Archives pour la catégorie EDUCATION

Girls standing against Child Marriage in DJAKO

In DJAKO returnee site in Chad, young girls dream of a better future

After the violence in the Central African Republic in 2013, more than 60,000 people have found refuge in Chad. Among them are refugees but also returnees such as those of the site of DJAKO which are close to the 1,500 people.

As in most camps in emergency situations, DJAKO also has its realities in terms of sexual and gender-based violence (SGBV), but the young girls who live there have taken charge of their lives and are struggling for a better future.

Fatouma Zakaria.15.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« I am against the marriage of children because before the age of 18, the body of the girl itself is not ready to endure a child. Moreover, for me the school is sacred, so every young girl must have the opportunity to continue schooling, whether in a refugee, returnee camp or elsewhere.  » Fatoumata Zakaria, 15, Djako returnee site.

Fane Mht.12.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« Marriage is not for children. How can a girl who is also a child give birth to another child without complications during pregnancy or childbirth ? It’s impossible, that’s why I say NO to child marriage! « Fane Mahamat, 12, Djako returnee site.

Khalia Mht Nour.17.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« Caring for a baby is an art that only mature women can do. My mother always told me that marriage is not for children, so she allowed my older sisters to get married only after they all three got their majority. « Khalia Mahamat Nour, 17, Djako returnee site.

Hapsita Yachoub.16.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« The younger the girl is, the less she knows how to take care of her home and her children and she risks many health problems that can even cause her death, and if she dies, to whom the fault ? And Law N⁰. 029 is there to punish recalcitrant parents.  » Hapsita Yakhoub, 16, Djako returnee site.

Nidjema Zakaria.11.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« For me, the most important thing for a girl is to continue with school to be a great lady tomorrow. A girl who is not old enough to marry will not even be able to care for her , still less of her baby, and put the life of the latter in danger (disease, malnutrition etc). « Nidjema Zakaria, 11, Djako returnee site.

Since the establishment of the camp, UNICEF and its partners have organized dozens of information sessions on combating child marriage by disseminating the Law N⁰ 029, which serves as a springboard to keep girls in school. Thanks to this, more than 200 girls in the returnee site of DJAKO have the opportunity to continue with their studies without worrying about anything else.

By DIGUERA Azoura

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Les filles disent NON au « mariage des enfants » à DJAKO

Dans le site de retournés de DJAKO au Tchad, les filles rêvent d’un meilleur avenir

Après les violences encourues en 2013 en République Centrafricaine, on a dénombré plus de 60,000 personnes ayant trouvé refuge sur le territoire tchadien. On compte parmi eux des réfugiés mais aussi des retournés comme ceux du site de DJAKO qui avoisinent les 1,500 personnes.

Comme dans la plupart des camps en situation d’urgence, DJAKO a aussi ses réalités en terme de violences sexuelles et basées sur le genre (SGBV), mais les jeunes filles qui y vivent ont pris leur vie en main et luttent pour un avenir meilleur.

Fatouma Zakaria.15.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

Je suis vraiment contre le mariage des enfants car avant l’âge de 18 ans, le corps de la fille même n’est pas prêt à supporter un enfant. De plus, pour moi l’école est sacrée, alors toute jeune fille doit avoir l’opportunité de continuer d’aller à l’école, qu’elle soit dans un camps de réfugiés, retournés ou ailleurs”. Fatoumata Zakaria, 15, Djako.

Fane Mht.12.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

Le mariage n’est pas fait pour les enfants. Comment est-ce qu’une jeune fille qui, elle aussi est une enfant, peut donner naissance à un autre enfant sans avoir des complications pendant sa grossesse ou lors de l’accouchement ? C’est impossible, voilà pourquoi je dis NON au mariage des enfants!” Fane Mahamat, 12, Djako.

Khalia Mht Nour.17.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« S’occuper d’un bébé est un art que seules les femmes mures sont capables de faire. Ma mère m’a toujours dit que le mariage n’est pas fait pour les enfants. Voilà pourquoi elle a donné mes grandes sœurs en mariage seulement après qu’elles ait toutes les trois été majeures”. Khalia Mahamat Nour, 17, Djako.

Hapsita Yachoub.16.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« Plus la fille est jeune, moins elle sait s’occuper de son foyer et de ses enfants. Elle risque beaucoup de problèmes de santé qui peuvent causer même sa mort. Et si elle meurt, à qui la faute? Les parents bien sûr! Et la loi N*029 est là pour punir les parents récalcitrants”. Hapsita Yakhoub, 16, Djako.

Nidjema Zakaria.11.cmprsd
UNICEF Chad/2017/Azoura

« Pour moi, le plus important pour une fille c’est de continuer avec l’école pour être une grande dame demain. Une fille qui n’a pas l’âge requis pour se marier ne saura même pas s’occuper d’elle, moins encore de son bébé, et mettra la vie de ce dernier en danger (maladie, malnutrition etc.)”. Nidjema Zakaria, 11, Djako.

Depuis la mise en place du site en 2014, UNICEF et ses partenaires ont organisé des dizaines de séances d’information pour la lutte contre le mariage des enfants en divulguant la loi N*029 qui sert de tremplin pour maintenir les filles à l’école.

Grâce à cela, près de 200 filles dans le camps de retournés de DJAKO ont l’opportunité de continuer avec leurs études sans se soucier d’autre chose.

Par DIGUERA Azoura

UNICEF nomme la réfugiée syrienne Muzoon Almellehan comme ambassadrice de bonne volonté, une première historique

Muzoon s’est engagée pour l’éducation des filles après avoir fui la Syrie en 2013

Téléchargez des photos et vidéos ici : http://uni.cf/2rlg9Tn  

NEW YORK, N’DJAMENA, 19 juin 2017 – L’UNICEF a annoncé aujourd’hui, à la veille de la Journée Mondiale des Réfugiés, la nomination comme Ambassadrice de Bonne Volonté de Muzoon Almellehan, une jeune réfugiée syrienne de 19 ans engagée pour l’éducation. Cette nomination, qui intervient à la veille de la Journée Mondiale des Réfugiés, fait de Muzoon la plus jeune et la première personne ayant le statut de réfugié à devenir Ambassadrice de l’UNICEF.

Muzoon, qui a été soutenue par l’UNICEF quand elle vivait dans le camp de réfugiés de Za’atari en Jordanie, suit les traces de l’ambassadrice de bonne volonté Audrey Hepburn, qui a également été soutenue par l’UNICEF quand elle était enfant.

« Même quand j’étais petite, je savais que l’éducation était la clé de mon avenir, alors quand j’ai fui la Syrie, les seuls objets que j’ai pris avec moi étaient mes livres scolaires », a déclaré Muzoon. « En tant que réfugié, j’ai vu ce qu’il se passe lorsque les enfants sont forcés à se marier trop jeune ou à travailler, ils abandonnent l’école et mettent leur avenir en danger.  C’est pourquoi je suis fière de travailler avec l’UNICEF pour porter la voix de ces enfants et les inciter à rester à l’école ».

En 2013, Muzoon a fui le conflit en Syrie avec sa famille. Elle a passé près de trois ans en Jordanie, y compris 18 mois dans le camp de réfugiés de Za’atari, où elle s’est engagée personnellement pour que les enfants aillent à l’école et particulièrement les filles.

« Le courage et la force de Muzoon nous inspire tous. Nous sommes très fiers de l’avoir comme Ambassadrice pour l’UNICEF et les enfants du monde entier », a déclaré Justin Forsyth, directeur général adjoint de l’UNICEF.

Muzoon a récemment voyagé avec l’UNICEF au Tchad, un pays où trois fois plus de filles que de garçons vivant en situation d’urgence ne vont pas à l’école. Elle a rencontré des enfants qui ont dû stopper l’école à cause du conflit avec Boko Haram dans la région du Lac Tchad. Depuis son retour, Muzoon poursuit son plaidoyer pour ces enfants déracinés par la guerre pour que le grand public comprenne leurs défis, notamment l’accès à l’éducation.

Plus de 25 millions d’enfants de 6 à 15 ans vivant dans les zones de conflit ne vont pas à l’école. Pour les enfants réfugiés, seulement la moitié est inscrit à l’école primaire et un quart dans l’enseignement secondaire.

L’éducation en situation d’urgence est sévèrement sous-financée. Depuis 2010, moins de 2% du financement humanitaire a été consacré à l’éducation. 8,5 milliards de dollars sont nécessaires chaque année pour combler ce manque.

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CHIFFRES CLÉS

  • Partout dans le monde, près de 50 millions d’enfants ont été déracinés. 28 millions d’entre eux ont été chassés de leurs maisons par des conflits et des millions d’autres migrent dans l’espoir de trouver une vie meilleure et plus sûre.
  • Les enfants et les adolescents réfugiés sont cinq fois plus susceptibles d’être déscolarisés que leurs pairs non-réfugiés.
  • Les filles touchées par les conflits ont 2,5 fois plus de chances d’être déscolarisées que les garçons.
  • Les réfugiés passent en moyenne 17 ans de leur vie en déplacement, presque toute une enfance.

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Note aux editeurs:

L’éducation fait partie du plan d’action en six points que l’UNICEF a élaboré pour demander aux Gouvernements de protéger les enfants réfugiés. L’UNICEF exhorte le public à rejoindre les 3 millions de personnes déjà engagées pour défendre les enfants déracinés par la guerre, la violence et la pauvreté en soutenant cet agenda en six points :

  1. Protéger les enfants réfugiés et migrants, notamment les enfants non accompagnés, face à l’exploitation et la violence ;
  2. Mettre fin à la détention des enfants demandant le statut de réfugié ou migrants en introduisant un ensemble de pratiques alternatives ;
  3. Ne pas séparer les familles, le meilleur moyen pour protéger les enfants et leur donner un statut juridique ;
  4. Poursuivre l’éducation de tous les enfants réfugiés et migrants et leur donner accès à des services de santé et à d’autres services de qualité ;
  5. Exiger des mesures de lutte contre les causes profondes des mouvements à grande échelle de réfugiés et de migrants ;
  6. Promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation dans les pays de transit et de destination.

À propos de l’UNICEF 

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/fr

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Pour plus d’informations :

Georgina Thompson, UNICEF New York, Tel: +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org

Christopher Tidey, UNICEF New York, +1 917 340 3017, ctidey@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, Tél: +235 66360042, mfernandez@unicef.org