Encourager une culture des droits de l’enfant dans le corps judiciaire

Par Françoise Kadja Gou

Le Ministère de la Femme, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale et le Bureau International des Droits des Enfants au Canada (IBCR) et l’UNICEF ont formé 35 formateurs des Magistrats sur les droits et la protection de l’enfant, du 5 au 16 octobre 2015 à l’Ecole Nationale de Formation Judiciaire.

La formation des formateurs des magistrats sur les droits et protection de l’enfant vise à intégrer un cours sur les droits et la protection de l’enfant dans les programmes de formation de l’Ecole Nationale de Formation Judiciaire. Comme rappelé par le Secrétaire Général, représentant la Ministre de la Femme, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale : « L’intégration des droits et la protection de l’enfant dans la formation initiale des magistrats favoriseront l’appropriation par ces acteurs des compétences indispensables pour des pratiques professionnelles dans l’intérêt supérieur de l’enfant« .

Pour le représentant du IBCR Soumahoro Gbato : « cette formation est une étape capitale de l’initiative qui a commencé depuis 2013 grâce à l’excellente coopération entre le Gouvernement du Tchad et l’Unicef. Le Bureau International des Droits des Enfants est heureux et fier d’apporter son expertise en vue de promouvoir des droits des enfants au Tchad « .

A cet effet, pendant deux semaines, les participants, ont appris à enseigner cette discipline aux élèves magistrats, avec une emphase sur les techniques participatives d’enseignement des adultes, en vue de l’appropriation et de la pérennisation de ces formations.

La formation était axée sur quatorze sessions réparties comme suit : le développement de l’enfant, les facteurs qui influencent le développement de l’enfant, les acteurs de la protection de l’enfant, l’enfant en conflit avec la loi, la privation de liberté et les mesures alternatives, la protection des enfants victimes d’actes criminels, la communication avec l’enfant, les violences basées sur le genre, la place de la coutume dans la protection de l’enfant, éthique et déontologie et les différentes méthodes de formation participative.

Le Directeur Général de l’Ecole Nationale de Formation Judiciaire a saisi cette occasion pour souligner que son école a pour ambition non seulement de professionnaliser la formation mais surtout de personnaliser celle-ci de manière à ce chaque apprenant puisse bénéficier de connaissances et de savoir-faire supplémentaires. De tels partenariats constituent à n’en point douter des opportunités réelles pour un environnement plus protecteur des droits de l’enfant au Tchad .

Bakary Sogoba, responsable de la section protection de l’enfance à l’UNICEF, a quant à lui conclu par ses mots : « Nous accordons une attention particulière à cette formation de formateurs qui pour la première fois va permettre d’intégrer un module de quarante-cinq heures dans le curriculum de l’Ecole de la Magistrature. L’introduction de ce module comme partie intégrante du programme des écoles de la Magistrature participera, je l’espère, à la création d’une véritable culture des droits de l’enfant dans le corps judiciaire « .

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