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Guided by the Core Commitment for Children, UNICEF Chad strives for the realization of child rights in Chad. Women and children under 18 years old, who represent 57% of the total population of 11 million, have been particularly affected by the political instability and structural socioeconomic weaknesses that Chad has suffered since its independence. In addition, Chad has taken in refugees from Sudan and the Central African Republic, and hosts numerous internally displaced people. The country is also vulnerable to extreme weather events (partly because of climate change), particularly droughts and floods, which already represent a threat to the survival of the most vulnerable and marginalized children and women. Nevertheless, Chad is currently forging a new political stability both within and beyond its borders. This new context allows the government and its partners to launch the early recovery process and to plan longer-term investments in development. Moreover, increased government revenues, fed by oil revenue, are offering the opportunity to allocate additional resources to the country’s social sectors. To contribute to the realization of child rights in this complex context, UNICEF Chad concentrates its efforts on the following focus areas: - Child Survival and Development - Basic Education and Gender Equality - Child Protection - Strategic Communication: External Relations & Communication for Development (C4D) - Social Policy, Planning, Monitoring and Evaluation - Humanitarian Action and Emergency Response

Annour Djidda le « Super Papa » 💪🏽

L’UNICEF au Tchad a appuyé en fin avril, une campagne de Vaccination 💉 contre la Rougeole au Tchad afin de protéger les enfants de 6 mois à 9 ans pour sortir le pays de l’épidémie.

Nous sommes à Dourbali un Département de la Province du Chari Baguirmi au Tchad. Sous le grand arbre à l’angle de la maison du Chef de Canton, l’équipe des vaccinateurs accueille les petits enfants, pour la plupart accompagnés de leurs ainés, tous concernés par la cible de la vaccination.

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Séance de vaccination à Dourbali contre la Rougeole – ©UNICEF Tchad/2019/Ndal-lah

Dans cette ville, la population a été très marquée par l’épidémie de rougeole. Plus de 500 personnes ont été touchées par cette maladie, ce qui justifie cet engouement spécial de la population à accepter la vaccination sans trop de réticence. Pour elle, il n’est pas question que « Amkignègnè », (nom de la rougeole en arabe locale) fasse de nouvelles victimes.

Les mouvements se sont calmés, Annour Djidda, la trentaine révolue, s’approche avec ses trois enfants. Voir un père poser un tel acte est plutôt une image rare dans cette localité. Mais pour lui, il n’y a aucune gêne lorsqu’il s’agit de la santé de ses enfants.

Annour Djidda 35 ans
Annour Djidda un père de famille à Dourbali avec son fils – ©UNICEF Tchad/2019/Ndal-lah

« La rougeole a tué beaucoup d’enfants à Dourbali. C’est pourquoi j’ai décidé de venir personnellement avec mes enfants à la vaccination pour les protéger » Annour Djidda.

Malgré ses horaires de travail à la boulangerie qui l’occupent de 06h à 21h, il a pris une autorisation spéciale afin de conduire personnellement ses enfants et s’assurer qu’ils ont reçu la dose de vaccin nécessaire contre la rougeole.

La rougeole est une fièvre éruptive qui atteint le plus grand nombre d’enfants dans le monde. Elle se manifeste habituellement par une fièvre élevée, la conjonctivite, l’œdème des paupières, les yeux bouffis, l’écoulement nasal, la toux, la diarrhée, les vomissements etc. Ces complications sont à l’origine de la mortalité d’un grand nombre d’enfants.

Le Tchad est en situation d’épidémie de Rougeole depuis la fin du mois d’avril 2018. De 5 336 cas en 2018, le pays est passé à 9 009 cas au premier trimestre de 2019 avec 68 décès.

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Fannè Abakar après avoir reçu son vaccin contre la rougeole à Sénégal, un village aux alentours
De Dourbali – ©UNICEF Tchad/2019/Ndal-lah

Pour répondre à cette situation, le Ministère de la Santé Publique, en collaboration avec l’UNICEF et l’appui technique de partenaires tels que l’OMS, MSF, la Croix Rouge a lancé une campagne de vaccination dans neuf districts sanitaires du pays fortement affectés. Cette campagne qui s’est déroulée du 09 au 15 avril 2019, a permis de vacciner 648 656 enfants âgés de 6 mois à 9 ans, soit une couverture de 105% dont 41 262 zéro doses (6%) dans les districts de Laokassy (Logone Occidental), Massenya, Mandélia, Dourbali et Ba-illi (Chari Baguirmi), Mongo (Guéra), Moïssala (Mandoul) Pala (Mayo Kebbi Ouest) et Aboudéïa (Salamat).

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L’UNICEF soutient techniquement et financièrement le gouvernement du Tchad afin que chaque enfant reçoive les vaccins dont il a besoin pour sa santé grâce aux contributions du comité Américain pour l’UNICEF.

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Ma fille a été déclarée «complètement vaccinée»

Par Assane Moustapha, C4D Officer, UNICEF – Tchad

La cour du centre de santé urbain de Bol est bondée de femmes accompagnées de leurs enfants ce mercredi, le jour du marché de Bol. Ces femmes, pour la plupart venues de loin, se bousculent pour faire vacciner leurs progénitures.

La multiplication des séances de sensibilisation sur l’importance de la vaccination dans les différentes localités par les relais communautaires est à la base de cet engouement des mères d’enfants. Cette activité de communication est appuyée par l’UNICEF à travers le partenaire de mise en œuvre AFA (Association des Femmes Allaitantes) dans le district de Bol.

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©UNICEFChad/DEJONGH/2019

Parmi ces femmes, Falmata témoigne des avantages du programme élargi de vaccination, incluant la vaccination contre, entre autres, la tuberculose, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, la méningite, la diphtérie et la fièvre jaune.

Consciente des bienfaits de la vaccination de routine, Falmata Mahamat brave des conditions météorologiques et routières parfois difficiles pour venir au centre de santé urbain de Bol pour faire vacciner son enfant. Respectant scrupuleusement le calendrier vaccinal de sa fille Zeneba Djamal, âgée de 15 mois, le responsable du centre de santé l’a félicité pour sa détermination et sa ponctualité pour une cause noble, et a déclaré sa fille « complètement vaccinée ».

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© UNICEFChad/ASSANE/2019

Falmata, satisfaite de la prestation, nous dit sourire aux lèvres: « j’ai commencé à faire vacciner ma fille dès sa naissance et je réponds toujours au rendez-vous de l’infirmier. Ma fille n’est jamais tombée malade et elle grandit sans aucun problème de  santé ». Elle se dit être la porte-parole des femmes de son quartier et devient un relais potentiel pour sa communauté afin de convaincre celles qui émettent encore des doutes sur la vaccination.

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Le programme élargi de vaccination dans la Province du Lac est financé par la Bill & Melinda Gates Foundation.

Lutte contre le VIH, engager les jeunes dans le théâtre participatif pour induire des changements de comportements

Par Nancy Ndal-lah – Chargé de Communication pour le Développement – Unité VIH

« A Mao, faire du théâtre pour une fille n’est pas facile. Nous sommes stigmatisées par d’autres filles. Elles disent que nous sommes des filles faciles et les avons trahies. C’est pour cela que j’ai décidé de m’engager à la sensibilisation pour changer ces choses », Hadje Ibrahim Hissein, 22 ans a choisie de participer à la lutte contre le VIH à travers la caravane de théâtre participatif sur le VIH à Mao et Moussoro. Etre sur scène avec les hommes est plus qu’une prestation, c’est une manière de s’affirmer et de s’émanciper.

Dans le cadre des activités de changements de comportements en faveur de l’utilisation des services de prévention et de traitement du VIH, l’UNICEF avec l’appui financier de kfw, organise des caravanes de théâtre participatif dans les Provinces du Kanem et du Barh El Gazal. Considérant les difficultés d’accès aux outils de communication de masse comme la télévision ou la radio et combinée à un taux d’analphabétisme très élevé, le théâtre se révèle comme l’un des outils de communication les plus efficaces. A la fois orale, interactif et teinté d’humour, le théâtre parvient à créer un cadre propice à la diffusion des messages sur le VIH.

Hadje fait partie des 30 jeunes comédiens qui ont été sélectionnés au sein de leur communauté et formés pour conduire la caravane de théâtre participatif sur le VIH à Mao dans la Province du Kanem, localité située à plus de 300 Km au Nord-Ouest de N’Djaména la capitale du Tchad. Dans cette localité, la prévalence au VIH est de 0,7%, un taux légèrement en hausse dans le Barh El Gazal voisin c’est à dire 2,1%. Ces fortes prévalences se justifient du fait des échanges avec les pays voisins comme la Lybie, le Niger, le Soudan. Ceci renforcé par le faible niveau d’information, les pratiques traditionnelles néfastes et normes sociales qui retardent l’accès aux services de santé  par les femmes et les filles.

Vue des acteurs en prestation.JPG

Pendant 14 jours, les acteurs ont été formé aux techniques de mise en scène et ont adapté en langue locale (arabe et goranne) quatre pièces théâtrales sur la prévention du VIH en milieu jeune et adolescent, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la prise en charge des personnes vivant avec le VIH ainsi que des messages grand public avec l’appui de la compagnie théâtrale Hadre Dounia.

Après les derniers consignes sur le déroulé de la caravane, les jeunes comédiens sont tout excités pour leur première prestation. L’animateur les introduit, ils présentent la scène : Hadje joue le rôle d’une femme enceinte qui essaie de convaincre son mari à aller à l’hôpital pour les consultations prénatales mais aussi le dépistage au VIH afin de protéger leur enfant. Le public témoigne d’un grand intérêt pour les prestations.

Le public peut à la suite de la prestation interagir avec l’animateur pour poser des questions ou simplement participer aux jeux-questions et gagner des prix. Un peu plus loin, est installé un centre de dépistage mobile pour les personnes ayant adhéré aux messages et voulant se faire dépister parmi lesquels 411 hommes et 219 femmes. La plupart des femmes sont voilées et ne participent presque pas aux échanges. Elles suivent dans la discrétion et disparaissent aussitôt. Plus de 10 000 personnes en majorité des jeunes et adolescents (71 000 hommes et 3900 femmes) sont touchés par ces séances.

3. Séance de dépistage mobile.JPG

Au Tchad, l’épidémie du Sida constitue un problème majeur de santé publique et une menace pour le développement socioéconomique. Les résultats de l’EDS-MICS 2014-2015 ont montré que la prévalence nationale dans la population de 15-49 ans est de 1,6%, soit une réduction de plus de la moitié par rapport à celle de 2005 (3,3%). Cette situation présente des disparités de tous ordres : les femmes sont plus touchées que les hommes avec respectivement un taux de 1,8% et 1,3% ; la prévalence est sept fois plus élevée en milieu urbain (4,3%) qu’en milieu rural (0,6%). Toutefois, le milieu rural demeure peu privilégié en matière d’accès à l’information.

4. Mariam Abatcha gagnante du jeu-question.JPG

Des actions ciblées qui visent les communautés spécifiques parmi lesquels les jeunes, les femmes et les filles peuvent changer la situation comme le témoigne Mariam Abatcha, l’une des participantes au théâtre : « J’ai compris que les maris doivent laisser leurs femmes aller à l’hôpital et qu’il est important qu’une femme enceinte se dépiste pour éviter la maladie du sida à son enfant et se protéger aussi ».