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Eradication de la Polio : 4,2 millions d’enfants à vacciner au Tchad 

Aucun cas de Polio n’a été enregistré au Tchad depuis près de cinq ans. Toutefois, les risques de réintroduction et de propagation de la maladie persistent.

N’Djamena, 25 Mars 2017 – Du 25 au 28 mars 2017, le Ministère de la Santé Publique, en étroite collaboration avec l’UNICEF et l’OMS, lance une campagne de vaccination contre la Poliomyélite ciblant 4,2 millions d’enfants entre 0 et 5 ans dans l’objectif de son éradication totale au Tchad.

« La polio est une maladie pouvant avoir des conséquences irréversibles pour un enfant faute de vaccination complète. Un enfant non vacciné peut contaminer jusqu’à deux cents enfants autour de lui. A l’inverse, un enfant complètement vacciné est protégé de tout risque d’invalidité et de paralysie à vie, » a déclaré Mme Ngarbatina Carmel Soukate, Ministre de la Santé Publique, appelant tous les parents à faire vacciner leurs enfants en bas âge.

Entre 2010 et 2016, 51 campagnes de vaccination contre la polio ont été organisées, touchant une moyenne d’environ 4 million d’enfants de moins de 5 ans par campagne nationale. Sur le vaste territoire tchadien, plus de 5 000 mobilisateurs sociaux (crieurs et relais communautaires) et plus de 25 000 vaccinateurs ont été impliqués à chaque campagne nationale et plus de 154 millions de doses de vaccins ont été utilisées pendant toute la période.

« L’éradication totale de la poliomyélite en Afrique est pourtant, à portée de main au cours des prochaines années. Pour y arriver, la mobilisation de l’ensemble des autorités gouvernementales, traditionnelles et religieuses ainsi que celle de la population est essentielle, » a ajouté le Représentant de l’OMS au Tchad, Dr Jean-Bosco Ndihokubwayo.

Depuis juin 2012, aucun cas de poliovirus sauvage n’a été déclaré au Tchad. Toutefois, une nouvelle menace a refait surface dans la région avec la découverte de nouveaux cas en 2016 dans l’Etat de Borno au Nord-Est du Nigeria. Compte tenu de mouvements de population dans cette région proche du Lac Tchad et de la faible couverture vaccinale des enfants, les risques de contamination sont très importants.

« La vaccination est particulièrement importante pour les familles les plus difficiles à atteindre et qui ne disposent pas d’informations suffisantes sur la vaccination. Il n’existe pas de traitement contre la polio, la maladie peut être évitée uniquement par la vaccination. Aucun enfant ne devrait souffrir de cette maladie dévastatrice, » a conclu le Représentant de l’UNICEF au Tchad, M. Philippe Barragne-Bigot.

Cette campagne de vaccination est encadrée dans un programme synchronisé dans 13 pays d’Afrique et fait partie des mesures urgentes pour mettre définitivement fin à la poliomyélite sur le continent. Tous les enfants de moins de cinq ans de ces pays – Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sierra Leone et Tchad – seront simultanément vaccinés dans le cadre d’un effort coordonné pour renforcer l’immunité des enfants contre la poliomyélite à l’échelle continentale. Plus de 190 000 vaccinateurs vont vacciner plus de 116 millions d’enfants pour faire disparaître le dernier bastion de la poliomyélite en Afrique.

Note aux Rédacteurs

L’effort de l’éradication de la poliomyélite au Tchad se déroule sous l’égide de l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (GPEI) et implique de nombreux partenaires, y compris les donateurs. L’Union Européenne, les gouvernements du Japon, du Canada et des Etats Unis, ainsi que des partenaires mondiaux tels que la Fondation Bill et Melinda Gates, GAVI alliance, le Rotary International et les Center for Disease Control and Prévention, (CDC) joue un rôle clé dans le financement des interventions d’éradication de la poliomyélite.

Pour plus d’informations sur la campagne, veuillez contacter :

Nadji Ndoumanbe Kaldor I Attaché de presse I Ministère de la Santé Publique I

+235 66 43 7492 I nadjikaldor@yahoo.fr I www.sante-tchad.org

Maria Fernandez I Chef de la Communication I UNICEF Tchad I

+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org I www.unicef.org/chad

Jonas NAISSEM I Chargé de l’Information et de la Promotion de la santé I OMS Tchad I

+235 66 29 47 20 I naissemj@who.int I www.who.int/country/tcd/fr

 

Près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones aux ressources en eau extrêmement limitées d’ici à 2040 – UNICEF

Les enfants les plus pauvres seront les plus durement touchés à mesure que les changements climatiques aggravent la crise de l’eau

 Photos et vidéos disponibles ici : http://weshare.unicef.org/Package/2AMZIFDMEO9

Télécharger le résumé du rapport : Soif d’avenir: l’eau et les enfants face aux changements climatiques

 New York- N’Djamena, le 22 mars 2017 – Près de 600 millions d’enfants – soit un enfant sur quatre à l’échelle mondiale – vivront, d’ici à 2040, dans des zones où les ressources en eau seront extrêmement limitées, d’après un rapport de l’UNICEF publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.

Ce rapport, intitulé Soif d’avenir: l’eau et les enfants face aux changements climatiques, examine les menaces qui pèsent sur la vie et le bien-être des enfants du fait de l’épuisement des sources d’eau salubre, ainsi que la contribution des changements climatiques à l’intensification de ces risques dans les années à venir.

« L’eau est essentielle ; sans elle, il n’y a pas de croissance. Mais dans le monde entier, des millions d’enfants n’ont pas accès à l’eau salubre, ce qui met en péril leur existence, nuit à leur santé et compromet leur avenir. Cette crise ne cessera de s’aggraver si nous ne prenons pas dès maintenant des mesures collectives », déclare le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake.

D’après le rapport, 36 pays connaissent actuellement des niveaux extrêmement élevés de stress hydrique, situation qui se produit quand la demande d’eau dépasse nettement les réserves renouvelables d’eau disponibles. La hausse des températures, la montée du niveau de la mer, la multiplication des inondations et des sécheresses et la fonte des glaces nuisent à la qualité et à la quantité d’eau disponible, ainsi qu’aux systèmes d’assainissement.

L’accroissement de la population, l’augmentation de la consommation d’eau et la hausse de la demande due en grande partie à l’industrialisation et à l’urbanisation épuisent peu à peu les ressources en eau de la planète. Dans de nombreuses régions, des conflits menacent également l’accès à l’eau salubre des enfants.

Tous ces facteurs obligent les enfants à utiliser de l’eau insalubre, ce qui les expose à des maladies potentiellement mortelles, comme le choléra et la diarrhée. Dans les zones en proie à la sécheresse, de nombreux enfants consacrent plusieurs heures par jour à la collecte de l’eau, ce qui les prive de la possibilité d’aller à l’école. Les filles en particulier courent alors le risque d’être agressées.

D’après le rapport, les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables seront les plus durement touchés par l’aggravation du stress hydrique, alors que des millions d’entre eux vivent déjà dans des zones où ils n’ont qu’un accès restreint à l’eau salubre et à l’assainissement.

Le rapport signale également que :

  • Jusqu’à 663 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à des sources d’eau adéquates et 946 millions pratiquent la défécation à l’air libre ;
  • Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées liées à des problèmes d’eau, d’hygiène ou d’assainissement ;
  • À l’échelle mondiale, les femmes et les filles consacrent 200 millions d’heures chaque jour à la collecte d’eau.

Au Tchad, seulement une personne sur deux à accès à l’eau potable et une sur sept dispose d’un assainissement amélioré. Ce manque d’infrastructures a des conséquences très néfastes sur le développement et la santé des enfants.  Selon une étude de 2014 du programme Eau et Assainissement, chaque année, 9.000 décès d’enfants tchadiens sont dus à la diarrhée et presque 1 enfant sur 5 en soufre au quotidien (MICS 2015).

« Le Tchad a des ressources en eau souterraine importantes et qui doivent être mieux exploitées pour faire face aux aléas du changement climatique qui affectent toutes les régions du Tchad. L’accès à l’eau potable est un droit pour chaque enfant », explique Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad.

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Note aux rédactions :

Soif d’avenir: l’eau et les enfants face aux changements climatiques est le troisième d’une série de rapports publiés par l’UNICEF sur les conséquences des changements climatiques et leurs effets sur la vie des enfants. Ces rapports comportent des recommandations sur les moyens d’atténuer ces effets et de contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable ayant trait à l’action climatique. Les autres rapports s’intitulent : Assainissons l’air pour les enfants et Il est temps d’agir.

 

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/fr.

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Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Maria Fernandez, UNICEF Tchad + 235 66 36 00 42, mfernandez@unicef.org

 

 

MOUSTIQUAIRES IMPREGNEES : MEILLEUR REMPART CONTRE LE PALUDISME

N’DJAMENA, 21 Fevrier 2017–Distribuer 7 millions de moustiquaires à deux millions de ménages soit un total de 10 millions de bénéficiaires: c’est l’objectif de la troisième campagne de distribution de masse des Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide de Longue Durée d’Action (MILDA) lancée le 21 février à Koumra, dans le sud du Tchad.

Au cours de cette campagne les moustiquaires vont être distribuées sur 4000 sites par l’intermédiaire de 900 centres de santé dans 13 régions endémiques (Chari Baguirmi, Guera, Hadjer Lamis, Lac, Logone occidental, Logone oriental, Mandoul, Mayo Kebbi Est, Mayo Kebbi Ouest, Moyen Chari, Salamat, Sila et Tandjilé).

Au Tchad, le paludisme représente la première cause de décès (35,2%), d’hospitalisations (30,5%) et de consultations médicales (30,5%). En 2015, près de 800 000 cas ont été confirmés et plus de 1500 décès déclarés liés au paludisme. Plus de 43% des cas concernent les enfants de moins de 5 ans.

Pour lutter contre la pandémie, le gouvernement, à travers le Ministère de la Santé Publique, a adopté un Plan Stratégique National couvrant la période 2014-2018. De 2016 à 2018 le Fonds Mondial appuie financièrement le Tchad pour un montant de 57 583 180 Euros (près de 40 milliards de Francs CFA) pour la mise en œuvre du Programme d’appui à la lutte antipaludique au Tchad du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Associé à d’autres moyens de prévention, (traitement préventif chez la femme enceinte ou saisonnier chez les  enfants de moins de 5 ans) la moustiquaire imprégnée d’insecticide de longue durée d’Action (MILDA) est considérée comme le meilleur rempart contre le paludisme : dormir sous une moustiquaire imprégnée réduit de 50% l’incidence du paludisme et de 20 % la mortalité chez les enfants.

La ministre de la Santé publique, Ngarbatna Carmel Sou IV, se félicite du lancement de la 3eme campagne de distribution: « Grâce à l’appui du Fonds Mondial et au partenariat avec les Nations Unies, le gouvernement se fixe comme objectif d’atteindre la couverture universelle c’est-à-dire une moustiquaire imprégnée pour deux personnes.  Les Tchadiens doivent saisir cette opportunité et dormir tous sous moustiquaire !»

La campagne de distribution de masse est une activité de prévention clé du Programme d’appui antipaludique au Tchad du PNUD. Ce programme comporte également la distribution d’un million de MILDA supplémentaires aux femmes enceintes et aux enfants lors des visites prénatales et des vaccinations ; le traitement préventif intermittent de 500 000 femmes enceintes ; la chimio prévention de 500 000 enfants ; le diagnostic de 4 millions de cas suspects ; et le traitement par combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine de 3 millions de patients.

Madame Carol Flore Smereczniak, directrice pays du PNUD : « Le paludisme représente une sérieuse menace pour la santé publique au Tchad, car plus de 97 % de ses 12,8 millions d’habitants risquent de l’attraper. L’objectif de notre Programme d’appui antipaludique au Tchad est de contribuer, d’ici 2018, à la réduction de moitié de la morbidité et de la mortalité imputables au paludisme, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans qui comptaient pour plus de 43 % des 1,27 millions de cas recensés l’an dernier, et les femmes enceintes pour 8 % »

Pour réaliser cette campagne le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a apporté son appui logistique, Mary Ellen McGroarty, directrice pays du PAM: “Notre présence sur le terrain et notre expertise logistique nous permettent, en partenariat avec nos agences sœurs des Nations Unies, de soutenir le gouvernement tchadien dans sa lutte contre le paludisme au Tchad. A travers cette campagne, la première de cette ampleur, le PAM assure la réception, le stockage et la livraison de près de 7 millions de moustiquaires. »

 

« Le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité au Tchad et les enfants de moins de cinq ans sont parmi les plus affectés par cette maladie. Il ne faut pas non plus négliger les graves conséquences économiques du paludisme. Il ralentit la croissance et le développement économique et perpétue un cercle vicieux de pauvreté. L’UNICEF soutient le Gouvernement du Tchad dans la lutte antipaludique en assurant la mise en œuvre des activités préventives telles que la commande et l’acheminement des moustiquaires au Tchad pour les activités de routine, la Chimioprophylaxis Préventive Saisonnière ainsi que la prise en charge des cas avec l’objectif d’assurer la survie et le développement de chaque enfant, a conclu Celestin Traore, Chef du Programme Survie et Développement de l’Enfant, UNICEF Tchad.

 

 

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Pour plus d’informations :

Gael Ollivier, PNUD Chad : Coordonnateur Programme d’appui à la lutte antipaludique au Tchad (Palat) ; + 235 65 81 89 19 ; gael.ollivier@undp.org

Nathalie Magnien, WFP Chad :
+235 66 99 30 40; nathalie.magnien@wfp.org I www.wfp.org/countries/chad

Maria Fernandez, UNICEF Chad
+235 66 36 00 42 I mfernandez@unicef.org I www.unicef.org/chad