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Guided by the Core Commitment for Children, UNICEF Chad strives for the realization of child rights in Chad. Women and children under 18 years old, who represent 57% of the total population of 11 million, have been particularly affected by the political instability and structural socioeconomic weaknesses that Chad has suffered since its independence. In addition, Chad has taken in refugees from Sudan and the Central African Republic, and hosts numerous internally displaced people. The country is also vulnerable to extreme weather events (partly because of climate change), particularly droughts and floods, which already represent a threat to the survival of the most vulnerable and marginalized children and women. Nevertheless, Chad is currently forging a new political stability both within and beyond its borders. This new context allows the government and its partners to launch the early recovery process and to plan longer-term investments in development. Moreover, increased government revenues, fed by oil revenue, are offering the opportunity to allocate additional resources to the country’s social sectors. To contribute to the realization of child rights in this complex context, UNICEF Chad concentrates its efforts on the following focus areas: - Child Survival and Development - Basic Education and Gender Equality - Child Protection - Strategic Communication: External Relations & Communication for Development (C4D) - Social Policy, Planning, Monitoring and Evaluation - Humanitarian Action and Emergency Response

7 000 nouveau-nés meurent chaque jour malgré une baisse constante de la mortalité des moins de 5 ans, selon un nouveau rapport

Au rythme actuel, entre 2017 et 2030, 30 millions de nouveau-nés mourront dans les 28 premiers jours de leur vie

NEW YORK/GENÈVE/WASHINGTON DC, le 19 octobre 2017 – Chaque jour en 2016, 15 000 enfants sont morts avant d’avoir atteint leur cinquième anniversaire, dont 46 % au cours des 28 premiers jours de leur vie, soit 7 000 nouveau-nés, selon un nouveau rapport des Nations Unies.

 Le rapport, intitulé Levels and Trends in Child Mortality 2017 (Niveaux et tendances 2017 en matière de mortalité infantile), révèle que le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans n’a jamais été aussi bas (5,6 millions en 2016, contre près de 9,9 millions en 2000), mais s’alarme de l’augmentation de la proportion des décès d’enfants de moins de 5 ans intervenus durant les 28 premiers jours de vie, qui est passée de 41 % à 46 % au cours de la même période.

« Quelque 50 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans ont été sauvés depuis 2000, ce qui témoigne du sérieux de l’engagement pris par les gouvernements et les partenaires du développement pour mettre fin aux décès évitables d’enfants », déclare Stefan Swartling Peterson, Chef, Santé à l’UNICEF. « Cependant, si nous ne déployons pas d’efforts supplémentaires pour empêcher que davantage de nouveau-nés ne meurent à la naissance ou dans les jours qui suivent l’accouchement, les progrès accomplis resteront incomplets. Nous disposons des connaissances et des technologies nécessaires, il ne reste plus qu’à les appliquer dans les régions qui en ont le plus besoin. »

Au rythme actuel, entre 2017 et 2030, 60 millions d’enfants, dont la moitié des nouveau-nés, mourront avant leur cinquième anniversaire, selon le rapport publié par l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé, la Banque mondiale et la Division de la population de la DAES, qui forment le Groupe interorganisations pour l’estimation de la mortalité juvénile.

La plupart des décès néonatals sont survenus dans deux régions : l’Asie du Sud (39 %) et l’Afrique subsaharienne (38 %). La moitié des décès comptabilisés a été enregistrée dans cinq pays : l’Inde (24 %), le Pakistan (10 %), le Nigéria (9 %), la République démocratique du Congo (4 %) et l’Éthiopie (3 %).

« Pour réussir à mettre en place une couverture sanitaire universelle et garantir qu’un plus grand nombre de nouveau-nés survivent et s’épanouissent, nous devons atteindre les familles marginalisées », explique le Dr Flavia Bustreo, Sous-Directeur général de l’OMS en charge de la santé de la famille, de la femme et de l’enfant. « Pour prévenir la maladie, les familles ont besoin de moyens financiers, de faire entendre leur voix et d’avoir accès à des soins de qualité. L’amélioration de la qualité des services et de la rapidité des soins prodigués pendant et après la naissance doit être hissée au rang de priorité. »

Selon le rapport, de nombreuses vies peuvent être sauvées en réduisant les inégalités dans le monde. Si tous les pays avaient réussi à enregistrer le même taux moyen de mortalité que celui des pays à revenu élevé, 87 % des décès d’enfants de moins de 5 ans auraient pu être évités et près de 5 millions de vies auraient pu être sauvées en 2016.

« En 2017, il est impensable que la grossesse et la naissance continuent de mettre la vie des femmes en danger et que 7 000 nouveau-nés meurent encore chaque jour », déplore Tim Evans, Directeur principal du pôle Santé, nutrition et population du Groupe de la Banque mondiale. « Le meilleur indice de la réussite de la couverture sanitaire universelle est la capacité de chaque mère à bénéficier de soins de santé qui soient non seulement faciles d’accès, mais aussi de qualité et abordables, afin de pouvoir garantir à son enfant et à sa famille une vie saine et productive. Pour répondre aux besoins des pays dans ce domaine, nous nous engageons à augmenter nos financements, notamment au moyen de mécanismes innovants comme le Mécanisme mondial de financement. »

La pneumonie et la diarrhée figurent en haut de la liste des maladies infectieuses qui ont coûté la vie à des millions d’enfants de moins de 5 ans dans le monde entier. Les deux maladies ont provoqué 16 % et 8 % de ces décès, respectivement. En 2016, les complications liées à une naissance prématurée ainsi que les complications liées à l’accouchement ou à la naissance étaient responsables de 30 % des décès néonatals. Outre les 5,6 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans, on comptabilise 2,6 millions de mortinaissances chaque année, dont la majorité aurait pu être évitée.

Il est possible de mettre un terme aux décès évitables d’enfants en facilitant le suivi de la grossesse et la prise en charge de l’accouchement par des professionnels de la santé qualifiés et en améliorant l’accès à des interventions vitales, telles que la vaccination, l’allaitement et la prise de médicaments peu onéreux, ainsi que l’accès à l’eau et à l’assainissement, des ressources dont restent privées les communautés les plus démunies dans le monde.

Pour la première fois, des données sur la mortalité des enfants de 5 à 14 ans ont été incluses dans le rapport, mettant en évidence d’autres causes de décès, comme les accidents et les blessures. Près d’un million d’enfants âgés de 5 à 14 ans sont morts en 2016.

« Ce nouveau rapport souligne les progrès remarquables accomplis depuis 2000 pour réduire le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans », déclare M. Zhenmin Liu, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales de l’ONU. « En dépit de ces progrès, de grandes inégalités persistent en matière de survie de l’enfant à travers les régions et les pays, en particulier en Afrique subsaharienne. Il suffit pourtant d’interventions simples et économiques, réalisées avant, pendant et immédiatement après la naissance, pour éviter de nombreux décès survenus à cet âge. Il est essentiel de réduire les inégalités et d’aider les nouveau-nés, les enfants et les mères les plus vulnérables si nous voulons réaliser l’objectif de développement durable consistant à mettre fin aux décès évitables d’enfants et à garantir que personne n’est laissé de côté. »

Le rapport souligne également les faits suivants :

  • en Afrique subsaharienne, selon les estimations, un enfant sur 36 meurt durant le premier mois de vie, contre 1 enfant sur 333 dans les pays du monde à revenu élevé. Le Tchad se situe 2ème sur la liste des pays ayant la plus haute mortalité néonatale ;
  • à moins que les progrès s’accélèrent, plus de 60 pays n’atteindront pas l’objectif de développement durable des Nations Unies consistant à mettre fin aux décès évitables de nouveau-nés d’ici à 2030, et la moitié d’entre eux n’atteindront pas non plus la cible de 12 morts néonatales pour 1 000 naissances vivantes d’ici à 2050. Plus de 80 % des décès néonatals survenus en 2016 ont été enregistrés dans ces pays.

 

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 Note aux rédactions

 Des images et b-roll de qualité sont disponibles ici pour diffusion. Le rapport est disponible pour téléchargement ici. 

À propos du Groupe interorganisations des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité juvénile

Le Groupe interorganisations pour l’estimation de la mortalité juvénile a été formé en 2004 dans le but de partager les données sur la mortalité de l’enfant, d’harmoniser les estimations au sein du système des Nations Unies, d’améliorer les méthodes d’estimation de la mortalité de l’enfant pour suivre les progrès accomplis au niveau des objectifs de survie de l’enfant et d’améliorer la capacité des pays à offrir en temps voulu des estimations correctement évaluées sur la mortalité infantile.

Le Groupe, dirigé par l’UNICEF, compte parmi ses membres l’Organisation mondiale de la Santé, le Groupe de la Banque mondiale et la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site http://www.childmortality.org.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail en faveur des enfants, veuillez consulter le site www.unicef.org/fr.

Suivez l’UNICEF sur Twitter et Facebook.

À propos de l’OMS

L’Organisation mondiale de la Santé est l’organisme de tutelle et de coordination de la santé au sein du système des Nations Unies. Elle est chargée de jouer un rôle directeur dans les affaires sanitaires à l’échelle mondiale, de déterminer les priorités de la recherche en matière de santé, de fixer les normes et les critères de santé publique, de définir des possibilités d’action fondées sur des bases factuelles, d’apporter son assistance technique aux pays, de suivre et d’évaluer les tendances sanitaires et d’améliorer la sécurité sanitaire dans le monde. Pour en savoir plus sur l’OMS et son travail, veuillez consulter le site http://www.who.int/fr. Suivez l’OMS sur Twitter et Facebook.

 À propos du Groupe de la Banque Mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale apporte aux pays en développement une aide financière et technique déterminante pour réaliser les objectifs consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée. Améliorer la santé est un aspect essentiel de la réalisation de ces objectifs. Le Groupe fournit des ressources financières, des analyses à la pointe du progrès et des conseils stratégiques qui permettent aux pays d’élargir leur accès à des soins de santé d’un coût abordable et de qualité, d’empêcher les populations de sombrer dans la pauvreté ou de s’appauvrir à cause de la maladie et de promouvoir l’investissement dans tous les secteurs qui sont les piliers de sociétés en bonne santé. Pour en savoir plus sur le Groupe de la Banque mondiale, veuillez consulter la page http://www.banquemondiale.org/fr/topic/health/overview. Suivez le Groupe de la Banque Mondiale sur Twitter.

À propos de la Division de la population des Nations Unies

La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies constitue l’une des principales sources d’information et d’analyse sur les tendances de la population mondiale. Elle héberge également un important centre de recherche en démographie qui soutient les processus intergouvernementaux dans le domaine de la population et du développement au sein des Nations Unies. La Division produit des estimations et des prévisions pour tous les pays, y compris des données essentielles pour le suivi des progrès accomplis en vue de la réalisation des objectifs de développement durable. Pour en savoir plus sur la Division de la population et son travail, veuillez consulter le site http://www.unpopulation.org.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Yemi Lufadeju, UNICEF New York, + 1 917 213 4034, glufadeju@unicef.org

Rita Wallace, UNICEF New York, +1917 909 9542, rwallace@unicef.org

Kimberly Chriscaden, OMS Genève, +41 79 603 1891, chriscadenk@who.int

 

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Girls standing against Child Marriage in DJAKO

In DJAKO returnee site in Chad, young girls dream of a better future

After the violence in the Central African Republic in 2013, more than 60,000 people have found refuge in Chad. Among them are refugees but also returnees such as those of the site of DJAKO which are close to the 1,500 people.

As in most camps in emergency situations, DJAKO also has its realities in terms of sexual and gender-based violence (SGBV), but the young girls who live there have taken charge of their lives and are struggling for a better future.

Fatouma Zakaria.15.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« I am against the marriage of children because before the age of 18, the body of the girl itself is not ready to endure a child. Moreover, for me the school is sacred, so every young girl must have the opportunity to continue schooling, whether in a refugee, returnee camp or elsewhere.  » Fatoumata Zakaria, 15, Djako returnee site.

Fane Mht.12.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« Marriage is not for children. How can a girl who is also a child give birth to another child without complications during pregnancy or childbirth ? It’s impossible, that’s why I say NO to child marriage! « Fane Mahamat, 12, Djako returnee site.

Khalia Mht Nour.17.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« Caring for a baby is an art that only mature women can do. My mother always told me that marriage is not for children, so she allowed my older sisters to get married only after they all three got their majority. « Khalia Mahamat Nour, 17, Djako returnee site.

Hapsita Yachoub.16.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« The younger the girl is, the less she knows how to take care of her home and her children and she risks many health problems that can even cause her death, and if she dies, to whom the fault ? And Law N⁰. 029 is there to punish recalcitrant parents.  » Hapsita Yakhoub, 16, Djako returnee site.

Nidjema Zakaria.11.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« For me, the most important thing for a girl is to continue with school to be a great lady tomorrow. A girl who is not old enough to marry will not even be able to care for her , still less of her baby, and put the life of the latter in danger (disease, malnutrition etc). « Nidjema Zakaria, 11, Djako returnee site.

Since the establishment of the camp, UNICEF and its partners have organized dozens of information sessions on combating child marriage by disseminating the Law N⁰ 029, which serves as a springboard to keep girls in school. Thanks to this, more than 200 girls in the returnee site of DJAKO have the opportunity to continue with their studies without worrying about anything else.

By DIGUERA Azoura

Les filles disent NON au « mariage des enfants » à DJAKO

Dans le site de retournés de DJAKO au Tchad, les filles rêvent d’un meilleur avenir

Après les violences encourues en 2013 en République Centrafricaine, on a dénombré plus de 60,000 personnes ayant trouvé refuge sur le territoire tchadien. On compte parmi eux des réfugiés mais aussi des retournés comme ceux du site de DJAKO qui avoisinent les 1,500 personnes.

Comme dans la plupart des camps en situation d’urgence, DJAKO a aussi ses réalités en terme de violences sexuelles et basées sur le genre (SGBV), mais les jeunes filles qui y vivent ont pris leur vie en main et luttent pour un avenir meilleur.

Fatouma Zakaria.15.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

Je suis vraiment contre le mariage des enfants car avant l’âge de 18 ans, le corps de la fille même n’est pas prêt à supporter un enfant. De plus, pour moi l’école est sacrée, alors toute jeune fille doit avoir l’opportunité de continuer d’aller à l’école, qu’elle soit dans un camps de réfugiés, retournés ou ailleurs”. Fatoumata Zakaria, 15, Djako.

Fane Mht.12.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

Le mariage n’est pas fait pour les enfants. Comment est-ce qu’une jeune fille qui, elle aussi est une enfant, peut donner naissance à un autre enfant sans avoir des complications pendant sa grossesse ou lors de l’accouchement ? C’est impossible, voilà pourquoi je dis NON au mariage des enfants!” Fane Mahamat, 12, Djako.

Khalia Mht Nour.17.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« S’occuper d’un bébé est un art que seules les femmes mures sont capables de faire. Ma mère m’a toujours dit que le mariage n’est pas fait pour les enfants. Voilà pourquoi elle a donné mes grandes sœurs en mariage seulement après qu’elles ait toutes les trois été majeures”. Khalia Mahamat Nour, 17, Djako.

Hapsita Yachoub.16.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« Plus la fille est jeune, moins elle sait s’occuper de son foyer et de ses enfants. Elle risque beaucoup de problèmes de santé qui peuvent causer même sa mort. Et si elle meurt, à qui la faute? Les parents bien sûr! Et la loi N*029 est là pour punir les parents récalcitrants”. Hapsita Yakhoub, 16, Djako.

Nidjema Zakaria.11.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« Pour moi, le plus important pour une fille c’est de continuer avec l’école pour être une grande dame demain. Une fille qui n’a pas l’âge requis pour se marier ne saura même pas s’occuper d’elle, moins encore de son bébé, et mettra la vie de ce dernier en danger (maladie, malnutrition etc.)”. Nidjema Zakaria, 11, Djako.

Depuis la mise en place du site en 2014, UNICEF et ses partenaires ont organisé des dizaines de séances d’information pour la lutte contre le mariage des enfants en divulguant la loi N*029 qui sert de tremplin pour maintenir les filles à l’école.

Grâce à cela, près de 200 filles dans le camps de retournés de DJAKO ont l’opportunité de continuer avec leurs études sans se soucier d’autre chose.

Par DIGUERA Azoura