3 jeunes sur 10 sont analphabètes dans les pays touchés par des conflits ou catastrophes – UNICEF

Avant la Conférence d’annonces de contribution du Partenariat mondial pour l’éducation à Dakar, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance annonce avoir besoin cette année d’environ un milliard de dollars pour ses programmes d’éducation 

N’DJAMENA, le 31 janvier 2018 – Parmi les jeunes de 15 à 24 ans vivant dans les pays touchés par des conflits ou des catastrophes naturelles, près de trois enfants sur 10 – soit 59 millions – sont analphabètes, ce qui est trois fois supérieur au taux mondial, annonce aujourd’hui l’UNICEF.

 

Le Niger, le Tchad, le Soudan du Sud et la République centrafricaine – pays qui connaissent tous une instabilité de longue date et une pauvreté importante – ont les taux d’analphabétisme parmi les jeunes les plus élevés : respectivement 76 %, 69 %, 68 % et 64 % des 15 à 24 ans ne savent pas écrire ou lire.

« Ces chiffres nous rappellent cruellement les effets tragiques de ces crises sur l’éducation des enfants, leur avenir et la stabilité et la croissance de leur économie et de leur société », déclare la Directrice générale de l’UNICEF, Henrietta H. Fore. « Un enfant non scolarisé qui devient un jeune analphabète dans un pays déchiré par un conflit ou détruit par des catastrophes risque de ne pas avoir beaucoup de perspectives d’avenir. »

Cette nouvelle analyse – qui se fonde sur les taux d’alphabétisme de l’UNESCO dans les 27 pays en situation d’urgence mentionnés dans l’appel en faveur de l’action humanitaire pour les enfants lancé par l’UNICEF pour 2018 ­– est publiée juste avant la Conférence d’annonces de contribution du Partenariat mondial pour l’éducation qui se tiendra cette semaine à Dakar, au Sénégal.

Il ressort également de cette analyse que les filles et les jeunes femmes sont les plus désavantagées en matière de lecture et d’écriture, 33 % de celles qui vivent dans les pays en situation d’urgence – contre 24 % des garçons – n’ayant acquis aucune base dans ce domaine.

Pourtant, bien qu’elle contribue à égaliser les chances des enfants et des jeunes les plus vulnérables, l’éducation demeure très insuffisamment financée. À l’heure actuelle, seuls 3,6 % du financement de l’aide humanitaire servent à dispenser un enseignement aux enfants vivant en situation d’urgence, ce qui en fait l’un des secteurs les moins financés par les appels humanitaires.

Globalement, l’UNICEF estime qu’il consacrera environ un milliard de dollars par an aux programmes d’éducation au cours des quatre années à venir. Hier, il a lancé un appel humanitaire de 900 millions de dollars en faveur de l’éducation dans les pays touchés par des conflits et des catastrophes naturelles.

Dans des pays du monde entier, l’UNICEF s’emploie à faire en sorte que les enfants puissent aller à l’école et apprendre, notamment en fournissant des possibilités d’éducation accélérée et d’apprentissage non formel, en formant des enseignants, en remettant en état des écoles et en distribuant mobilier et fournitures scolaires.

En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, où se trouvent les pays en situation d’urgence qui ont le taux d’analphabétisme le plus élevé parmi les jeunes (39 %) et où se tiendra la troisième conférence d’annonces de contribution, l’UNICEF coopère avec un ensemble de partenaires pour aider les enfants à apprendre malgré les conflits et l’insécurité ambiante. Un partenariat avec les Gouvernements du Cameroun et du Niger contribue par exemple à renforcer un programme éducatif novateur diffusé à la radio, qui constitue un moyen d’apprentissage alternatif pour les enfants et les jeunes vivant en situation de crise. Plus de 144 épisodes sur l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul sont diffusés à la radio en français, en fulfulde, en haoussa et en kanouri. Ce programme sera bientôt étendu au Burkina Faso, à la République centrafricaine, la Guinée et la Guinée-Bissau.

L’UNICEF demande instamment aux gouvernements et autres partenaires de prendre les mesures nécessaires pour remédier à la crise éducative qui touche les enfants et les jeunes vivant en situation d’urgence :

  • En assurant l’accès des jeunes enfants à des programmes d’éducation préscolaire de qualité qui favorisent leur développement et les préparent à poursuivre leur apprentissage tout au long de leur enfance ;
  • En donnant aux jeunes analphabètes la possibilité d’apprendre à lire et à écrire et de poursuivre leur éducation par des programmes d’enseignement alternatif ou accéléré spécialement conçus à cet effet ;
  • En investissant davantage dans l’éducation, en particulier pour les enfants et les jeunes les plus défavorisés.

« L’avenir d’un enfant peut dépendre de l’éducation », déclare H. Fore. « Pour que tous les enfants bénéficient pleinement des bienfaits de l’apprentissage, il est essentiel qu’ils disposent d’un enseignement de la meilleure qualité possible, le plus tôt possible. »

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Notes aux rédactions 

L’UNICEF s’est fondé sur les données de 2018 de l’Institut de statistique de l’UNESCO pour calculer les taux d’analphabétisme parmi les jeunes de 15 à 24 ans dans 27 pays pour lesquels des données existent, sur les 32 pays en situation d’urgence en faveur desquels l’UNICEF a lancé un appel humanitaire.

À propos du financement du Partenariat mondial pour l’éducation pour 2020 

Le troisième cycle de financement du Partenariat mondial pour l’éducation pour 2018-2020 vise à obtenir d’importants engagements financiers en faveur de l’éducation de la part des pays partenaires, des donateurs existants et de nouveaux donateurs, afin que tous les enfants puissent aller à l’école et apprendre. L’accent sera mis sur l’éducation des enfants en situation d’urgence, l’éducation pour tous et l’apprentissage préscolaire. Pour en savoir plus, cliquez ici.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous.

Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action en faveur des enfants : www.unicef.org/fr

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Cindy Thai Thien Nghia I Communication I cthaithiennghia@unicef.org

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L’UNICEF a besoin de 54 millions de dollars pour venir en aide aux enfants du Tchad

 2.5 millions d’enfants en situation d’urgence humanitaire ont besoin d’assistance au Tchad[1]

NEW YORK/N’DJAMENA, le 30 janvier 2018 – En 2018, 4,4 millions de personnes auront besoin d’une assistance urgente en réponse aux multiples crises que connaît le Tchad. Face à ces défis, l’UNICEF a besoin de 54 millions de dollars pour répondre aux besoins des enfants du Tchad.

« Sans ce financement, l’UNICEF ne sera pas en mesure d’appuyer la réponse nationale à la crise alimentaire continue du pays, ainsi que des services de base essentiels tels que la protection de l’enfance, l’éducation, la santé et l’accès à l’eau et à l’assainissement » a déclaré Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad.

Cet appel s’insère dans les 3,6 milliards de dollars demandés aujourd’hui par l’UNICEF au niveau global à l’occasion de la publication de son « Action Humanitaire pour les enfants 2018 ». Des fonds qui visent à garantir une aide humanitaire vitale à 48 millions d’enfants vivant dans 51 pays touchés par des conflits, des catastrophes naturelles et d’autres situations d’urgence en 2018.

Au Tchad, l’insécurité alimentaire, les épidémies et l’afflux de populations réfugiées, déplacées internes et rapatriées, a créé une crise humanitaire sans précèdent. En 2018, 51,5% des fonds demandés viendront plus particulièrement appuyer les interventions visant à remédier à la détérioration de la crise nutritionnelle, et répondre notamment aux besoins en soins et en eau et assainissement pour les enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère.

« L’UNICEF continuera à appliquer sa stratégie multisectorielle de réponse aux besoins humanitaires et soutenir les actions menées par les communautés elles-mêmes pour appuyer la défense et la protection des droits et du bien-être des enfants », a indiqué Philippe Barragne-Bigot. « Il est aussi primordial que nous continuions à associer programmes humanitaires et de développement lorsque cela est possible. »

En 2018, l’UNICEF et ses partenaires prévoient d’atteindre les objectifs humanitaire suivants au Tchad :

  • Garantir le traitement de 169 200 enfants âgés de 6 à 59 mois souffrant de malnutrition aiguë sévère (MAS) ;
  • Garantir à 182 500 personnes affectées par la crise l’accès à une eau potable ;
  • Vacciner 147 000 enfants de 0 à 14 ans contre la rougeole ;
  • Apporter un appui psychosocial à 30 250 enfants et prendre en charge 1 040 enfants non accompagnés et séparés pour garantir leur protection

Durant les dix premiers mois de 2017, grâce au soutien de l’UNICEF Tchad et ses partenaires :

  • 166 000 enfants de moins de 5 ans ont été traité contre la malnutrition aigüe sévère ;
  • 42 000 enfants ont été vaccinés contre la rougeole ;
  • 114 000 personnes ont eu accès amélioré à l’eau potable ;
  • 22 000 enfants réfugiés, déplacés internes et retournés ont reçu une éducation de qualité et 86 400 enfants par des enseignants formés en soutien psychosocial

Note aux rédactions :

L’appel lancé au titre du rapport sur l’action humanitaire en faveur des enfants 2018 est disponible ici : https://www.unicef.org/HAC2018.

L’appel lancé pour l’UNICEF Tchad est disponible ici: https://www.unicef.org/appeals/chad.html#1

Les vidéos et les photos sont disponibles au téléchargement ici : https://weshare.unicef.org/Package/2AMZIFIRIT3P

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[1] https://www.unicef.org/appeals/chad.html#1

Tournoi de football féminin à N’Djamena: place aux filles!

Le premier tournoi de football exclusivement féminin est organisé à N’Djamena du 20 janvier au 3 février par l’UNICEF, en partenariat avec le Réseau des Maisons de Quartier et Jeunes et l’Union des Entraineurs et Educateurs de Football du Tchad.

 N’DJAMENA, 19 février 2018 –  Le Réseau des Maisons de Quartiers et Jeunes, l’Union des Entraineurs et Educateurs de Football du Tchad (UEFT) et l’UNICEF lancent demain samedi 20 janvier, le premier tournoi de football féminin organisé au Tchad depuis deux ans.

Le football est au Tchad, comme dans le reste de l’Afrique, un des sports les plus populaires, avec un engouement toujours renouvelé chez les hommes, et de plus en plus croissant chez les femmes. Pourtant, en dépit de l’augmentation du nombre d’équipes féminines depuis le début des années 90 (Abeilles FC, Farah FC, Espoir FC, Oxygène FC), le football féminin reste marginalisé et aucune compétition n’a été organisée au cours des dernières années.

Cet évènement sportif ludique et récréatif se veut ainsi un catalyseur de l’inclusion des filles dans la communauté en visant non seulement à promouvoir le droit et la participation des filles dans la communauté à tous les niveaux, mais aussi à sensibiliser la communauté sur les différentes problématiques et discriminations auxquels font face les jeunes filles au Tchad.

« C’est beaucoup plus qu’un simple tournoi de football », explique M. Philippe Barragne-Bigot, représentant de l’UNICEF Tchad. « Cette initiative est une vraie plateforme de promotion de la participation et de l’engagement des filles dans leur communauté. »

En effet, le sport joue un rôle important lorsqu’il s’agit d’enseigner des aptitudes et des valeurs essentielles (discipline, confiance en soi, tolérance, coopération et respect) et soutenir d’autre part l’implication des filles dans la vie communautaire en offrant de nouvelles possibilités d’interaction sociale à l’extérieur du foyer familial et des réseaux familiaux : en pratiquant le football, elles jouissent de leur propre espace, physique et émotionnel.

Le premier match aura lieu le 20 janvier 2018 et la finale se tiendra le 3 février au stade Paris Congo.

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 Note aux journalistes

A propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail: http://www.unicef.org/french

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A woman’s voice against cholera

In Chad, women are discrete except when it comes to raising awareness.

Ababa Abakhar is a well-known preacher in the community of Am-Timan, in the East of Chad. She decided to use her notoriety to raise awareness on the cholera outbreak and good hygiene practices to stop the propagation of this disease.

In the confine of her house, Ababa talked intensely of her commitment in fighting cholera. “I want to tell my sisters to take their courage with both hands and start cleaning their house and the street in front of their house so that we can leave free from diseases like cholera.

Ababa Abakhar, 45, is a highly-regarded figure in Am-Timan. Teaching women Koran, she is followed by more than 400 women who attend her sermons each Sunday. “Am-Timan is my home, and people know me” she reminds us naturally.

When the outbreak was declared, Ababa was already in great position to take part in the efforts to combat the spread of cholera. A position she endorsed quite early at the onset of the outbreak.

I went to see and visit the women who were sick in both the Cholera Treatment Unit (CTU) and their home. It helped me realize the urgency of the situation and I decided to include this issue in my sermons to women.”

With the trust of women in her community, Ababa supported health workers to pass the right messages to families, and more particularly change at-risk attitudes and behaviors which at first could appear to clash with ancient traditions.

It was hard for families to understand that they could not get the body back right away, like we are supposed to in our religion” explains Ababa. “I talked to the families to help them understand the risks of contamination. After talking to them, they understood that the body needed to be treated first and then it would be given back for burial without any risk of contamination.”

But for Ababa the main challenge lies in a much deeper issue, the one of hygiene. “You don’t need to wear glasses to see the hygiene issue in Am-Timan. Cholera is also due to this lack of hygiene. I really want to use my notoriety to make women change their ways so that this disease never comes back to Am-Timan again. The only solution is for the community to realize the situation so that they can act on it.”

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In getting communities mobilized and effectively improving hygiene behaviors, women are key. “The health of a child depends on his mother” explains Djiwerie Oussmane, president of ANNASSOUR, a women organization working in the district of Am-Timan. “If she understands how to prevent cholera she can have the tools necessary to assure the well-being of her child. Mothers are the core of a family.

Ababa was one of the 100 women trained by UNICEF’s partner ANNASSOUR to raise awareness of women in the community on children’s rights, and in relation to the seriousness of the cholera outbreak.

In our tradition, woman like Abbaba are very respected by our community because of their religious education and knowledge” continues Djiwerie. “When they speak out, everybody listen. If we want to get our message across we need to go through these canals.

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The support of Annasour helped Ababa to go beyond her sermons, and record a prevention message at the community radio “Darbadja”, explaining cholera transmission and prevention.

I want women to be aware that cholera is caused by bad hygiene practices and that we can easily avoid it if we take some measures like washing our hands with soap, sweeping our house, sanitizing the space where we sleep and treating the water before drinking it.

In the hand of a well-known women as Ababa, radio became an even more powerful mean to reach out to those other women in more remote and rural places who do not always have access to water points that can be found in the city.

Using the radio is a good way to reach women, especially the ones who are leaving the city to work in the fields. They need to treat the water they get from the pond or the river. It is important for those women to bring water purifier packets with them.”

Ababa’s commitment towards the well-being of her community is inspirational and shows the significance of religious leaders’ mobilization in the interest of reaching everyone, especially every woman.

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Since the beginning of the epidemic in the Sila and Salamat region, on August 14th 2017, more than 1,200 cases have been identified and 71 death registered. Thanks to the Humanitarian Aid and Civil Protection department of the European Commission (ECHO) and SIDA (Swedish International Development Agency), UNICEF has supported community radios, religious leaders and women organization to raise awareness on cholera contamination and prevention, and prevent further escalation of the epidemic.

 

De nouveaux financements pour un approvisionnement durable et rapide des vaccins pour les enfants – UNICEF

L’initiative pour l’indépendance vaccinale des pays reçoit une nouvelle contribution financière de la Fondation Bill et Melinda Gates.

COPENHAGUE, 13 décembre 2017 – Les financements disponibles pour l’Initiative pour l’indépendance vaccinale (IIV), un mécanisme destiné à aider les pays à sécuriser leur approvisionnement en vaccins vitaux pour les enfants, ont plus que doublé en 2017, passant de 15 à 35 millions de dollars américains, a affirmé l’UNICEF aujourd’hui.

Cette augmentation a notamment été rendue possible grâce à une garantie financière de 15 millions de dollars offerte par la Fondation Bill et Melinda Gates, qui vient s’ajouter au capital de départ auquel contribuent également Gavi, l’Alliance du vaccin, et le Fonds des États-Unis pour l’UNICEF.

L’initiative pour l’indépendance vaccinale est un outil qui permet de minimiser les ruptures de stock de vaccins et d’assurer que davantage d’enfants reçoivent les vaccins à temps. Depuis 2016, elle a permis de fournir 91 millions de doses dans 23 pays, plus rapidement que cela n’aurait été autrement possible.

“Les mécanismes de financement tels que l’Initiative d’appui à l’indépendance vaccinale sont des outils essentiels pour améliorer et garantir financièrement l’approvisionnement en vaccins, et ainsi s’assurer qu’ils atteignent les enfants quand ils en ont le plus besoin », a expliqué Shanelle Hall, Directrice adjointe de l’UNICEF pour les résultats programmatiques. « Il est important de poursuivre notre appui aux pays, en collaboration avec nos partenaires et les donateurs, en tenant compte des efforts financiers qu’ils accomplissent, des inégalités constatées dans les pays à revenu intermédiaire et de l’agenda plus large des Objectifs du développement durable. »

Plus de 60 pays à faible revenu bénéficient actuellement de l’appui de Gavi pour l’achat de vaccins vitaux pour les enfants. Alors que leurs économies se développent et que ces pays s’émancipent du soutien de l’Alliance du vaccin, l’Initiative d’appui à l’indépendance vaccinale leur permet néanmoins d’avoir accès à des financements provisoires de court terme, en attendant de pouvoir mobiliser les budgets nationaux. En outre, les pays sont accompagnés dans le processus de planification et de budgétisation d’achat de ces intrants essentiels pour leurs populations.

« Nous savons, grâce au dialogue que nous avons avec les dirigeants du monde entier, que les pays qui s’émancipent du soutien de Gavi peuvent faire face à des contraintes budgétaires et techniques significatives lorsqu’il s’agit de sécuriser leur approvisionnement en vaccins », a dit le docteur Orin Levine, directeur de la distribution des vaccins pour la Fondation Bill et Melinda Gates. « La Fondation, ainsi que les autres partenaires de l’Alliance pour le vaccin, se sont engagés à aider ces pays à surmonter les défis qu’ils rencontrent. L’Initiative d’appui à l’indépendance vaccinale est un outil qui nous permet de nous assurer que les enfants, où qu’ils soient, sont protégés contre les maladies que les vaccins peuvent prévenir. »

Les vaccins constituent l’une des interventions sanitaires les plus efficaces de l’histoire. Ils ont permis de réduire de plus de la moitié le nombre de décès d’enfants depuis 1990. Pour chaque dollar dépensé pour les vaccinations infantiles, les pays reçoivent 44 dollars d’avantages économiques et sociaux. La couverture vaccinale mondiale pour l’ensemble de vaccins de base s’élevait à 86% en 2016, la plus élevée jamais enregistrée. Il reste néanmoins beaucoup à faire pour assurer la pérennité des systèmes nationaux de vaccination et des financements, et rendre disponibles les intrants essentiels pour les enfants.

« Des outils comme l’Initiative pour l’indépendance vaccinale deviennent de plus en plus importants car les pays en développement investissent de plus en plus leurs propres ressources dans leurs programmes vaccinaux, dans ce cas en créant un approvisionnement en vaccins stable et prévisible », a déclaré le Dr Seth Berkley. PDG de Gavi. « Ce nouvel investissement donnera donc un coup de pouce bienvenu aux pays qui s’acheminent vers l’autosuffisance, en faisant en  sorte que les enfants ne soient pas privés des vaccins qui leur sauvent la vie. »

Les contributions récentes à l’Initiative pour l’indépendance vaccinale sont essentielles pour aider les pays qui augmentent leurs budgets nationaux pour acheter des vaccins, tels que le Tchad et le Kenya. En outre, son expansion a permis à de nouveaux pays tels que l’Ouzbékistan, la Côte d’Ivoire et, plus récemment, le Tadjikistan, d’adhérer au mécanisme. De plus en plus de pays discutent activement leur participation à l’initiative. Ces efforts contribuent à fournir durablement des intrants pour la vaccination d’un nombre croissant de nouveau-nés dans ces pays.

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Note aux journalistes
L’Initiative pour l’indépendance des vaccins

Lancée en 1991, l’Initiative pour l’indépendance des vaccins est un mécanisme financier qui permet aux gouvernements de gérer les déficits budgétaires temporaires et de faciliter l’approvisionnement en temps opportun des intrants essentiels. Elle offre des conditions de crédit flexibles aux pays, ce qui leur permet de payer une fois les intrants livrés, de réduire les ruptures de stock et d’assurer une fourniture systématique et durable des biens. En 2015, afin de répondre à l’utilisation croissante des budgets nationaux pour financer les intrants, le Conseil d’administration de l’UNICEF a approuvé l’élargissement du capital de base de 10 à 100 millions de dollars, sous réserve des contributions des donateurs, et autorisé l’élargissement de son champ d’application au-delà des intrants nécessaires pour la vaccination. Depuis lors, l’UNICEF a intensifié ses efforts de mobilisation de ressources afin d’encourager les contributions des donateurs gouvernementaux et du secteur privé au capital de base de l’initiative. A la fin de 2017, celle-ci a été financée à hauteur de 35 millions de dollars grâce au soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, de Gavi et du Fonds des États-Unis pour l’UNICEF.

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L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail: www.unicef.org/french

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Anne Boher, UNICEF Supply Division, Copenhague, +45 4533-5573; +45 30 787-649, aboher@unicef.org

Sabrina Sidhu, UNICEF New York, +1917 476 1537, ssidhu@unicef.org

UNICEF : Mieux protéger les enfants dans un monde numérique tout en améliorant l’accès à Internet des plus défavorisés

Un rapport phare met en lumière les fractures numériques et se penche sur les débats actuels autour des incidences d’Internet et des réseaux sociaux sur la sécurité et le bien-être des enfants

Téléchargez des photos, vidéos et un exemplaire du rapport : http://uni.cf/2j2GvHC

NEW YORK, le 11 décembre 2017 – Bien que les enfants soient très présents sur Internet – un internaute sur trois dans le monde est un enfant – les mesures prises pour les protéger des périls du monde numérique et accroître leur accès à un contenu en ligne sûr sont bien trop rares, affirme l’UNICEF dans son rapport annuel phare publié ce jour.

Le rapport de l’UNICEF La situation des enfants dans le monde 2017 : Les enfants dans un monde numérique analyse pour la première fois de manière exhaustive la manière dont la technologie numérique affecte la vie des enfants et les possibilités qui s’offrent à eux, identifiant à la fois les dangers et les opportunités. Il souligne que les gouvernements et le secteur privé ne se sont pas adaptés au rythme des changements, exposant ainsi les enfants à de nouveaux risques et dangers et laissant de côté des millions d’enfants parmi les plus défavorisés.

« Qu’elle soit utilisée à bon ou à mauvais escient, la technologie numérique fait désormais partie intégrante de nos vies, et ce, de manière irréversible », confie Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. « Dans un monde numérique, notre double défi est d’atténuer les effets nocifs et d’optimiser les avantages d’Internet pour chaque enfant. »

Le rapport explore les avantages que peut offrir la technologie numérique aux enfants les plus défavorisés, et plus particulièrement à ceux qui grandissent dans la pauvreté ou sont touchés par des crises humanitaires : meilleur accès à l’information, développement de compétences utiles dans un environnement de travail numérique et offre d’une plateforme leur permettant d’échanger en ligne et de faire connaître leurs points de vue.

Le rapport montre néanmoins que des millions d’enfants sont laissés pour compte. Dans le monde, environ un tiers des jeunes – soit 346 millions de personnes – ne sont pas connectés, ce qui accentue les inégalités et réduit la capacité des enfants à prendre part à une économie de plus en plus numérique.

Le rapport souligne, par ailleurs, qu’Internet accroît la vulnérabilité des enfants aux risques et dangers : utilisation de leurs informations personnelles à mauvais escient, accès à des contenus nuisibles et intimidation en ligne, notamment. Car, comme l’indique le rapport, avec l’omniprésence des dispositifs mobiles, l’accès à Internet de nombreux enfants est moins surveillé et potentiellement plus dangereux.

Sans compter que des réseaux numériques comme l’Internet clandestin et les cryptomonnaies favorisent les pires formes d’exploitation et de maltraitance, y compris la diffusion en ligne de contenus pédopornographiques « sur commande » et la traite.

Le rapport offre des analyses et des données récentes sur l’utilisation d’Internet par les enfants et l’effet de la technologie numérique sur le bien-être des enfants, s’intéressant à des débats croissants sur « l’addiction » au numérique et les possibles effets du temps passé devant un écran sur le développement cérébral.

Autres points mis en avant dans le rapport :

  • Les jeunes constituent la tranche d’âge la plus connectée. À l’échelle mondiale, 71 % d’entre eux utilisent Internet contre 48 % pour la population totale.
  • Les jeunes Africains sont les moins connectés. Environ trois jeunes sur cinq n’utilisent pas Internet, contre seulement un sur 25 en Europe.
  • Dans un monde où 56 % des sites Internet sont en anglais, beaucoup d’enfants ne peuvent pas accéder à des contenus qu’ils comprennent ou qui sont en rapport avec leur culture.
  • Cinq pays hébergent à eux seuls plus de 9 sites pédopornographiques sur 10 confirmés à l’échelle mondiale : le Canada, les États-Unis, la France, la Fédération de Russie, et les Pays-Bas.

Selon le rapport, seule une action collective de la part des gouvernements, du secteur privé, des organisations de défense des enfants, du milieu universitaire, des familles et des enfants eux-mêmes peut aplanir les disparités d’accès à Internet et rendre l’espace numérique plus accessible et plus sûr.

Parmi les recommandations pratiques qui peuvent contribuer à l’élaboration de politiques plus efficaces et à la mise en place de pratiques commerciales plus responsables bénéficiant aux enfants figurent les suivantes :

  • Offrir à tous les enfants un accès abordable à des ressources en ligne de qualité.
  • Protéger les enfants des dangers d’Internet – y compris la maltraitance, l’exploitation, la traite, l’intimidation et l’exposition à des contenus inappropriés.
  • Protéger la vie privée et l’identité des enfants en ligne.
  • Promouvoir l’habileté numérique pour permettre aux enfants de s’informer et de se connecter en toute sécurité.
  • Tirer parti du pouvoir du secteur privé pour faire progresser les normes et les pratiques éthiques qui protègent les enfants et servent leurs intérêts en ligne.
  • Placer les enfants au cœur de la politique numérique.

« Conçu pour les adultes, Internet est de plus en plus utilisé par les enfants et les jeunes – et la technologie numérique affecte de plus en plus leur vie et leur avenir. Les politiques, pratiques et produits numériques devraient, de ce fait, davantage tenir compte des besoins des enfants, de leurs points de vue et de leur voix », conclut A. Lake.

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À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous.  Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail :www.unicef.org. Suivez-nous sur Twitter et Facebook

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Georgina Thompson, UNICEF New York, tél. : +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org

 

VIH/SIDA: les vies d’enfants et adolescents toujours menacées dans le monde et au Tchad – UNICEF

NEW YORK/JOHANNESBOURG/N’Djamena, le 30 novembre 2017 – En 2016, au niveau global le sida coûtait la vie à 120 000 enfants de moins de 14 ans et contaminait 18 enfants chaque heure. Si la tendance actuelle se poursuit, 3,5 millions d’adolescents seront nouvellement infectés d’ici à 2030, d’après les projections du rapport 2017 de l’UNICEF Les enfants et le sida : Mise à jour statistique 2017 publié aujourd’hui.

« Il est inacceptable qu’autant d’enfants continuent de mourir du sida et que si peu de progrès soient réalisés pour empêcher les adolescents de contracter le VIH », déclare le Dr Chewe Luo, Chef de la section VIH/sida au sein de l’UNICEF. « L’épidémie de sida est loin d’être terminée et menace encore et toujours la vie d’enfants et de jeunes. Des actions supplémentaires doivent absolument être entreprises pour éviter ce fléau. »

Et pour cause, une analyse de l’UNICEF des tendances démographiques et des nouvelles données relatives au VIH révèle que les objectifs fixés au sein du cadre « Start Free, Stay Free, AIDS free », élaboré en 2016 pour accélérer l’action en vue de mettre fin au sida chez les enfants d’ici à 2020, ne seront pas atteints.

Des avancées ont néanmoins été réalisées en matière de lutte contre le sida, notamment dans le domaine de la prévention de la transmission mère-enfant, lesquelles ont permis d’éviter quelque deux millions de nouveaux cas d’infections par le VIH chez les enfants depuis 2000. Toutefois, l’UNICEF rappelle qu’il est impératif de ne pas baisser la garde pour autant. Comme le souligne l’organisation dans sa mise à jour statistique, en comparaison avec les autres groupes d’âge, les enfants âgés de 0 à 4 ans vivant avec le VIH sont les plus exposés au risque de décès imputable au sida.

Mais la situation de la prise en charge pédiatrique du VIH& SIDA reste très préoccupante en Afrique et en particulier au Tchad. La peur de la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH et le sida, la faiblesse en termes d’information correcte des populations et les mythes qui entourent la maladie et la résistance des hommes/maris au dépistage de leurs femmes par peur d’exposition de leur propre statut sérologique par exemple sont autant de freins à l’éradication de la mortalité maternelle, néonatale et infantile due au VIH.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher nos efforts. La prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant reste une priorité absolue de nos programmes, et nous mettons tout en place avec nos partenaires pour atteindre nos objectifs », indique Philippe Barragne-Bigot, représentant de l’UNICEF au Tchad.

En effet, le Tchad fait partie des 22 pays dits prioritaires dans lesquels des plans d’accélération de la riposte ont été mis en œuvre[1]:

  • Une campagne de dépistage communautaire animée par le Réseau National des Personnes vivant avec le VIH et le sida a permis de dépister 1944 enfants de 1 à 14 ans cette année DONT 41 vivant avec le VIH sont mis sous traitement ARV.
  • Le dépistage des enfants est en cours d’introduction dans toutes les portes d’entrée de services des grands hôpitaux (hôpital Mère-enfant, Hôpital général de référence, Hôpital régional de Moundou) : hospitalisation, consultation et nutrition
  • Le dépistage des enfants de moins de 5 ans a été intégré dans des centres nutritionnels ambulatoires et thérapeutiques dans les 3 régions sahéliennes et a permis de dépister 4913 enfants malnutris, dont 30 VIH+ sous traitement ARV,
  • 149,587 adolescents ont été dépistés et 693 qui se sont retrouvés séropositifs sont sous traitement aux antirétroviraux ; la couverture prophylactique des enfants reste de 46% alors que celle de leurs mamans atteint 72%

De plus, d’importants efforts ont été consentis par l’Etat, la communauté et les partenaires pour améliorer l’accès des personnes infectées au traitement antirétroviral : les traitements antirétroviraux sont gratuits depuis 2007, et l’accès au financement du Fonds Mondial pour la Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme depuis 2003 a grandement contribué à l’amélioration de la riposte à l’épidémie.

Plus que jamais, l’UNICEF est convaincu que l’épidémie du sida doit rester une préoccupation mondiale de santé publique. Des solutions innovantes doivent être adoptées pour accélérer les progrès en matière de prévention du VIH chez les enfants et garantir que ceux vivant avec le virus reçoivent un traitement adéquat.

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Notes aux rédactions :

Télécharger le contenu multimédia en cliquant ici

Le rapport Les enfants et le sida : Mise à jour statistique 2017 est disponible à l’adresse suivante : http://uni.cf/worldaidsday

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : www.childrenandaids.org

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : http://www.unicef.org/fr

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Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Cindy Thai Thien Nghia, C4D Specialist, cthaithiennghia@unicef.org

 

Les enfants prennent les commandes des pouvoirs publics, du monde du spectacle et des médias à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Enfance

Le 20 novembre, des célébrités et des dirigeants s’uniront aux enfants du Tchad et à l’UNICEF pour donner la parole aux plus défavorisés

Vidéo à télécharger ici 

N’Djamena, le 17 Novembre 2017 – Le 20 Novembre, des enfants du monde entier occuperont des rôles de premier plan dans les médias, la vie politique, le sport et le monde du spectacle pour exprimer leur appui aux millions de leurs semblables qui ne peuvent pas aller à l’école, ne sont pas protégés et sont déracinés. Cette « prise de pouvoir », prévue pour le 20 novembre, marque l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant et la mobilisation à l’occasion de la première Journée mondiale de l’enfance.

« D’Auckland à Amman et de New York à N’Djamena, nous voulons que les enfants fassent campagne dans leur école et leur communauté pour contribuer à sauver la vie d’autres enfants, qu’ils se battent pour leurs droits et pour pouvoir réaliser leur potentiel », explique Justin Forsyth, Directeur général adjoint de l’UNICEF. « La Journée mondiale de l’enfance sera un jour pour les enfants et par les enfants. »

À N’Djamena justement, et au Tchad plus généralement, la situation reste préoccupante: « Du déracinement contraint par les mouvements de population engendrés par la crise du Lac Tchad, aux épidémies telles que le choléra, ou encore la crise nutritionnelle au Sahel et les difficultés d’accès à l’éducation, les enfants tchadiens subissent de plein fouet les conséquences des crises que traverse le pays  » explique Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad.

Au Tchad:

  • Éducation[1] :
    • Près de la moitié des enfants de 6 à 14 ans sont hors du système scolaire ;
    • La proportion d’enfants d’une génération qui accèdent à l’école est de 64% et ce chiffre n’a pratiquement pas évolué depuis 10 ans ;
    • Seuls 38% des enfants d’une génération achèvent le primaire
  • Santé[2]:
    • Seul 1 enfant sur 4 (12-23 mois) est complètement immunisé
    • Malnutrition:
      • La malnutrition aigüe globale touche maintenant 13,9% des enfants et le taux de malnutrition sévère est de 3,9% pour tout le pays. 12 régions, la plupart dans la ceinture sahélienne, ont été déclarées en urgence nutritionnelle.
  • WASH:
    • 48% de la population, dont 50% d’enfants, vit sans accès à l’eau potable
  • Protection:
    • 68% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans
    • Seulement 12% des enfants ont un certificat de naissance
    • 44% des femmes sont victimes de Mutilations Génitales Féminines
  • VIH/Sida
    • Un très faible pourcentage d’enfants (14%) bénéficie du dépistage du virus à cause de l’insuffisance de consultations post-natales et de la technologie qui n’est pas adaptée

En attendant le 20 novembre, l’UNICEF invite les enfants du Tchad à conquérir les salles de classe, prendre la parole dans les médias et dialoguer avec les pouvoirs publics. Leur voix doit être entendue afin d’obtenir la mobilisation des décideurs et influenceurs pour la réalisation de leurs droits, l’éradication des mariages précoces, la lutte contre la déscolarisation et l’obtention des solutions face aux problèmes liés aux migrations engendrées par la crise au Lac Tchad.

Le 20 Novembre, célébrités et dirigeants de premier plan s’uniront à l’UNICEF pour soutenir la prise de pouvoir des enfants et la réalisation de leurs projets :

  • Réalisation par les enfants de fresques murales dans 7 établissements scolaires publics et privés de N’Djamena avec pour thème leurs droits et protection et les Objectifs de Développement Durable ;
  • Organisation d’un grand concert de l’artiste porte-parole Roukika en faveur des enfants ;
  • Session des enfants parlementaires à l’Assemblée Nationale, en présence de la Première Dame de la République du Tchad, avec les représentants de différents organes gouvernementaux, pour débattre des préoccupations prioritaires des enfants sur la protection de leurs droits ;
  • Prise de pouvoir dans les medias par les jeunes reporters avec la présentation du journal d’Electron TV et la diffusion de leurs reportages exclusifs de la journée dans l’émission des jeunes reporters de FM Liberté et autres radios communautaires partenaires ;
  • Enfin, une soirée spéciale avec exposition photo et présentation des actions menées par les enfants à l’Institut Français de N’Djamena.

L’UNICEF Tchad et ses partenaires sont soudés dans la réalisation de ces activités et comptent bien faire valoir la parole des enfants, pour les enfants. Rendez-vous le 20 novembre !

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Note aux rédactions :

À New York, la Journée Mondiale de l’Enfance rassemblera de nombreuses personnalités lors d’évènements divers afin d’attirer l’attention du monde entier sur la situation des enfants les plus vulnérables.

En Espagne, le FC Barcelone et Lionel Messi organiseront un entrainement de football pour 24 enfants âgés de 9 et 10 ans avec le coach Ernesto Valverde. Ils seront rejoints par les joueurs, à qui ils pourront serrer la main.

À Accra, 10 enfants de 8 pays africains raconteront leur histoire lors d’un évènement à l’image des TED talks, le “Africa Dialogues”. Il sera diffusé en live, et des enregistrements de 5 à 10 minutes seront diffusés sur les plateformes digitales.

Agenda des activités au Tchad

  • 9:00 – 12:00 : Assemblée nationale – Parlement des enfants : les enfants prendront la parole lors d’une session extraordinaire où ils pourront dialoguer  avec des représentants du gouvernement.
  • 12:30 – 14:00 : Maison des médias : conférence de presse
  • 14:30 – 17:30 : Institut Français du Tchad(IFT) – Ambassade de France : une exposition présentera une série de photos réalisées par les enfants, en collaboration avec l’artiste Des enfants de divers groupes (Changemakers, U-Reporter…) présenteront également les activités dans lesquelles ils sont engagés dans des stands qu’ils auront spécialement construit pour cet évènement
  • 19:30 : Journaux radio et TV : des enfants présenteront une partie du journal télévisé ainsi que des reportages qu’ils auront réalisés, traitant de problématiques les concernant.

Pour savoir comment participer, télécharger un dossier de participation pour les écoles, ou s’inscrire pour participer à Move the World : http://www.worldchildrensday.org/

Pour obtenir l’agenda complet des activités, merci de contacter notre bureau (détails ci-dessous).

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail en faveur des enfants, veuillez consulter le site www.unicef.org/fr

Suivez l’UNICEF sur Twitter et Facebook 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Maria Fernandez I Chef de la Communication I UNICEF Tchad

+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org

[1] Plan Intérimaire de l’Education au Tchad (PIET), 2018- 2020

[2] Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples au Tchad (EDS-MICS), 2014-2015

Les efforts de vaccination contre la Poliomyélite continuent au Tchad: plus de 2 millions d’enfants ont été vaccinés en novembre 2017.

 Bien qu’aucun cas ne soit apparu au Tchad depuis 2012, les récents cas de Poliomyélite découverts au Nigeria rappellent l’importance d’une vigilance maximale, dans le contexte de mouvements de populations réfugiées et déplacées de la région du Lac Tchad, pour éviter toute propagation de la maladie au Tchad.

 N’Djamena, 14 Novembre 2017 – Le Ministère de la Santé Publique, l’UNICEF et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont lancé conjointement du 10 au 12 novembre 2017 une nouvelle campagne de vaccination subnationale contre la Poliomyélite (« Polio »). Durant 3 jours, 2.390.223 enfants de 0 à 59 mois de 11 régions ont été vaccinés.

L’absence de cas de Polio au Tchad ne signifie en effet pas la fin de la maladie dans la région, et les activités de vaccination supplémentaires (AVS) et intensifiées (AVI) au Tchad sont plus que jamais nécessaires afin de contrer l’épidémie qui s’est déclarée au Nigéria voisin.

 « Il est aussi de notre devoir de renforcer la vaccination de routine, car elle est le véritable pilier de l’éradication de la Poliomyélite », expliquait Mme Ngarmbatina Carmel Soukate, Ministre de la Santé Publique du Tchad.

La coordination optimale de tous les partenaires aux niveaux techniques, logistiques et financiers a été critique pour mener à bien cette campagne, la septième et dernière de l’année.

« La répétition des campagnes et les efforts que requiert leur organisation, pourraient mener à une lassitude si on ne regarde pas du côté des progrès réalisés et du résultat final. L’engagement toujours renouvelé du gouvernement et de ses divers partenaires nationaux et internationaux est donc crucial », a ajouté le Dr. Jean-Bosco Ndihokubwayo, Représentant de l’OMS au Tchad.

Les efforts engagés, notamment par les autorités administratives, traditionnelles et religieuses pour sensibiliser et mobiliser durablement les communautés, sont en effet centraux aux campagnes de vaccination. « L’adhésion des parents et gardiens d’enfants à la vaccination contre la Polio est déterminante »,  indiquait Dr. Aissata Ba Sidibé, Représentante Adjointe de l’UNICEF au Tchad, « et je les remercie de continuer à accorder à chaque enfant la chance de jouir de son droit d’être vacciné ».

La campagne de vaccination contre la Polio a une nouvelle fois été couplée à la supplémentation en Vitamine A dans 11 régions pour 2.922.891 enfants de 6 à 59 mois et au déparasitage à l’Albendazole contre les vers intestinaux pour 2.701.460 enfants de 9 à 59 mois.

Il est à noter par ailleurs qu’une équipe indépendante d’experts a également conduit du 5 au 9 novembre une évaluation de la réponse à l’épidémie de Polio dans 5 régions afin de mesurer la qualité des activités d’éradication, observer la pertinence de la surveillance et émettre des recommandations à l’UNICEF, l’OMS et l’équipe du Ministère de la Santé Publique quant à la prochaine campagne, début 2018.

Pour plus d’informations sur cette campagne et la première campagne de 2018, veuillez contacter :

Nadji Ndoumanbe Kaldor I Attaché de presse I Ministère de la Santé Publique I

+235 66 43 7492 I nadjikaldor@yahoo.fr I www.sante-tchad.org

Maria Fernandez I Chef de la Communication I UNICEF Tchad I

+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org Iwww.unicef.org/chad

Jonas NAISSEM I Chargé de l’Information et de la Promotion de la santé I OMS Tchad I

+235 66 29 47 20 Inaissemj@who.int I www.who.int/country/tcd/fr

 

 

 

 

#AfricanYouthVoices – QUI EST ZENABA QUI REPRESENTE LE TCHAD?

NOM :  Zenaba Moumine

AGE :  26 ans

NATIONALITE :  Tchadienne

Chad U-Reporter Moumine - Picture 2
UNICEFCHAD/Alliah/2017

SCOLARISATION / CONTEXTE ÉDUCATIF

Je viens tout juste d’obtenir ma licence de droit ; ce dont je suis très fière. La continuité de la scolarité n’est en effet pas toujours facile au Tchad. Durant mon primaire et secondaire, terminer les programmes n’était pas chose aisée avec les séries de grève des enseignants notamment. D’autre part, je n’avais pas accès à la bibliothèque ou l’informatique qui aurait facilite l’apprentissage des leçons.

DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ETES-VOUS UNE U-REPORTER?

Je suis U-Reporter depuis la mise en œuvre de l’initiative au Tchad. Au mois de Mars 2016, je faisais ainsi parti des consultations pour le lancement de la phase pilote du projet avec d’autres jeunes. J’ai toujours voulu contribuer au développement de mon pays, et U-Report me permet à travers les sondages de faire porter ma voix et prendre en compte mes opinions. Depuis le début et jusqu’à maintenant, c’est un réel plaisir de faire parti de U-Report, que ce soit en répondant au sondage ou en faisant la promotion de U-Report.

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POURQUOI ETES-VOUS DEVENUE UNE U-REPORTER?

On entend souvent qu’au Tchad la jeunesse n’a pas droit à la parole ou que celle-ci est relayée au second plan. De mon côté, je suis convaincue que U-Report, grâce à l’engagement du Gouvernement et de l’Unicef, peut permettre à la jeunesse tchadienne de retrouver sa place, contribuer au développement du pays et faire porter notre voix. Etre U-Reporter, c’est pour moi être un Ambassadeur, un porte-parole de sa famille et sa communauté.

QU’AIMEZ-VOUS DE U-REPORT?

J’ai appris l’existence de U-Report dans d’autres pays, et son rôle et impact notamment dans d’autres pays d’Afrique. Aujourd’hui, U-Report est finalement une réalité pour la jeunesse tchadienne. Grace à cet un outil les jeunes peuvent entrer en contact direct avec les autorités locales, le gouvernement et les bailleurs pour exprimer de vive voix leur besoins et aspirations. Pour moi Zenaba, personnellement, j’aime de U-Report car ça a été l’unique cadre qui m’a permis de dialoguer et plaider directement auprès de mes autorités locales.

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POURQUOI PENSEZ-VOUS QUE L’ÉDUCATION EN SITUATION D’URGENCE EST IMPORTANTE?  

L’éducation est importante à tous les niveaux, et encore plus dans les situations d’urgence. Je vis cette situation au Tchad, en raison des menaces de Boko Haram. Dans ce contexte, les Gouvernements sont plus préoccupe par la réponse aux groupes de terroristes que la prise en charge scolaire ; et ce, malgré l’importance évidente de l’éducation et ses avantages pour l’individu, les familles, les sociétés. L´éducation dans les situations de conflit continue à être sous-financée par le gouvernement et les acteurs humanitaires. Pourtant cela devrait être une priorité.

QUEL MESSAGE AIMERIEZ-VOUS DONNER AUX DIRIGEANTS AU NOM DES JEUNES?

U-Report est une très belle initiative pour les jeunes eux-mêmes en tant que acteurs et le gouvernement et partenaire en tant que garant. Le message de plaidoyer que j’adresse aux décideurs et partenaires, c’est d’appuyer cette initiative pour ne qu’elle ne soit pas un coup de bluff, que les jeunes puissent savoir qu’ils ont enfin un cadre de dialogue avec les décideurs. Les décideurs et partenaires doivent pouvoir répondre efficacement aux besoins et aspirations des jeunes qui sont exprimés et ressortent des sondages.

« Aux jeunes, je veux leur dire de ne pas hésiter à saisir cette opportunité et à faire entendre leur voix. Participez 100 % aux sondages et rejoignez un groupe des U-reporters pour devenir un agent de changement positif dans votre milieu ».

European Union provides €7.6 million to UNICEF to respond to multiple emergencies affecting children in Chad

N’DJAMENA (Chad), 10 November 2017 – The European Union, Chad’s leading humanitarian donor, is renewing its response to the immediate needs of children and women in the country. Through its grant of €7.6 million to UNICEF, it will help improve the lives of 112,500 people, including 91,000 children under the age of five.

Thanks to this support by the European Union Civil Protection and Humanitarian aid Operations (ECHO), UNICEF will reinforce Chad’s health system to better the response to the nutritional crisis in the Sahel through the set-up of 77 new Nutrition Units (5 hospitals and 72 health centers). The grant will also enable UNICEF to improve access of children under 5 to nutrition services, including treatment for Severe Acute Malnutrition (SAM). This will be done through the distribution and management of Ready-to-Use Therapeutic Food (RUTF), capacity building of 250 health community workers, support to national coordination mechanisms, deployment of 150 professional health workers, and the reinforcement of the nutritional surveillance system.

Health centers at district level will be reinforced with technical staff who will contribute to better monitor the implementation of activities and ensure continuity in quality service provision for children with Severe Acute Malnutrition. The project also foresees the setup of an innovative monitoring system through SMS text in phones to ensure more timely data collection and analysis.

Chad is currently facing multiple humanitarian challenges that range from population movements, such as refugees and returnees from Central African Republic, Sudan and Nigeria; to recurrent epidemics, including cholera; and the Sahelian food and nutrition crisis,” explains Philippe Barragne-Bigot, UNICEF Representative in Chad.

The Nutrition SMART Survey carried out in 2017 indicates that the prevalence of Global Acute Malnutrition stands at almost 14% and Moderate Acute Malnutrition at 10%, which is a slight deterioration from 2016. “Reinforcing Chad’s health system will support a better response to the nutritional crisis in the region. EU humanitarian aid funding is, therefore, key to reinforce national capacities and provide a more coherent response in close coordination with other sectors like water, sanitation and hygiene,” adds Mr. Barragne-Bigot.

Given the complex humanitarian situation in Chad, we need to adopt an integral approach maximising the response to the various emergencies. Providing life-saving assistance to children and women, who are most at risk, is a shared responsibility. This is why the European Union is renewing its commitment to address with UNICEF the urgent needs of children suffering from malnutrition and epidemics, particularly cholera,” states Christos Stylianides, EU Commissioner for Humanitarian Aid and Crisis Management.

In addition to the nutrition component, the EU-supported intervention will contribute to the development of contingency plans at regional level that will align with the National Contingency Plan developed in 2016. Two high risk regions (Hadjer Lamis and Logone Occidental) will be supported to conduct their risk assessment, emergency preparedness and regional contingency plans based on most likely hazards (epidemics, floods), and to make these plans operational. Cholera preparedness in particular remains a high priority for the sectors.

The European Union Civil protection and Humanitarian aid Operations (ECHO) is Chad’s leading humanitarian donor and among the five most important donors of UNICEF in this country. It has committed significant financial resources for Chad (more than €60 million in 2016 and €50 million in 2017), in order to address the most immediate needs of 1 million people.

About EU Civil Protection and Humanitarian Aid Operations (ECHO)

The European Union, together with its Member States, is the world’s leading donor of humanitarian aid. Every year, through its Civil protection and Humanitarian Operations department (ECHO), the European Union helps over 120 million victims of conflict and disasters. Relief assistance is an expression of European solidarity towards people in need around the world. It aims to save lives, prevent and alleviate human suffering, and safeguard the integrity and human dignity of populations affected by natural disasters and man-made crises. Assistance to the most vulnerable is provided solely on the basis of humanitarian needs.

For more information, please visit the European Commission’s website: http://ec.europa.eu/echo. 

To find out more about the EU-UNICEF partnership, visit http://www.unicef.org/eu/

Follow UNICEF on Twitter and Facebook  

For further information, please contact:

Maria Fernandez I Chief of Communication I UNICEF Chad
+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org I www.unicef.org/chad

Isabel Coello, Regional Information Officer for North, West & Central Africa, EU Civil Protection and Humanitarian Aid Operations (ECHO). Tel. +221 33 869 60 92, Mob. +221 77 740 92 17, Isabel.Coello@echofield.eu

 

Saving more than one life

In Chad, thanks to systematic HIV screening among malnourished children, families can hope for a better future

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In the Salamat region, Mariam, 22, sits out-of-sight inside a small office in the health center where she starts telling her story.

“Just a year ago, Ali, my 3-year-old son was admitted to the Nutrition Unit of this health center, he also had diarrhea and a lot of fever. Upon arrival, they screened him for HIV and someone came to tell me that my child was positive. I was really worried, where did this disease come from? I then voluntarily asked to be tested. My test was positive. I was scared but the nurses told me that if we take the medicines quickly, we could stay healthy.”

Mariam immediately thought about the health of her husband. “He had to be tested, I brought him to the health center. He was negative.” Édouard Gormo Lotouin, the head of the health center interrupts the conversation “I want to tell you how proud I am of Mariam, not only did she voluntarily get tested, but she also brought her husband. This is exactly the behavior we want from people who discover they have HIV.

Her husband’s reaction was also exemplary. “He said in front of me that he did not care how she caught this disease. She will always stay his wife and he will not abandon her. Despite the disease, they will live together.” adds Édouard Gormo Lotouin. Mariam nods and insists on the exemplary behavior of her husband. “Since that day, I have never felt any changes in the love that my husband bears me.”

Thanks to the systematic screening, when Mariam and Ali where admitted in the nutrition treatment unit, they received the appropriate antiretroviral treatment for HIV. “Since then, my son and I have been taking our medications regularly and we are in good health.”

Mariam was pregnant when she found that Ali and herself were HIV positive. ‘As soon as I was tested positive for HIV. The doctors explained to me that I could still give birth to a healthy child with some treatment. I finally had a daughter, Halimé, she is now a year old. She has been tested recently and she is negative.”

Mariam is confronted to the misconceptions on HIV in her community, which unfortunately leads people not to get tested. “People need to be tested and treated if they prove to be HIV positive. Since I take the medication I am well and I know it is the best solution but the people here are really unaware of this. I would like to share my experience with my community but it is difficult. I can only talk with the people who understand me.”

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Mariam stands in the door way of the health center hoping the best for Halimé and wishing that one day she will come out of the shadow to raise awareness in her community.

##

UNICEF, with the support of its partners, has launched a plan to strengthen the national response to HIV. In the Guera, Batha and Salamat regions, the initiative to integrate systematic HIV screening among malnourished children in Ambulatory and Therapeutic Nutrition Unit has permitted to test the serology of 4,342 children out of 5,930 malnourished children admitted.

Soif d’avenir 

Au Tchad, améliorer l’accès à l’eau potable grâce à un téléphone mobile est maintenant possible

Tresorier General ACGPE Ndjam Bilala Al-hadji Ismail.JPG

Par Rodolphe Houlsonron

L’eau, c’est la vie dit-on. Cela est d’autant plus vrai, pour les communautés rurales de Yao dans le Batha. Près de 115.000 personnes, en majorité des femmes et des enfants souffrant d’un manque cruel d’eau potable, viennent de bénéficier de 139 points d’eau et d’assainissement grâce au financement de la Coopération Suisse au Tchad. Dans les communautés rurales de Yao au centre-Est du Tchad, les femmes n’ont plus besoin de parcourir quotidiennement des dizaines de kilomètres pour aller chercher de l’eau.

Saleh Sossal Attahir, âgé de 38 ans, fait partie du Comité de Gestion du Point d’Eau (CGPE) « AL-HAYA » (la vie) à Ambassatna. « Plusieurs projets dans le secteur de l’eau ont été mis en œuvre dans le Batha où plus de la moitié de la population boit de l’eau de mauvaise qualité. Par le passé, nous avions beaucoup de problème pour réparer les pompes en pannes. Certains points d’eau restaient abandonnés pendant des mois parce que les comités géraient mal l’argent qui devaient servir aux réparations. Notre comité à adhérer à l’Association de Ambassatna, qui gère 31 Comités de Gestion de Point d’eau CGPE et collecte les recettes de la vente de l’eau qui sont versées sur le compte Tigo Cash de l’association. »

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« Grâce au paiement par mobile avec TIGO-CASH, les fonds sont gérés avec transparence. Pour le mois d’avril seulement, nous avons pu faire réparer 3 pompes avec la collecte des fonds par transfert mobile, » ajoute Saleh Sossal Attahir.

Chaque comité a contribué à notre compte Tigo Cash et les fonds collectés ont été répartis pour les différentes dépenses comme la rémunération du fontainier, les frais de déplacement, les frais administratifs, les petites et grosses pannes, ou encore l’acquisition pour l’achat de nouvelles pompes.

Grâce au financement de la Coopération Suisse en partenariat avec l’UNICEF, plus de 140 forages mécanisés et équipés de pompes à motricité humaine ont été réalisées dans le district sanitaire de Yao.

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Aujourd’hui au Tchad, plus de 140 Comités de Gestion des Points d’Eau sont concernés par le système de paiement mobile qui permet d’améliorer la redevabilité des comités de gestion et d’assurer la continuité de la provision d’eau aux populations les plus vulnérables. Face aux changements climatiques, il est indispensable de faire appel aux innovations, notamment aux technologies mobiles pour accompagner les communautés à mieux gérer leurs ressources.

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L’UNICEF travaille activement avec ADRA, une ONG nationale pour la construction des points d’eau, des latrines, et la promotion des bonnes pratiques d’hygiène. Par ailleurs, l’Agence Panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA) est en charge du renforcement de capacités des Comités de Gestion des Points d’Eau (CGPE). Dix Artisans Réparateurs ont également été formés pour assurer des travaux de maintenance des ouvrages en cas de panne ou de défaillance.

Conflit au Lac Tchad : flux alarmant d’enfants impliqués dans les attaques de Boko Haram cette année – UNICEF

Pour regarder le contenu multimédia : http://bit.ly/2omPHaU

Pour lire le photo essay : https://medium.com/p/29bec0ce2af0

DAKAR/NEW YORK/GENÈVE, le 12 avril 2017 – Le nombre d’enfants utilisés dans des attentats-‘suicides’ dans le conflit au Lac Tchad a atteint 27 durant le 1er trimestre de 2017 comparativement à 9 pour la même période l’an dernier.

« Pendant les trois premiers mois de cette année, le nombre d’enfants utilisés dans des attaques-suicides est à peu près le même que celui de l’année passée toute entière. C’est la pire exploitation possible d’enfants dans des conflits. » déclare Marie-Pierre Poirier, Directrice Régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale.

Selon le rapport, Honte silencieuse : Donnons la parole aux enfants pris en otage dans la crise du lac Tchad (Silent Shame : Bringing out the voices of children caught in the Lake Chad crisis – titre original du rapport en anglais), cette augmentation reflète la tactique alarmante des insurgés. À ce jour, depuis 2014, 117 enfants ont été utilisés dans des attentats-suicides dans des endroits publics au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun : 4 en 2014, 56 en 2015, 30 en 2016 et 27 dans les 3 premiers mois de 2017. En grande majorité, ce sont des filles qui ont été utilisées lors de ces attaques.

En conséquence, des filles et des garçons et même des jeunes enfants, sont observés avec une peur grandissante dans les marchés et aux postes de contrôle où l’on craint qu’ils transportent des explosifs.

« Ces enfants sont des victimes et non des criminels » déclare Poirier. « Les forcer ou les conduire à commettre de tels actes est inacceptable. »

Publié 3 ans après l’enlèvement de plus de 200 écolières de Chibok, le rapport fait état de faits troublants restitués par des enfants retenus en captivité par Boko Haram et montre à quel point ces enfants sont traités avec suspicion lorsqu’ils retournent dans leurs communautés.

Lors d’interviews, plusieurs enfants qui avaient été associés à Boko Haram rapportent qu’ils préfèrent garder leur expérience secrète de peur d’être stigmatisés et même par peur de représailles violentes de la part de leur communauté. Certains sont obligés de porter les horreurs qu’ils ont vécues en silence et s’éloignent eux-mêmes de peur d’être rejetés et stigmatisés.

Le rapport souligne également les défis que les autorités locales rencontrent avec les enfants qui ont été arrêtés à des postes de contrôle et qui ont par la suite été emmenés dans des institutions de détention pour interrogations et investigations. En effet, le rapport soulève les problèmes liés aux longues périodes de détention des enfants. En 2016, environ 1 500 enfants étaient en détention dans les 4 pays et 592 enfants attendent toujours d’être libérés.

L’UNICEF appelle les parties prenant part au conflit à s’engager dans les actions suivantes pour la protection des enfants dans la région :

  • Cesser les violations graves perpétrées contre les enfants par Boko Haram, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés pour des attentats-suicides.
  • Faire passer les enfants d’un environnement militaire à un environnement civil le plus rapidement possible. Les enfants ayant été maintenus en détention uniquement sur la base d’allégations ou pour une réelle association à des groupes armés doivent immédiatement être remis aux autorités civiles pour réintégration et soutien. Des protocoles de transfert doivent être mis en place dans chacun des 4 pays pour les enfants trouvés lors des opérations militaires.
  • Assurer le soin et la protection des enfants séparés et non-accompagnés. Tous les enfants affectés par la crise ont besoin de soutien psychologique et d’endroits sûrs pour se remettre le mieux possible.

En 2016, l’UNICEF a soutenu psychologiquement 312 000 enfants au Nigeria, au Tchad, au Cameroun et au Niger, et a réuni plus de 800 enfants avec leurs familles.

L’UNICEF travaille avec les communautés et les familles pour lutter contre la stigmatisation des survivants de violence sexuelle et pour construire un environnement protecteur pour les anciens otages.

Dans une crise qui a déplacé plus de 1.3 million d’enfants, l’UNICEF appuie également les autorités locales en approvisionnement en eau potable et services de santé de base ; rétablit l’accès à l’éducation en créant des espaces temporaires d’apprentissage ; et administre un traitement thérapeutique aux enfants mal nourris.

La réponse à cette crise continue de manquer sévèrement de financements. L’an dernier, l’UNICEF a fait un appel de $154 million pour le Bassin du Lac Tchad mais ne fut financé qu’à 40%.

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Notes aux rédactions :

Le rapport, les photos et les vidéos sont disponible ici : http://uni.cf/2oVq4RF

À propos de l’UNICEF :

L’UNICEF fait la promotion des droits et du bien-être de chaque enfant, dans toutes ses actions. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour en savoir plus sur le travail d’UNICEF pour les enfants, visitez www.unicef.org

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Pour plus d’informations ou pour des demandes d’entretien, veuillez contacter :

Patrick Rose, UNICEF West and Central Africa, +221 786 380 250 | prose@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, + 1 917-893-0692 | jenglish@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, tél,: +235 66 36 00 42,  mfernandez@unicef.org

A shot to live: Meningitis immunization in Chad

N’DJAMENA, February 27, 2017. Ahmad’s father smiles sadly while he tries to make his little boy stand still so that the nurse can give him a dose of trivalent meningitis vaccine.

“My son is afraid of the needle, but he will realize in a minute that it is nothing,” he says. ”I lost my younger sister two weeks ago. By no means do I want my son to suffer as she did.”

In 2011, a new meningitis outbreak was declared in Chad. In response the introduction of the new vaccine MenAfriVac, managed to dramatically reduce the impact of this terrible disease, saving many children lives.

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With the support of GAVI Alliance, the organization of four immunization phases covering the entire country resulted in the vaccination of 8,686,026 individuals. Since December 2012, there have been no cases of meningitis type A reported nationwide.

Toma Mamout, a community outreach volunteer, speaks to mothers about the importance of the meningitis vaccine. In nearby villages, she talks on vaccinations, basic hygiene and the use of mosquito nets to prevent malaria. “We advise mothers to bring their children to every vaccination drive and to stick to the calendar,” she says.

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Sensitization campaigns were organized at the community level to raise awareness about immunization activities and its importance to the population. As the vaccination campaign continued, social mobilization activities were conducted to inform the population about immunization and the risks of meningitis transmission. Local radio stations, social centres and religious and community leaders have been also engaged in outreach activities.

Radio is also essential to these efforts, reaching far more people than any other media in Chad. “Broadcasts and advertisements get people ready for the vaccination campaigns. Families quickly understand the need to vaccinate their children,” mentions Editor in Chief of the community radio station in Mongo Djimet Khamis Zaouri.

 

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Meningococcal meningitis is an inflammation of the protective membranes covering the central nervous system. While some forms are mild, it is a potentially serious condition owing to the proximity of the inflammation to the brain and spinal cord. Meningitis can lead to brain damage, deafness or death if untreated.

Vaccination is an effective, low-cost public health intervention that significantly reduces infant mortality. Nevertheless, in Chad, the percentage of children fully immunized during their first year of life is estimated at 25%.

UNICEF’s future efforts will focus on surveillance, evaluation and promotion of immunization efforts, continue support for the ongoing preparation of the introduction of Meningitis vaccine in routine immunization in 2017, of thus providing critical continued support to the fight against meningitis

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Rewriting the future for every child in danger

The support of the Swedish Development Agency is essential to provide humanitarian assistance to children living in conflict zones in Chad.

N’Djamena, February 25, 2017. “We are nomads. We were living outside Malam Fatori in Niger when our camp was attacked. 18 people got killed. The gunshots woke me up, it was early in the morning and people start running away. I took a camel and ran away watching behind. My father told me to start screaming if I saw any danger.”  Tahar Mohamed, 8, is a Chadian returnee from Niger. He recalls the night he fled Boko Haram attack on his nomadic camp.

The first night I slept on a tree, I was too scared. After some days, I was too tired and hungry to walk, especially with these slippers. We could not take any food or items. My mother could only take a cooking pot with her. After three days walking, we arrived in a village and she sold it in exchange of some cooked rice. That’s the only time we had something to eat”.

Tahar Mohamed, 8 is now living in Darnaim Returnee site where he can access safe drinking water and education for the first time in his life. “I want to be a football player. I’m still young and I play very well. I want to play for Chad’s National team. The problem is that there is no football training centre in Chad,” he explains.

Swedish Development Aid Agency has supported UNICF Chad with a 652 000 000 grant (6,000,000 Swedish Krona) that was mainly used for programme support enabling our teams to assist these children and families in need. The funds provided by SIDA where alloca

For Hafsa Haroun, 16, life has not been easy either. She used to live in Baga, Nigeria, before the village was torched by Boko Haram. “I had a normal life. I would go to school the morning and help out at home in the afternoon. The day of the attack, my mother got killed. I did not see it but my brother told me she got shot. My uncle was also injured. He almost lost his left leg. He suffered a lot, but he is strong,” he states, while describing what happened after the attack. “People around him cried a lot, but we were just silent. In my family everyone left separately, we were just trying to save our lives and we could not stay altogether. It took us more than a month to get back together at the camp in Chad”.

Today, Hafsa goes back to school in Daresalam refugee camp in Chad and she has great ambitions for her future. “I want to become a nurse. I’m not afraid of needles or blood. I just need some training, I don’t think it’s that complicated to find work, there will always be sick people to heal,” she says with hope.

In 2016, UNICEF worked tirelessly to provide an integrated and comprehensive response to recurrent and multiple humanitarian crises. UNICEF and its partners delivered humanitarian assistance through local authorities, communities and organizations to provide aid in hard-to-reach areas while also building local capacity to respond to emergencies.

The Swedish Development Aid Agency has supported UNICEF Chad with a US$ 652 000 000 grant (6,000,000 Swedish Krona) for Programme Support under the Humanitarian Action for Children (HAC 2016). This funding enabled our teams to assist these children and families in need in regards to Chad humanitarian response.

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For Every Child in need, relief

40 000 children have received treatment for malnutrition in the Sahel belt of Chad thanks to UNICEF UK support

« I did not know what to do when Amir got sick. A neighbour gave me a traditional medicine made of ash and roots, but I called my husband and he told me to go to the health centre directly. I was right to trust the doctors, he’s much better now.” Salma Safia, Amir’s mother, is 17 and lives in the remote village of Andour, in the Sahel Belt of Chad.

“His father left a few months ago. They say there is gold up north so he went there and is working in mines. Since then, life has become difficult for us. When Amir got sick we went to the health centre nearby and they took us straightaway to the hospital with an ambulance. He could not sit, eat or sleep when we arrived here. It’s been only two days, but he’s feeling much better already,  » she says, smiling.

Thanks to the support of the United Kingdom UNICEF National Committee, UNICEF has provided life-saving assistance to affected children and strengthened the capacity of health facilities to deliver quality nutrition services. The provision of Ready to Use Therapeutic Food has also contributed to reduce malnutrition-related mortality and morbidity in children under five years of age.

Refugees in the East have also been reached

For Every Child in Hunger . 40 000 children treated for malnutrition in the Sahel belt of Chad thanks to UNICEF UK support

Zouha Issa, 7, and her sister Amina, 17 months, were born from Sudanese refugees parents living in the Mile Refugee camp in Eastern Chad where 382,500 refugees are still living in harsh conditions. Recently, Zouhas’s sister, Amina, was treated for Severe Acute Malnutrition with Medical complications. She’s now feeling better and Zouha can play with her sister again.

“When Amina got sick, the doctor of the health centre called an ambulance to take us to the hospital. It was the first time I was in a car. Unfortunately, the car got stuck in the water – it was the rainy season. It took us one day to get to the hospital,” Zouha explains.

“After a few days, she started feeling better. They gave her many medicines and milk. She took some weight and she stopped crying all the time. Now we’re back home, we have breakfast together and I can play with her again,” she concludes.

Thanks to the UK National Committee contribution of US$ 135,533.63 and additional resources mobilized, UNICEF Chad has been able to provide the much needed support to the Ministry of Health to scale up the management of severe acute malnutrition. Additionally, this support made it possible to purchase and distribution of over 1,900 cartons of Ready-to-use-therapeutic food which have helped to provide timely and quality treatment to children suffering from SAM.

Over 43,557 children have been treated in the target regions of Ouaddaï, Wadi Fira and Hadjer Lamis in 2016. Furthermore, 31 health professionals were trained on management of SAM while more than 50,000 mothers and caregivers benefited from the community mobilization and sensitization campaigns.

 

In Chad, water means hope

N’Djamena, February 27, 2017. Water is the source of life for all humans and the source of hope for millions of children in Chad. Yet, in this Sahel country, only half of the population has access to safe drinking water.

Fatimé Abderamane, a mother of 3 children, lives in the village Koubou Assikhel, in the district of Yao, Central Chad. This district has one of the lowest rates of access to water and sanitation services. However, despite the challenges, change is possible. In 2016, UNICEF supported various programmes to provide safe drinking water, sanitation facilities and promote hygiene for the survival, growth and development of children.

“Before the construction of water points, we used to walk for three hours to get water from the pastoral well. And we had to wait for hours, the time the farmers end up watering their herd. The quality of this water was not really good and my children got frequently sick and faced frequent diarrhea,” Fatime said. “With those new water points which are close to our home, many of our problems have been solved. Girls can go to school on time and women have more time to care for their children,” she adds.

Marthe lives in Ramadja, a nearby village. The new water point in the village has changed the life of this 16-year-old girl. “Sometimes I tend to compare  the water of the traditional well with the recently installed pump. The difference is striking,” she explains smiling. “Since we started to drink the new water, none of us has been sick at home. It’s a great change in our daily lives,“ she adds.

Chad has one of the lowest rates of access to safe drinking water and sanitation services in the world. While access to safe water and sanitation is improving in urban areas, far too many children in rural areas are at risk of contracting water and sanitation-related diseases.

In 2016, UNICEF and its partners targeted regions in need of greater support and developed various projects to reduce the prevalence of diarrheal diseases by improving access to safe drinking water and improved sanitation, together with awareness raising on hygiene.

Water points have already been constructed across the country and the Community-led Total sanitation (CLTS), which was piloted in hundreds of villages. CLTS shifts the focus from construction of toilets and trying to change the behaviour of individuals to investing in community mobilization to trigger collective action and communal commitment to becoming open defecation free.

Thanks to the generous contributions of its donors, UNICEF and partners have focused on delivering continued programming interventions while building capacity at the local level to reach the most vulnerable population in need of WASH (Water, Sanitation and Hygiene) services. For every child #WaterSanitationHygiene.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Pour la fête des Mères, l’UNICEF appelle à une réduction de l’écart entre riches et pauvres en matière d’allaitement maternel à l’échelle mondiale

Malgré les bienfaits de l’allaitement maternel, un nourrisson sur cinq n’est pas allaité dans les pays à revenu élevé, contre seulement un sur 25 dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Téléchargez le rapport ainsi que des documents multimédias ici.

NEW YORK/N’DJAMENA le 10 mai 2018 – Le nombre de nourrissons qui ne bénéficient pas de l’allaitement maternel reste élevé, notamment dans les pays les plus riches du monde, affirme l’UNICEF dans une nouvelle analyse publiée ce jour. Chaque année, environ 7,6 millions de nourrissons dans le monde ne sont pas allaités.

D’après les estimations présentées dans l’analyse, bien que le lait maternel sauve des vies, protège les tout-petits et les mères contre des maladies mortelles et permette d’améliorer le QI et les résultats scolaires des enfants, 22 % des nourrissons dans les pays à revenu élevé ne sont jamais allaités. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, ce taux s’élève à 4 %.

« L’allaitement est le plus beau cadeau qu’une mère, riche ou pauvre, peut faire à son enfant, et s’offrir à elle-même », affirme Shahida Azfar, Directrice générale adjointe par intérim de l’UNICEF. « Alors que nous célébrons la fête des Mères, nous devons apporter aux mères du monde entier le soutien dont elles ont besoin pour allaiter. »

Toutefois, les chiffres montrent que dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les écarts de richesse ont des répercussions sur la durée d’allaitement maternel. Dans les familles les plus pauvres, le taux d’allaitement à 2 ans est 1,5 fois supérieur à celui des familles les plus riches. Ces disparités sont les plus importantes en Afrique de l’Ouest et centrale, en Amérique latine et dans les Caraïbes où le taux d’allaitement à 2 ans des nourrissons issus des familles les plus pauvres est près de deux fois supérieur à celui observé pour les enfants nés dans les foyers les plus aisés.

Pourcentage d’enfants de 2 ans allaités dans les pays à revenu faible et intermédiaire, par quintile de richesse et par région*

Press Release Mothers day - 10 may

« Ces disparités en fonction du niveau de revenu montrent bien qu’indépendamment de leur richesse, les différents pays n’informent pas toutes les mères et n’offrent pas à toutes la possibilité d’allaiter leur enfant » souligne Shahida Azfar.

Les facteurs favorisant un taux d’allaitement maternel élevé sont variables. Des pays tels que l’Inde et le Viet Nam ont mis en place des politiques efficaces de protection et de promotion de l’allaitement maternel. Ailleurs, par exemple au Turkménistan, le taux de mères accouchant dans des hôpitaux amis des bébés** est très élevé. En Nouvelle-Zélande et au Sri Lanka, presque toutes les mères donnent naissance à leur enfant dans un établissement de ce type. En outre, le contexte culturel et politique, notamment le soutien des pères, des familles, des employeurs et des communautés, joue un rôle décisif.

Au Tchad, on estime que 98.1% des enfants sont allaités au moins une fois et 92.4% de la naissance jusqu’à l’âge d’un an (Enquête SMART, 2017). Toutefois, l’allaitement exclusif reste une pratique limitée, ne concernant que 5% des enfants de 0 à 6 mois. La Stratégie de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE) développée par le gouvernement avec l’appui de l’UNICEF en 2017, place ainsi l’allaitement exclusif de 0 à 6 mois, puis l’allaitement avec compléments après 6 mois et jusqu’à 24 mois, au centre des stratégies et pratiques du bon développement de l’enfant.

Dans le cadre de sa campagne mondiale, Pour chaque enfant, une chance de vivre, qui exige des solutions au nom des nouveau-nés du monde entier, l’UNICEF invite les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile à :

  • accroître les financements et intensifier la sensibilisation afin d’augmenter les taux d’allaitement maternel de la naissance à l’âge de 2 ans ;
  • adopter des mesures législatives fortes visant à réguler le marketing concernant le lait maternisé et les autres substituts au lait maternel ainsi que les biberons et les tétines ;
  • instaurer un congé pour motif familial rémunéré et adopter des politiques favorisant l’allaitement maternel sur le lieu de travail, notamment en mettant en place des pauses pour l’allaitement rémunérées ;
  • réunir les dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel dans les maternités et fournir du lait maternel aux nouveau-nés malades ;
  • veiller à ce que les mères bénéficient d’un accompagnement adéquat en matière d’allaitement au sein des établissements de santé dans la semaine suivant l’accouchement ;
  • renforcer les liens entre les établissements de santé et les communautés afin que les mères soient assurées de bénéficier d’un soutien continu en faveur de l’allaitement maternel ;
  • perfectionner les systèmes de surveillance afin de suivre les améliorations des politiques, des programmes et des pratiques en faveur de l’allaitement maternel.

À l’occasion de la fête des Mères, fixée en mai dans plus de 128 pays, la campagne « Pour chaque enfant, une chance de vivre » célèbre les mères et les nourrissons et leur droit à être accompagnés pendant la grossesse et l’accouchement, et après la naissance.

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Note aux rédactions :

Téléchargez le rapport ainsi que les documents multimédias ici. Pour consulter des portraits de mères et de nourrissons du Pérou, du Mali, de Mongolie et du Bangladesh réalisés par la photographe primée Ilvy Njiokiktjien, cliquez ici.

Pour consulter la liste complète des pays, cliquez ici.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail auprès des enfants : www.unicef.org. Découvrez la campagne Pour chaque enfant, une chance de vivre.

Suivez l’UNICEF sur Twitter et Facebook.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Sabrina Sidhu, UNICEF New York, +1 917 4761537, ssidhu@unicef.org 

Cindy Thai Thien Nghia, UNICEF Tchad, +235 63 85 64 36, cthaithiennghia@unicef.org

* L’analyse s’appuie sur les données ventilées issues des bases de données mondiales de l’UNICEF pour 73 pays pendant la période 2010-2017.

** Les hôpitaux ou maternités amis des bébés offrent un accompagnement à l’allaitement de qualité et réunissent les dix conditions pour le succès de l’allaitement de l’initiative Hôpitaux amis des bébés.

TRANSITIONING BACK WITHIN COMMUNITIES AFTER BOKO HARAM

With the contribution from the Government of Japan, UNICEF supports the protection of children affected by the Lake Chad crisis, offering them the means to relieve their trauma, reunify with their family and reintegrate safely in their community.

From one village to another, the story is often similar. Not a lot more than 10 year-old when their life was suddenly disrupted by Boko Haram entering their communities, killing and forcefully enrolling villagers and their children.

Return to normal life after Boko Haram is however not a straight and easy path. Unaccompanied children on the move are indeed most at risk of the worst forms of abuse and harm, and reintegration in communities that have been themselves affected by the conflict, creates further obstacles.

With the aim of creating the conditions needed for children to relieve their trauma and reintegrate safely in communities, UNICEF has supported the Ministry of Women, Family and National Solidarity in establishing a transitional care center (TCC) in Bol (Lake Chad Region). Since the end of 2016, 105 children have been reintegrated through the TCC, receiving psycho-social care but also family tracing and reunification services and training.

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« I do not wish any other child to live what I lived. With Boko Haram, finding food was difficult and we were living in constant fear. We missed our family and we had no freedom. This without mentioning the unending bombing and death. I stayed more than a month at the TCC where they gave me blankets, clothes and trained me in stitching. Today I am back with my family, and even if there is not much, I eat well and manage as fisherman to provide for my needs. » Djaba*, 16 year-old, reintegrated in his community about a year ago.

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« I really liked being at the TCC as we were having a safe and peaceful life. We played football, cards, were eating well and having a bath whenever we wanted. Sometimes I even miss the TCC. Back in Melea, adults accepted me right away, but children used to run away from me. I stayed a month at home doing nothing, until I started farming after seeing other youth doing so. My grand-mother gave me this field and the TCC members who come one or two times a month, bring me seeds for my field. I have already harvested 2 times, and with the money from the sell I bought clothes, a cell phone and some other products to meet my basic needs. »  Oumar*, 16 year-old, fled Boko Haram with another youth in 2015 and spent 5 months in school with the military before being sent to the TCC end of 2016.

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« My contribution is not material. I helped children to reintegrate their communities and encourage them to go to school. I talk with communities for them to understand and accept the children back. To work as fisherman, you have to pay a ‘tax’ to authorities but after I talked to them they understood the vulnerability of these children and agreed they should not pay this ‘tax’ » Abakar Mara Adam, land chief, has engaged to support reintegration of children in the community. Preparing communities that have themselves been affected by the conflict is critical. The TCC has been liaising with communities to ensure children are properly attended for and reintegrated.

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« I told the Social Delegate I wanted to do some trade to help my mother, and the TCC helped me building the kiosk here and gave me a small start-up grant to buy basic products. Thank god, products such as flour and sugar sells well. I manage to sell 2 bags of sugar and 50 kg of rice per week, which is enough to live and feed back into our ‘business’. I am quite happy with my situation and I hope to become a big trader here or back in our island when calm will come back. » Moussa, 14 year-old, asked to be reunified with his mother, his sister and 3 brothers.

Boko Haram crisis has severely affected the lives of hundreds of thousands of families within the Lack Chad region, uprooting girls and boys from their villages and communities and increasing their vulnerability to violence and harm. In 2017, with the contribution of the Government of Japan, UNICEF and his partners have provided psychosocial support to 15,313 children refugees, displaced or associated with armed group, supported family reunification and reintegration services for 122 unaccompanied and separated minors, trained and accompanied the establishment of 20 community-based protection mechanisms, and educated 27,384 people on mine risks.