Tous les articles par unicefchad

Guided by the Core Commitment for Children, UNICEF Chad strives for the realization of child rights in Chad. Women and children under 18 years old, who represent 57% of the total population of 11 million, have been particularly affected by the political instability and structural socioeconomic weaknesses that Chad has suffered since its independence. In addition, Chad has taken in refugees from Sudan and the Central African Republic, and hosts numerous internally displaced people. The country is also vulnerable to extreme weather events (partly because of climate change), particularly droughts and floods, which already represent a threat to the survival of the most vulnerable and marginalized children and women. Nevertheless, Chad is currently forging a new political stability both within and beyond its borders. This new context allows the government and its partners to launch the early recovery process and to plan longer-term investments in development. Moreover, increased government revenues, fed by oil revenue, are offering the opportunity to allocate additional resources to the country’s social sectors. To contribute to the realization of child rights in this complex context, UNICEF Chad concentrates its efforts on the following focus areas: - Child Survival and Development - Basic Education and Gender Equality - Child Protection - Strategic Communication: External Relations & Communication for Development (C4D) - Social Policy, Planning, Monitoring and Evaluation - Humanitarian Action and Emergency Response

Youth Advocate for adolescents in the fight against AIDS addresses the Chadian Nation

By Manuel Moreno Gonzalez N’DJAMENA, Chad, 1 December 2014 – 16-year-old Mani Djelassem Virgille stood confidently in a packed auditorium whilst addressing the Chadian nation as the recently appointed Youth Advocate for adolescents in the fight against AIDS.

“It is both an honor but also a great responsibility that I am prepared to carry the torch for the well-being of children and young people of my country,” she said in front of national television and more than 3,000 people who attended the World AIDS Day official ceremony in Chad´s capital, N´Djamena.

“I would humbly assure you that I will give the best of myself to be a worthy Youth Advocate. I promise to be a role model and to be an example through my academic performance and behaviour,” she added.

The First Lady of the Republic of Chad, Mrs Hinda Deby Itno, accompanied by several heads of agency of the United Nations in Chad, including UNICEF, WHO, UNAIDS and UNFPA and national associations fighting against HIV and AIDS officiated at this event. A number of activities took place, the highlight being the nomination of young Mani and, therefore, the delivery of her message.

Mani Djelassem Virgille receives her official certificate by the First Lady of Chad, Mrs Hinda Deby Itno, and UN Resident Coordinator, Mr Thomas Gurtner.
Mani Djelassem Virgille receives her official certificate by the First Lady of Chad, Mrs Hinda Deby Itno, and UN Resident Coordinator, Mr Thomas Gurtner.

“Like many millions of children around the world, I was infected with the HIV virus at birth. This infection was detected early and I therefore received the appropiated support. I was fortunate to frequently attend the Djenandoum Naasson Centre where I found medical, psychosocial and peer support with children and adolescents in the same situation as me. Thanks to this, I am pleased to be here with you today.”

Mani lost her mother at a very tender age due to the HIV virus. She was born in Yaoundé, Cameroon, and lived with her father Djelassem Sakor until she was 11 years old, when the family decided she should move to Chad to stay with his father’s brother and current guardian Djelassem Sakor. When she arrived to Moundou, a village located in southern Chad, she started to attend the UNICEF-supported Djenandoum Naasson Centre, which provided the necessary support and care she needed.

The Chadian government and its partners have made significant progress to provide free AIDS treatment and access to health care services for people living with HIV throughout the country. Between 2005 and 2013, the number of people receiving treatment has tripled, yet there is a need to reinforced planning of national HIV strategies and policies to target children and adolescent.

“We must do everything so that all the children of Chad and the world have the chance I had. This will only be possible if we work together to prevent transmission of HIV from mother-to-child, to prevent new HIV infections among young people and encourage them to get tested to know their HIV status,” she stated.

Mani will be working during 2015 with UNICEF to support Government’s effort in the fight against the virus and also to advocate for the rights of people and adolescents living with HIV.

“We must also fight against the stigmatization of people living with HIV. We carry the virus, of course, but we are people like you, we have the same rights and duties. One of our priorities will be to work with adolescents and young people living with HIV to ensure their empowerment and giving them confidence to face life,” she concluded.

Publicités

Interview de Roukika l’artiste porte-parole pour la promotion des droits de l’enfant

Propos recueillis par Aysha Nour

Quelles étaient vos premières  impressions suite à votre nomination en tant que artiste porte-parole des droits de l’enfant pour l’UNICEF TCHAD ? Que représente pour vous ce titre ?

Ma première impression est qu’une grande mission m’est confiée. Celle d’apporter ma pierre et une touche particulière aux actions de sensibilisation et de conscientisation relative aux droits des enfants. Ce titre m’engage à porter haut et sans relâche la voix des enfants.

Quelles sont les raisons qui vous ont motivé à participer  au festival et particulièrement pour le ‘’Prix Spécial UNICEF’’ ?

En général, ma participation au Festival N’DjamVi est motivée par la volonté d’exprimer mon art et mon engagement. Cette fois-ci,  pour le ‘’Prix Spécial UNICEF ‘’, la pertinence du thème relatif aux droits des enfants m’a particulièrement motivée. En fait, j’ai vécu une enfance difficile dans une famille de 10 enfants. Cela n’a pas été  facile pour notre famille de joindre les deux bouts avec un père parti très tôt et une mère ménagère. Nous avons dû  affronter vents et marées  pour grandir. Voir les autres enfants revivre ce que j’ai vécu sans orientation me fait verser des larmes, et j’aimerais agir en faveur de ces enfants d’une manière ou d’une autre.

Comment voyez-vous votre engagement à travers votre positon d’artiste ?

Mon engagement en tant qu’artiste est d’utiliser le média qu’est la musique pour promouvoir  et faire respecter les droits des enfants partout dans le pays.

Roukika lors d'une prestation au festival N'DJAM VI
Roukika lors d’une prestation au festival N’DJAM VI

Vous êtes élu pour un mandat d’une année, quelles actions souhaitez-vous mener pour promouvoir les droits de l’enfant au Tchad ?

Je souhaite réaliser diverses activités visant à promouvoir la participation et l’expression des jeunes, des concerts de bienfaisance et faire des séries des tournées de sensibilisation et d’information accompagnée de débats et d’échanges sur le respect des droits des enfants par rapport aux problématiques propres aux différentes régions  (enfants bouviers, excisions, travail dans les mines d’or, enfants réfugiés et déplacés, mariage précoce).

Quel objectif aimeriez-vous atteindre à la fin de votre mandat ?

J’espère pouvoir à la fin de mon mandat transmettre des messages,  connaissances et des informations sur les droits de l’enfant et faire prendre conscience à toutes les personnes l’importance de les respecter.

Je vous remercie pour cet entretien. Pouvez-vous finir par un message particulier à destination de tous ces enfants dont la cause vous interpelle ?

« Coucou les amis mes oreilles sont grandement ouvertes pour vous, criez autant que vous pouvez je le porterais loin, plus loin autant que je peux vos voix…!»

 

Au Tchad, près d’un million d’enfants bénéficient de l’appui du projet de revitalisation de l’éducation de base

Par Andry Ramananarivo

Le jeune Mbaiassem Hubert fait partie de ceux qui ont étudié dans les écoles de fortune de son quartier de Quinze ans. Il fait partie de ceux qui croient que l’éducation des jeunes dans un pays comme le Tchad a un pouvoir de changer considérablement leurs vies et celles de ceux qui les entourent.

Hubert est âgé de 14 ans et étudie en classe de Cours moyen 2 à l’Ecole de Quinze ans de Moundou, dans le sud du Tchad. Une école que l’UNICEF, avec l’appui de la Fondation Qatar pour l’éducation, les sciences et le développement communautaire et le Partenariat Mondial pour l’Education (PME), a construit 12 salles de classes en matériaux durable et équipées en tables et  bancs. Auparavant, les salles de classes de cette école étaient en paille et les briques servaient de bancs pour les enfants de 7h à midi.

L'ecole primaire Quinze ans de Moundou
L’ecole primaire Quinze ans de Moundou

« J’avais toujours mal au dos quand je rentrais à la maison après les cours car on s’asseyait sur les briques pour étudier. Mais aujourd’hui, on a le confort en classe grâce aux tables et aux bancs » nous raconte Hubert.

Hubert fait partie des élèves qui travaillent bien à l’école selon son enseignante. C’est un élève très participatif. Quand on regarde ses cahiers, il est très soigné. « Ça n’a pas toujours été le cas » nous confie-t-il « en l’absence de table pour écrire, il était très difficile pour moi de soigner mes écritures. De fois, je n’arrive même pas à relire ce que j’ai écrit en classe »

« Quand je vois le changement au niveau de mon école, je ne peux qu’être joyeux » nous lance Hubert avec un sourire plein les lèvres.

Grâce à l’appui du PME et la Fondation Qatar, le Gouvernement du Tchad a implanté un projet pour la revitalisation de l’éducation de base au profit de près d’un million d’enfants. Cet appui financier permettra à l’UNICEF de construire environ 1690 salles de classe et la mise en place des centaines de points d’eau et de latrines. En plus de la formation des enseignants, l’UNICEF fournit également des kits d’enseignements et d’apprentissages. Des milliers de livres de lecture et de guides pédagogiques seront distribués à travers le pays.