence de  plusieurs représentants du gouvernement, pour vous faire part de nos préoccupations et discuter ensemble des solutions à apporter :

Certains de nos amis ne vont pas à l’école parce que leurs parents n’ont pas les moyens de les y envoyer et ce n’est pas normal ! Ceux qui vont à l’école prennent du retard à cause des grèves des enseignants, les conditions d’hygiène sont difficiles, et il y a trop d’élèves par classe. Nous voulons que l’école soit gratuite, plus proche de nos habitations et que les enseignants soient payés de façon a ce qu’il n’y ait plus de grèves.

Lorsque nous sommes malades, nos parents n’ont pas assez de moyens pour nous envoyer nous faire soigner dans des hôpitaux. En plus, il est très difficile d’obtenir des informations sur notre santé et nos amis, petits frères et petites sœurs  meurent de maladies qui sont évitables. Nous voulons qu’on augmente le nombre des centres de santé et que les étudiants en médecine aient des bourses pour se spécialiser en pédiatrie afin de pouvoir bien soigner tous les enfants tchadiens.

Nous avons tous des copains et des copines qui se sont mariés très tôt, mais ils sont encore des enfants ! Nous voulons que la loi interdisant le mariage des enfants soit appliquée, et qu’il ne soit autorisé qu’à partir de 18 ans. Nous aimerions que plus d’activités telles que du théâtre ou des films soient créées pour sensibiliser la population aux dangers du mariage des enfants. Des centres de formation doivent aussi être créés pour la réinsertion des victimes de ces mariages. Nous voulons aussi que justice soit faite pour les victimes du mariage d’enfants.

Après la session à l’Assemblée Nationale, une exposition se tient ce soir à l’Institut Français du Tchad, qui montrera des photos et des projets faits par des enfants pour les enfants, parlant de nos problèmes quotidiens et du futur que nous voulons.

Les enfants du Tchad s’expriment, écoutez-nous ! N’attendons pas demain pour changer les choses. Changeons-les aujourd’hui, pour un futur meilleur.

Note aux rédactions :

Pour savoir comment participer, où télécharger un dossier pour les écoles ou s’inscrire pour participer à Move the World : http://www.worldchildrensday.org/

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail en faveur des enfants, veuillez consulter le site www.unicef.org/fr

Suivez l’UNICEF sur Twitter et Facebook

 Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Maria Fernandez I Chief de la Communication I UNICEF Chad

+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org I http://www.unicef.org/chad