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Ex-Boko Haram abductees bringing clean water to their communities

In the Lake Chad region, 1 in 3 people do not have access to safe drinking water. The crisis in the Lake Chad region has caused a massive displacement, with 1.3 million uprooted children who face a complex humanitarian situation.  

A new CERF-sponsored project aimed at responding to sanitation needs in communities has brought hope for some of the youth touched by violence while tackling protection and economic empowerment in an innovative way. 100 young people are now learning how to build 1,500 bio-sand filters that will benefit 11,000 community members. The group is also learning how to fix water points, make soap and build latrines in order to improve the Water, Sanitation and Hygiene (WASH) indicators in this region.

UNICEF Chad/2017/Bahaji

Among the trainees, there are four children abducted by Boko Haram who managed to escape. They are now starting a new life, like Amin Sani*, 17. “Overnight, my brother in law disappeared, joined Boko Haram and started harassing me. He was calling me on the phone all the time ordering me to join Boko Haram and threatening me. He told me that I would make money, that my mother was a sinner, and that I should join him in the fight, “remembers Amin.

“I was afraid that they would come to grab me. I took my stuff and left to my uncle’s place in Niger. On the way, I found some Boko Haram fighters. They detained me in an unknown forest and threatened me. From the first day, I was thinking of how I could escape. It took me 18 months, but I made it safe to the Chadian border,” he remembers.

UNICEF took care of Amin once released by the authorities. Like other 500 children who managed to escape from Boko Haram, he was taken to a transition center before being reunited with his family after a period of transition.

“During my time at the transition centre, I did a training in water pumps repair. When the water point in my village was broken, I helped the technician to fix it and made some money. Now I am learning how to make water filters and I am very proud to install these filters in the communities,” explains proudly Amin. “I have been sick because of dirty water so many times. If people drink clean water it will help a lot. I would like to work in the water sector, fixing water pumps, and build filters myself, even better ones,” he concludes smiling.

UNICEF Chad/2017/Bahaji

With the improvement of the security situation in some of the islands of the Lake Chad, displaced populations are starting to come back. The quality of the water in these islands is very low and over 80% of the population practice open defecation. Water-borne diseases are widespread, putting these areas at high risk of cholera epidemics.

On one hand, this training will help Amin and other trainees to hope for a brighter future. On the other hand, bio-sand filters will help cutting the number of diarrhea cases in half by eliminating 90% of the microbes. In Chad, diarrhea is one of the leading cause of death among children.

Providing clean water is therefore critical in reducing child mortality. The new CERF-sponsored project aims to respond to the immediate needs of the population in terms of access to clean water and promotion of good hygiene practices.

It also integrates protection through WASH activities by providing opportunities to youth abducted by Boko Haram with skills development in order to support them with income generation revenue activities. The main objective is to develop confidence and self-esteem among these young people affected by the Boko Haram conflict and support WASH sector locally.

*Name was changed

 

Mariage des enfants : une pratique coûteuse pour le Tchad

Les acteurs mobilisés en vue de l’élimination du mariage des enfants et de l’excision se concertent pour planifier les grandes actions à mener

N’DJAMENA, 5 juin 2017 – L’atelier de planification des activités de mise en œuvre de la Feuille de route sur le mariage d’enfants et les mutilations génitales féminines s’est ouvert ce matin à Darda, près de N’Djaména. Grâce à l’actualisation de cette feuille de route élaborée en 2015, différentes actions de mobilisation seront réalisées pour venir à bout de ces pratiques néfastes.

Le mariage des enfants illustre le fardeau extrêmement lourd supporté par les enfants les plus pauvres où la pratique est la plus courante. Le coût à payer est trop élevé pour la société qui a besoin que ces enfants deviennent des adultes productifs et autonomes. Mettre fin au mariage des enfants permettra de transformer la vie des communautés et d’engendrer des bénéfices pour tous.

« En 2016, au moins 250 cas d’excision pratiqués sur des filles âgées de moins de 18 ans ont été documentés dans les régions du Mandoul et du Logone Oriental, » a déclaré Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF. « Ces récits ne sont pas des faits divers mais une réalité dramatique que subissent les enfants au quotidien. »

Les différents acteurs du Gouvernement, du Système des Nations Unies, de la société civile et les leaders traditionnels et religieux se sont réunis à Darda pour faire le point sur les résultats acquis dans le cadre de cette feuille de route et discuter des bonnes pratiques et des perspectives d’avenir.

« Il est inacceptable que, de nos jours, le mariage des enfants soit encore encouragé. Cette pratique continue dans toutes nos régions, tout comme les mutilations génitales féminines, » a affirmé le président tchadien Idriss Deby Itno lors du lancement de la campagne en mars 2015. « Pour mettre fin à cette pratique, nous devons tous nous engager – parents, familles, responsables communautaires et religieux, décideurs et société civile. Nous devons être unis avec conviction dans cette lutte, » a-t-il ajouté.

Depuis l’adoption de la Loi 029/PR/2015 du 21 juillet 2015 portant interdiction du mariage d’enfants, la lutte contre le mariage des enfants et l’excision s’est imposée comme une priorité nationale au Tchad. C’est ainsi qu’une feuille de route nationale a été adoptée pour mettre en œuvre cette volonté politique d’éradiquer ces pratiques néfastes.

« Le mariage des enfants constitue une menace pour l’avenir des enfants, mais aussi pour le développement, la paix et la prospérité de leur famille, de leur communauté et du Tchad, » a conclu le Représentant de l’UNICEF.  « Mettre fin à cette pratique coûteuse nécessite la mobilisation de toutes les bonnes volontés du sommet de l’Etat jusqu’au niveau communautaire. Le temps presse et nous ne pouvons plus regarder ailleurs. »

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Note aux Editeurs :

Au Tchad, selon la synthèse de l’enquête réalisée dans le Mandoul, le Ouaddai et la Tandjilé sur le mariage des enfants, 2 filles sur 3 sont mariées avant l’âge de 18 ans, soit 68% des enfants. Le Tchad est cité parmi les 3 pays au monde ayant les taux les élevé de mariage d’enfants. Pour les mutilations génitales féminines, 44% des filles en sont victimes, selon les enquêtes MICS de 2010.

En 2015, le Tchad a promulgué une loi punissant de 5 à 10 d’emprisonnement et de 500.000 à 5 millions de FCFA toute personne qui contraint une mineure au mariage. La réforme du Code Pénal ayant permis l’interdiction du mariage des enfants a été adoptée par l’Assemblée Nationale, le 12 décembre 2016. L’âge légal du mariage au Tchad a été relevé de 16 à 18 ans.

À propos de l’UNICEF

 L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/fr

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Pour plus d’informations :

Achta Aboubakar Abderamane, UNICEF Tchad, Tél: +235 66310530, aabderamane@unicef.org

 

 

Conflit au Lac Tchad : flux alarmant d’enfants impliqués dans les attaques de Boko Haram cette année – UNICEF

Pour regarder le contenu multimédia : http://bit.ly/2omPHaU

Pour lire le photo essay : https://medium.com/p/29bec0ce2af0

DAKAR/NEW YORK/GENÈVE, le 12 avril 2017 – Le nombre d’enfants utilisés dans des attentats-‘suicides’ dans le conflit au Lac Tchad a atteint 27 durant le 1er trimestre de 2017 comparativement à 9 pour la même période l’an dernier.

« Pendant les trois premiers mois de cette année, le nombre d’enfants utilisés dans des attaques-suicides est à peu près le même que celui de l’année passée toute entière. C’est la pire exploitation possible d’enfants dans des conflits. » déclare Marie-Pierre Poirier, Directrice Régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale.

Selon le rapport, Honte silencieuse : Donnons la parole aux enfants pris en otage dans la crise du lac Tchad (Silent Shame : Bringing out the voices of children caught in the Lake Chad crisis – titre original du rapport en anglais), cette augmentation reflète la tactique alarmante des insurgés. À ce jour, depuis 2014, 117 enfants ont été utilisés dans des attentats-suicides dans des endroits publics au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun : 4 en 2014, 56 en 2015, 30 en 2016 et 27 dans les 3 premiers mois de 2017. En grande majorité, ce sont des filles qui ont été utilisées lors de ces attaques.

En conséquence, des filles et des garçons et même des jeunes enfants, sont observés avec une peur grandissante dans les marchés et aux postes de contrôle où l’on craint qu’ils transportent des explosifs.

« Ces enfants sont des victimes et non des criminels » déclare Poirier. « Les forcer ou les conduire à commettre de tels actes est inacceptable. »

Publié 3 ans après l’enlèvement de plus de 200 écolières de Chibok, le rapport fait état de faits troublants restitués par des enfants retenus en captivité par Boko Haram et montre à quel point ces enfants sont traités avec suspicion lorsqu’ils retournent dans leurs communautés.

Lors d’interviews, plusieurs enfants qui avaient été associés à Boko Haram rapportent qu’ils préfèrent garder leur expérience secrète de peur d’être stigmatisés et même par peur de représailles violentes de la part de leur communauté. Certains sont obligés de porter les horreurs qu’ils ont vécues en silence et s’éloignent eux-mêmes de peur d’être rejetés et stigmatisés.

Le rapport souligne également les défis que les autorités locales rencontrent avec les enfants qui ont été arrêtés à des postes de contrôle et qui ont par la suite été emmenés dans des institutions de détention pour interrogations et investigations. En effet, le rapport soulève les problèmes liés aux longues périodes de détention des enfants. En 2016, environ 1 500 enfants étaient en détention dans les 4 pays et 592 enfants attendent toujours d’être libérés.

L’UNICEF appelle les parties prenant part au conflit à s’engager dans les actions suivantes pour la protection des enfants dans la région :

  • Cesser les violations graves perpétrées contre les enfants par Boko Haram, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés pour des attentats-suicides.
  • Faire passer les enfants d’un environnement militaire à un environnement civil le plus rapidement possible. Les enfants ayant été maintenus en détention uniquement sur la base d’allégations ou pour une réelle association à des groupes armés doivent immédiatement être remis aux autorités civiles pour réintégration et soutien. Des protocoles de transfert doivent être mis en place dans chacun des 4 pays pour les enfants trouvés lors des opérations militaires.
  • Assurer le soin et la protection des enfants séparés et non-accompagnés. Tous les enfants affectés par la crise ont besoin de soutien psychologique et d’endroits sûrs pour se remettre le mieux possible.

En 2016, l’UNICEF a soutenu psychologiquement 312 000 enfants au Nigeria, au Tchad, au Cameroun et au Niger, et a réuni plus de 800 enfants avec leurs familles.

L’UNICEF travaille avec les communautés et les familles pour lutter contre la stigmatisation des survivants de violence sexuelle et pour construire un environnement protecteur pour les anciens otages.

Dans une crise qui a déplacé plus de 1.3 million d’enfants, l’UNICEF appuie également les autorités locales en approvisionnement en eau potable et services de santé de base ; rétablit l’accès à l’éducation en créant des espaces temporaires d’apprentissage ; et administre un traitement thérapeutique aux enfants mal nourris.

La réponse à cette crise continue de manquer sévèrement de financements. L’an dernier, l’UNICEF a fait un appel de $154 million pour le Bassin du Lac Tchad mais ne fut financé qu’à 40%.

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Notes aux rédactions :

Le rapport, les photos et les vidéos sont disponible ici : http://uni.cf/2oVq4RF

À propos de l’UNICEF :

L’UNICEF fait la promotion des droits et du bien-être de chaque enfant, dans toutes ses actions. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour en savoir plus sur le travail d’UNICEF pour les enfants, visitez www.unicef.org

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Pour plus d’informations ou pour des demandes d’entretien, veuillez contacter :

Patrick Rose, UNICEF West and Central Africa, +221 786 380 250 | prose@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, + 1 917-893-0692 | jenglish@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, tél,: +235 66 36 00 42,  mfernandez@unicef.org