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UNICEF nomme la réfugiée syrienne Muzoon Almellehan comme ambassadrice de bonne volonté, une première historique

Muzoon s’est engagée pour l’éducation des filles après avoir fui la Syrie en 2013

Téléchargez des photos et vidéos ici : http://uni.cf/2rlg9Tn  

NEW YORK, N’DJAMENA, 19 juin 2017 – L’UNICEF a annoncé aujourd’hui, à la veille de la Journée Mondiale des Réfugiés, la nomination comme Ambassadrice de Bonne Volonté de Muzoon Almellehan, une jeune réfugiée syrienne de 19 ans engagée pour l’éducation. Cette nomination, qui intervient à la veille de la Journée Mondiale des Réfugiés, fait de Muzoon la plus jeune et la première personne ayant le statut de réfugié à devenir Ambassadrice de l’UNICEF.

Muzoon, qui a été soutenue par l’UNICEF quand elle vivait dans le camp de réfugiés de Za’atari en Jordanie, suit les traces de l’ambassadrice de bonne volonté Audrey Hepburn, qui a également été soutenue par l’UNICEF quand elle était enfant.

« Même quand j’étais petite, je savais que l’éducation était la clé de mon avenir, alors quand j’ai fui la Syrie, les seuls objets que j’ai pris avec moi étaient mes livres scolaires », a déclaré Muzoon. « En tant que réfugié, j’ai vu ce qu’il se passe lorsque les enfants sont forcés à se marier trop jeune ou à travailler, ils abandonnent l’école et mettent leur avenir en danger.  C’est pourquoi je suis fière de travailler avec l’UNICEF pour porter la voix de ces enfants et les inciter à rester à l’école ».

En 2013, Muzoon a fui le conflit en Syrie avec sa famille. Elle a passé près de trois ans en Jordanie, y compris 18 mois dans le camp de réfugiés de Za’atari, où elle s’est engagée personnellement pour que les enfants aillent à l’école et particulièrement les filles.

« Le courage et la force de Muzoon nous inspire tous. Nous sommes très fiers de l’avoir comme Ambassadrice pour l’UNICEF et les enfants du monde entier », a déclaré Justin Forsyth, directeur général adjoint de l’UNICEF.

Muzoon a récemment voyagé avec l’UNICEF au Tchad, un pays où trois fois plus de filles que de garçons vivant en situation d’urgence ne vont pas à l’école. Elle a rencontré des enfants qui ont dû stopper l’école à cause du conflit avec Boko Haram dans la région du Lac Tchad. Depuis son retour, Muzoon poursuit son plaidoyer pour ces enfants déracinés par la guerre pour que le grand public comprenne leurs défis, notamment l’accès à l’éducation.

Plus de 25 millions d’enfants de 6 à 15 ans vivant dans les zones de conflit ne vont pas à l’école. Pour les enfants réfugiés, seulement la moitié est inscrit à l’école primaire et un quart dans l’enseignement secondaire.

L’éducation en situation d’urgence est sévèrement sous-financée. Depuis 2010, moins de 2% du financement humanitaire a été consacré à l’éducation. 8,5 milliards de dollars sont nécessaires chaque année pour combler ce manque.

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CHIFFRES CLÉS

  • Partout dans le monde, près de 50 millions d’enfants ont été déracinés. 28 millions d’entre eux ont été chassés de leurs maisons par des conflits et des millions d’autres migrent dans l’espoir de trouver une vie meilleure et plus sûre.
  • Les enfants et les adolescents réfugiés sont cinq fois plus susceptibles d’être déscolarisés que leurs pairs non-réfugiés.
  • Les filles touchées par les conflits ont 2,5 fois plus de chances d’être déscolarisées que les garçons.
  • Les réfugiés passent en moyenne 17 ans de leur vie en déplacement, presque toute une enfance.

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Note aux editeurs:

L’éducation fait partie du plan d’action en six points que l’UNICEF a élaboré pour demander aux Gouvernements de protéger les enfants réfugiés. L’UNICEF exhorte le public à rejoindre les 3 millions de personnes déjà engagées pour défendre les enfants déracinés par la guerre, la violence et la pauvreté en soutenant cet agenda en six points :

  1. Protéger les enfants réfugiés et migrants, notamment les enfants non accompagnés, face à l’exploitation et la violence ;
  2. Mettre fin à la détention des enfants demandant le statut de réfugié ou migrants en introduisant un ensemble de pratiques alternatives ;
  3. Ne pas séparer les familles, le meilleur moyen pour protéger les enfants et leur donner un statut juridique ;
  4. Poursuivre l’éducation de tous les enfants réfugiés et migrants et leur donner accès à des services de santé et à d’autres services de qualité ;
  5. Exiger des mesures de lutte contre les causes profondes des mouvements à grande échelle de réfugiés et de migrants ;
  6. Promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation dans les pays de transit et de destination.

À propos de l’UNICEF 

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/fr

Suivez-nous sur Twitter and Facebook 

Pour plus d’informations :

Georgina Thompson, UNICEF New York, Tel: +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org

Christopher Tidey, UNICEF New York, +1 917 340 3017, ctidey@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, Tél: +235 66360042, mfernandez@unicef.org

 

 

Concours Média 2017 « Pour chaque enfant, une éducation de qualité »

La Maison des Médias du Tchad, en partenariat avec l’UNICEF, organise un concours destiné aux journalistes pour la production et diffusion d’articles et reportages autour du thème « Pour chaque enfant, Une éducation de qualité »

5 prix seront remis, à savoir :

  • Prix Radio
  • Prix Télévision
  • Prix Presse écrite
  • Prix Presse Numérique
  • Prix « Spécial Femmes » (candidatures réservées aux femmes pour radio, télévision, presse, numérique)

Téléchargez le règlement ici :Reglement-Concours_Medias_Education_2017

Il s’agit d’organiser un concours destiné aux journalistes pour la production d’articles autour du thème « Pour chaque enfant, une éducation de qualité » dans divers médias afin de mettre en avant leur engagement et d’inspirer le public à la défense de la cause des enfants.

Le concours vise à permettre aux journalistes de traiter de ce sujet et à rapporter les témoignages des acteurs de l’éducation (élèves, enseignants, autorités en charge de l’éducation, ou encore les parents d’élèves) pour engager un débat sur la formation des futures générations au Tchad.

Le concours est spécialement ouvert aux journalistes, chroniqueurs, producteurs, blogueurs. Il portera sur les œuvres réalisées entre le 1er janvier et le 31 octobre 2017.

Les œuvres doivent parvenir à la Maison des Médias du Tchad avant le lundi 31 octobre 2017 au plus tard à 15 heures. Le règlement est mis à la disposition des journalistes à la Maison des Médias. Les prix seront décernés à N’Djaména, le 20 novembre 2017, à l’occasion de la Célébration de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant.

Pour plus d’informations et pour consulter le règlement du concours, contactez :

Maison Des Médias Du Tchad
Quartier Moursal ; Rue 5010 carré 19 ; BP: 4392 N’Djaména-Tchad.

Tel : +235 62 54 87 11 ; E-mail : maison-medias-tchad@live.fr

Téléchargez le règlement ici Reglement-Concours_Medias_Education_2017

 

Flyer_Concours_Medias_Education_2017-FINAL

A chance to learn, for every child

“I believe girls and boys can equally succeed in school. We have women ministers, lawyers and doctors? Why not me?” Ashta Saleh lives in Gadjira near Mongo in Central Chad. This bright 12-years old girl aspires to a better future for herself and her community. « Traditionally, we are herders and farmers. Nobody around me has ever been school. I would like to be the first educated girl in the family, » she says. « I hope to continue my studies up to university to become an educated woman”.

“For my family, schooling is important, even for a girl. If I was not going to school, I would get bored. Some of my neighbors don’t go to school. They think it’s too late for them. I think that we should not miss the opportunity to learn,” Ashta said, before entering the class again.

The Gadjira public school got a fresh boost thanks to the Project of Revitalizing Basic Education in Chad (PREBAT) supported by Educate A Child. « Before the construction of the new classrooms, we used to seat on the floor in huts built of straw. After every windstorm, we had to repair them. Worse, during dry season, cows and goats used to disturb us as they were eating the straw of the school huts. We had to chase them ourselves, » says Ashta, smiling.

« In my school, the construction of two new classrooms and the distribution of learning materials prompted parents to massively enroll children. We passed from 240 to 350 children in one school year! There are still more boys than girls but we continue to raise awareness with the parents,” Amita, Amdjibaye, headmaster of the Gadjira Public School.

Fadila Hassan, 18, lives in a nomadic village named Kakara, located 12 km from the capital of Eastern Chad, Abeche. The Karaka public school got a fresh boost thanks to Project of Revitalization of Basic Education in Chad (PREBAT) supported by Educate A C

Started in 2013, the GPE-EAC co-funded project has gradually enhanced the intake capacity of primary schools, through the construction and equipment of over 1,500 classrooms making it possible for primary school children to study in an improved physical learning environment.

In Chad, education can nourish young minds, expand horizons and break the cycle of poverty. Education empowers girls to seek better health care during pregnancy, in childbirth and during their children’s early years. The results are reflected in lower levels of under-five mortality, improved health-care practices and later marriage. Children – especially girls – born to educated mothers are more likely to attend school, resulting in a cycle of opportunity that extends across generations.

Enrolment in primary education has continued to rise in Chad, but the pace of progress is slow. Around 50 per cent of children do not go to primary school and, for those in school, only one in four completes primary education. Schools are overcrowded and understaffed, with only 30 per cent of teachers properly qualified. Less than 20 per cent of children know how to read, write and do basic math by the time they leave primary school.

To overcome these challenges, the government, with the support of its partners including Educate A Child, is implementing a major program to strengthen basic education. Since 2013, the GPE-EAC co-funded project has gradually supported 290 primary schools, through the construction and equipment of 1,324 classrooms making it possible for some previously out-of-school 80,000 primary school age children to study in better conditions. In 2017, over 16,000 out-of-school children (OOSC) including 6,900 girls were newly enrolled.

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