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Guided by the Core Commitment for Children, UNICEF Chad strives for the realization of child rights in Chad. Women and children under 18 years old, who represent 57% of the total population of 11 million, have been particularly affected by the political instability and structural socioeconomic weaknesses that Chad has suffered since its independence. In addition, Chad has taken in refugees from Sudan and the Central African Republic, and hosts numerous internally displaced people. The country is also vulnerable to extreme weather events (partly because of climate change), particularly droughts and floods, which already represent a threat to the survival of the most vulnerable and marginalized children and women. Nevertheless, Chad is currently forging a new political stability both within and beyond its borders. This new context allows the government and its partners to launch the early recovery process and to plan longer-term investments in development. Moreover, increased government revenues, fed by oil revenue, are offering the opportunity to allocate additional resources to the country’s social sectors. To contribute to the realization of child rights in this complex context, UNICEF Chad concentrates its efforts on the following focus areas: - Child Survival and Development - Basic Education and Gender Equality - Child Protection - Strategic Communication: External Relations & Communication for Development (C4D) - Social Policy, Planning, Monitoring and Evaluation - Humanitarian Action and Emergency Response

UNICEF Advocates joined hands to support HIV/AIDS prevention interventions both in Ethiopia and Chad

UNICEF Ethiopia

By Wossen Mulatu

Group photo at Addis Ketema Youth Centre with visitors from UNICEF Chad. Group photo at Addis Ketema Youth Centre with visitors from UNICEF Chad: Mani Virgille Djelassem, 16 years old and UNICEF Chad’s Youth Advocate, Far left and Tommy T. Gobena, UNICEF Ethiopia supporter, centre red shirt. ©UNICEF Ethiopia/2015/Baiguatova

27 January 2015: UNICEF Chad’s Youth Advocate, 16 year old Mani Virgille Djelassem, and UNICEF Ethiopia Supporter- Tommy T. Gobena visited the Addis Ketema Youth Centre and its HIV prevention activities today.

The Chadian National Council for the fight against AIDS, in collaboration with UNICEF Chad, nominated the 16-year-old Mani as a National Youth Advocate to intensify the communications activities around the issue of HIV/ AIDS among youth and adolescents. Her appointment was officially presented by the First Lady of Chad, Mrs Hinda Deby, during the celebration of World AIDS Day on 1st December last year.

Tommy T. Gobena, a bass player in ‘Gogol Bordello’- a renowned international…

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Mohamat Zanah: le miraculé

Par Charles Tayo Jiofack

Les récentes attaques de la section islamiste Boko Haram dans le Nord du Nigéria ont entraîné des déplacements de milliers de nigérians et de retournés tchadiens qui ont pris refuge sur le territoire tchadien. Parmi les personnes déplacées se trouvent des enfants non accompagnés.

Mohamat Zanah, un bébé de six mois est parmi la centaine d’enfants non accompagnés qui se trouvent dans les camps de réfugiés à Bagassola et dans d’autres villages tchadiens proches de la frontière avec le Nigeria. L’enfant semble être en bonne santé et sa tutrice, Haoua Nassirou, une réfugiée nigériane, rassure qu’il prend du lait artificiel depuis qu’il a été retrouvé dans la nuit, tout seul, pleurant sur le corps inerte de sa mère, tuée par les membres de la secte islamiste Boko Haram.

La jeune réfugiée raconte que l’attaque de Boko Haram dans son village Doro Baga a eu lieu au petit matin alors que le village s’apprêtait à se réveiller comme d’habitude. Elle a encore en mémoire les coups de feu tirés par les assaillants et surtout l’image des corps sans vie des personnes qu’elle connaissait très bien et avec qui elle avait vécu jusque-là.

Grâce à Allah, dit-elle, ses huit enfants et elle ont pu échapper à la tuerie pour rejoindre les bords du Lac Tchad où ils ont pris une pirogue pour se réfugier en territoire tchadien. C’est au cours de la fuite vers le lac, poursuit-elle, qu’elle a découvert un bébé pleurant sur le corps sans vie de sa mère. Malgré la difficulté qu’elle éprouvait déjà à trainer huit enfants dans la nuit, elle a décidé de prendre le petit garçon avec elle. ‘Je ne pouvais pas l’abandonner’ dit-elle en le regardant avec affection. Depuis cette fameuse nuit où leurs destins se sont croisés, elle prend soin de lui autant qu’elle le fait de sa dernière fille qui est née il y a juste trois semaines.

Mohamat Zanah et les autres enfants non accompagnés ont désormais un abri et sont en sécurité dans des familles d’accueil. Pour l’instant, le souci majeur de la jeune maman est de nourrir et de soigner les deux nourrissons dont elle a la charge. Elle et son mari ont tout perdu et ne dispose pas de moyens financiers pour subvenir aux besoins de leur famille. Malgré tout cela, l’espoir existe. Le Gouvernement du Tchad et la communauté humanitaire sont à leur chevet et les réfugiés en sont reconnaissants. Mais au-delà de cette assistance nécessaire au vu de la situation actuelle, Haoua, comme d’autres réfugiés, rêve du jour où elle rentrera dans son village, un village pacifié où elle pourra continuer à éduquer ses enfants.

L’avenir des enfants non accompagnés ou même de ceux qui ont leurs parents auprès d’eux, dépend largement de l’évolution de la situation dans les mois à venir. ‘Si nous avons la chance de rentrer, je pourrais soit remettre le petit Mohamat Zanah à sa famille biologique ou alors le garder indéfiniment’, conclut Haoua.

Pour les responsables de la Delegation de l’Action Sociale et de l’UNICEF, l’exemple de Haoua Nassirou mérite d’être encouragé et émulé par d’autres personnes afin de redonner espoir aux nombreux enfants qui n’ont plus d’attache familiale suite aux différents conflits.