A Mongo, des solutions simples pour la santé des enfants

Par Badre Bahaji

En entrant chez Adama Souleymane, on voit bien qu’aucun détail n’est laissé au hasard, sa petite maison cachée dans un recoin d’un des nombreux quartiers de Mongo est magnifiquement entretenue. Son petit jardin est décoré avec des matériaux de récupération et son intérieur modeste est ravissant et coloré. Au fond de la pièce, une grande natte et quelques matelas, au-dessus desquels est attachée une grande moustiquaire. C’est là qu’ Adama et sa famille dorment.

Ses trois enfants sont rayonnants. Lorsqu’on demande à Adama quel est son secret pour avoir des enfants en si bonne santé, elle répond instinctivement : « il n’y a pas de secret mais des solutions simples à la portée de tout le monde ! » A 25 ans, Adama Souleymane vit de petits commerces de céréales vendus sur le marché de la capitale du Guera. Elle appartient à un groupement féminin qui participe régulièrement aux différentes sessions de sensibilisation organisée par la CELIAF.

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« Chez moi je traite l’eau pour tuer tous les microbes et éviter que mes enfants aient la diarrhée. Mes enfants mangent aussi la bouillie enrichie. C’est simple, on trouve tout sur le marché, cela revient un peu plus cher, mais ça me couterait encore plus de m’occuper d’enfants malades » dit-elle.

« Nous dormons tous sous une moustiquaire, et lorsque je dis à mes amies que cela fait cinq ans que nous n’avons pas eu le paludisme dans mon foyer, elles ne me croient pas. » Elle ajoute : « Tous les jours, je vois des femmes amener leurs enfants à l’hôpital à cause de la malnutrition ou du paludisme. Mes enfants dorment sous moustiquaire et mangent la bouillie enrichie, Dieu merci, ils sont en parfaite santé. »

Maimouna Moussa est la Présidente de la CELIAF à Mongo, native de la région, elle a dédié sa vie à la promotion de l’autonomisation des femmes et du bien-être des familles. Aujourd’hui, trente femmes sont venues de toute la ville pour assister à une séance de démonstration sur trois pratiques familiales essentielles, à savoir le traitement de l’eau, l’utilisation de moustiquaires et la préparation de bouillie enrichie.

« En ce moment, beaucoup de familles passent leur temps dans les champs où ils boivent l’eau de mare. On est allé chercher cette eau sale et on l’a traité selon une méthode simple avec un peu d’eau de javel. Les femmes ont vu tout le dépôt qui restait, rempli de sable et de saletés, elles ne pouvaient pas croire que c’est ce qu’elles donnent à boire à leurs enfants tous les jours. C’est comme ça qu’on essaye de leur ouvrir les yeux, » raconte-elle.

Grâce à la formation de 32 relais communautaires, Maimouna Moussa espère voir un changement positif dans les années à venir. Adama Souleymane fait justement partie des 32 femmes relais communautaires formés par la CELIAF avec le soutien de l’UNICEF et du Fonds Français Muskoka. « Je transmets ce que j’ai appris maintenant. On profite des cérémonies de baptême, où il y a beaucoup de monde, pour prendre la parole et faire passer des messages sur la santé du nouveau-né » termine-t-elle, fièrement.

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