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COMMUNIQUE DE PRESSE

Pour la fête des Mères, l’UNICEF appelle à une réduction de l’écart entre riches et pauvres en matière d’allaitement maternel à l’échelle mondiale

Malgré les bienfaits de l’allaitement maternel, un nourrisson sur cinq n’est pas allaité dans les pays à revenu élevé, contre seulement un sur 25 dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Téléchargez le rapport ainsi que des documents multimédias ici.

NEW YORK/N’DJAMENA le 10 mai 2018 – Le nombre de nourrissons qui ne bénéficient pas de l’allaitement maternel reste élevé, notamment dans les pays les plus riches du monde, affirme l’UNICEF dans une nouvelle analyse publiée ce jour. Chaque année, environ 7,6 millions de nourrissons dans le monde ne sont pas allaités.

D’après les estimations présentées dans l’analyse, bien que le lait maternel sauve des vies, protège les tout-petits et les mères contre des maladies mortelles et permette d’améliorer le QI et les résultats scolaires des enfants, 22 % des nourrissons dans les pays à revenu élevé ne sont jamais allaités. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, ce taux s’élève à 4 %.

« L’allaitement est le plus beau cadeau qu’une mère, riche ou pauvre, peut faire à son enfant, et s’offrir à elle-même », affirme Shahida Azfar, Directrice générale adjointe par intérim de l’UNICEF. « Alors que nous célébrons la fête des Mères, nous devons apporter aux mères du monde entier le soutien dont elles ont besoin pour allaiter. »

Toutefois, les chiffres montrent que dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les écarts de richesse ont des répercussions sur la durée d’allaitement maternel. Dans les familles les plus pauvres, le taux d’allaitement à 2 ans est 1,5 fois supérieur à celui des familles les plus riches. Ces disparités sont les plus importantes en Afrique de l’Ouest et centrale, en Amérique latine et dans les Caraïbes où le taux d’allaitement à 2 ans des nourrissons issus des familles les plus pauvres est près de deux fois supérieur à celui observé pour les enfants nés dans les foyers les plus aisés.

Pourcentage d’enfants de 2 ans allaités dans les pays à revenu faible et intermédiaire, par quintile de richesse et par région*

Press Release Mothers day - 10 may

« Ces disparités en fonction du niveau de revenu montrent bien qu’indépendamment de leur richesse, les différents pays n’informent pas toutes les mères et n’offrent pas à toutes la possibilité d’allaiter leur enfant » souligne Shahida Azfar.

Les facteurs favorisant un taux d’allaitement maternel élevé sont variables. Des pays tels que l’Inde et le Viet Nam ont mis en place des politiques efficaces de protection et de promotion de l’allaitement maternel. Ailleurs, par exemple au Turkménistan, le taux de mères accouchant dans des hôpitaux amis des bébés** est très élevé. En Nouvelle-Zélande et au Sri Lanka, presque toutes les mères donnent naissance à leur enfant dans un établissement de ce type. En outre, le contexte culturel et politique, notamment le soutien des pères, des familles, des employeurs et des communautés, joue un rôle décisif.

Au Tchad, on estime que 98.1% des enfants sont allaités au moins une fois et 92.4% de la naissance jusqu’à l’âge d’un an (Enquête SMART, 2017). Toutefois, l’allaitement exclusif reste une pratique limitée, ne concernant que 5% des enfants de 0 à 6 mois. La Stratégie de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE) développée par le gouvernement avec l’appui de l’UNICEF en 2017, place ainsi l’allaitement exclusif de 0 à 6 mois, puis l’allaitement avec compléments après 6 mois et jusqu’à 24 mois, au centre des stratégies et pratiques du bon développement de l’enfant.

Dans le cadre de sa campagne mondiale, Pour chaque enfant, une chance de vivre, qui exige des solutions au nom des nouveau-nés du monde entier, l’UNICEF invite les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile à :

  • accroître les financements et intensifier la sensibilisation afin d’augmenter les taux d’allaitement maternel de la naissance à l’âge de 2 ans ;
  • adopter des mesures législatives fortes visant à réguler le marketing concernant le lait maternisé et les autres substituts au lait maternel ainsi que les biberons et les tétines ;
  • instaurer un congé pour motif familial rémunéré et adopter des politiques favorisant l’allaitement maternel sur le lieu de travail, notamment en mettant en place des pauses pour l’allaitement rémunérées ;
  • réunir les dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel dans les maternités et fournir du lait maternel aux nouveau-nés malades ;
  • veiller à ce que les mères bénéficient d’un accompagnement adéquat en matière d’allaitement au sein des établissements de santé dans la semaine suivant l’accouchement ;
  • renforcer les liens entre les établissements de santé et les communautés afin que les mères soient assurées de bénéficier d’un soutien continu en faveur de l’allaitement maternel ;
  • perfectionner les systèmes de surveillance afin de suivre les améliorations des politiques, des programmes et des pratiques en faveur de l’allaitement maternel.

À l’occasion de la fête des Mères, fixée en mai dans plus de 128 pays, la campagne « Pour chaque enfant, une chance de vivre » célèbre les mères et les nourrissons et leur droit à être accompagnés pendant la grossesse et l’accouchement, et après la naissance.

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Note aux rédactions :

Téléchargez le rapport ainsi que les documents multimédias ici. Pour consulter des portraits de mères et de nourrissons du Pérou, du Mali, de Mongolie et du Bangladesh réalisés par la photographe primée Ilvy Njiokiktjien, cliquez ici.

Pour consulter la liste complète des pays, cliquez ici.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail auprès des enfants : www.unicef.org. Découvrez la campagne Pour chaque enfant, une chance de vivre.

Suivez l’UNICEF sur Twitter et Facebook.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Sabrina Sidhu, UNICEF New York, +1 917 4761537, ssidhu@unicef.org 

Cindy Thai Thien Nghia, UNICEF Tchad, +235 63 85 64 36, cthaithiennghia@unicef.org

* L’analyse s’appuie sur les données ventilées issues des bases de données mondiales de l’UNICEF pour 73 pays pendant la période 2010-2017.

** Les hôpitaux ou maternités amis des bébés offrent un accompagnement à l’allaitement de qualité et réunissent les dix conditions pour le succès de l’allaitement de l’initiative Hôpitaux amis des bébés.

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UNICEF, OMS, FNUAP et ONUFEMMES unissent leurs efforts pour la réduction du taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile au Tchad, un défi relevé grâce au Fonds Français Muskoka

N’Djaména, 22 Décembre 2017 – En partenariat avec le Ministère de la Santé Publique et l’Ambassade de France au Tchad, l’UNICEF, l’OMS, le FNUAP et l’ONUFEMMES ont organisé ce vendredi 22 Décembre, un nouveau rendez-vous des medias consacré à l’impact des interventions en santé sous Fonds Français Muskoka ; un fonds destiné au renforcement des systèmes de santé dans 11 pays de l’Afrique francophone, dont le Tchad.

Depuis 2012, la France a accordé 24.8 millions d’euros au Tchad pour lutter contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Des fonds qui ont servi à l’UNICEF, l’OMS et le FNUAP pour appuyer le Ministère de la Sante Publique dans la mise en œuvre d’activités à haut impact en matière notamment de planification familiale, sante de la reproduction chez les adolescents mais également de santé maternelle, néonatale et infantile.

« Le taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile au Tchad reste l’un des plus élevés en Afrique sub-saharienne et dans le monde et le financement du Fonds Français Muskoka est une opportunité pour contribuer à la réduction de celui-ci.», a souligné Dr. Jean Bosco HULUTE, Health Manager a.i. à l’UNICEF Tchad.

Selon le rapport mondial de « Interagency Group on Mortality Estimates (IGME) » 2017, le Tchad figure parmi les 10 premiers pays dans le monde en matière de réduction du taux de décès des enfants de moins de 5 ans. Toutefois, la proportion des décès parmi les nouveau-nés reste élevée, à 35/1000 naissances vivantes. Près de 87% de décès de nouveau-nés arrivent dans les 24 premières heures résultent ainsi des complications pendant l’accouchement.

« Le FFM œuvre sans relâche à relever ce défi à travers des solutions durables telles que le renforcement des capacités du personnel de santé qui grâce aux expertises nouvelles acquises, offre un meilleur service de santé pour les mères et enfants » reconnait Dr. Abatcha KADAI, Conseiller Chargé des Politiques et Système de Sante à l’OMS Tchad.

Le FFM a poursuit en 2017 la mise en œuvre des activités préventives, curatives et promotionnelles en faveur de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant, en se focalisant plus particulièrement sur la région du Kanem comme zone de convergence pour les interventions des 3 agences des Nations Unies.

« Le Fonds Français Muskoka rend possible  la mise en œuvre des interventions à haut impact, à savoir l’accès à des personnels de santé compétents, les SONU soins obstétricaux neonals d’urgence (SONU), la revue des décès maternels  qui permet de  sauver la vie des mères et des enfants et de ce fait améliorer les indicateurs de santé maternelle. », Dr. Olivier M. TARDA, Chargé de Programme – Santé Maternelle au FNUAP Tchad.

Selon les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS) de 2014-2015, le taux de mortalité maternelle est passé de 1099 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2004 à 860 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2014, le taux de mortalité infantile est passé de 102 pour 1000 naissances vivantes en 2004 à 72 décès pour 1000 naissances vivantes en 2014.

Lancée en 2010 lors du sommet G8, l’initiative Muskoka est mise en œuvre à la fois via le canal bilatéral, géré par l’AFD, et le canal multilatéral, avec notamment le Fonds Français Muskoka mis en œuvre conjointement par l’UNICEF, l’OMS, l’UNFPA et ONUFEMMES dans 11 pays francophones dont le Tchad.

En savoir plus sur le Fonds Français Muskoka : http://ffmuskoka.org/

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Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Achta Abderamane, Chef de la Communication a.i. UNICEF, Tel : +235 63 85 64 36, aabderamane@unicef.org

Tchouafene Matchoke, Chargé de Programme – Population et Développement, UNFPA, Tel: +235 66 27 56 75, matchoke@unfpa.org

Jonas Naissem, Chargé de l’Information et Promotion de la Santé, OMS, Tel. : +235 66 29 47 20, naissemj@who.int

Sarah Mokri, Attachée de Coopération, Ambassade de France au Tchad, +235 62 69 38 33, sarah.mokri@diplomatie.gouv.fr

Dr. Grace Dangothe Kodindo, Directrice de la Sante de Reproduction, Ministère de la Santee Publique, Tel: +235 66 29 50 74, gdkodindo@gmail.com

Présentation PowerPoint

Measles vaccination: reaching every child

With only 22% of children fully vaccinated before their first birthday, Chad has one of the lowest immunization coverage in the world. In a context marked by difficult access to health care and enduring beliefs preventing vaccination, the work of community leaders and mobilizers is key to changing behaviors and improving survival of children.

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Vaccination against measles is an injectable vaccine and its organization requires time, human resources, substantial material and funds. In addition, Chad is a vast country (1,284,000km2) with many logistical challenges. So for better quality and to maximize coverage of the campaign, Chad was divided into two blocks. In November 2016, the first block of the campaign was organized in 14 regions comprising 73 most-at-risk health districts. In March 2017, the second block of the campaign was organized in 30 health districts troughout 9 regions.

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“When planning for a mass vaccination campaign against Measles, we make sure that the message about the day and time of vaccination is disseminated through several channels: at the mosque, on markets…wherever women are, because we know that they will be the ones bringing their children to get vaccinated. We try to involve as many people as possible.” Mahmat Abali, Mani’s “Chef de carré” (chief of a section) of the village, comprised of several houses.

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“We organize educative talks every month in our community. So when a mass Measles vaccination campaign is planned, we make sure that it is part of those talks. In parallel to the actions of Imams, “chefs de carrés” (chief of a section in a village, comprised of several houses) and “crieurs”, us, community mobilizers, also go to each and every house to talk to mothers and count children.” Mathieu Guigabe, community mobilizers in Mani for the past 4 years.

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“The Guité Health Center is always full. Inhabitants of the village come here for their regular health-related problems such as infants having fever or tooth aches. But when a mass vaccination campaign is planned, it gets even busier here.” Mahamat Idriss, in charge of the Guité Health Center.

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“The Guité Health Center is always full. Inhabitants of the village come here for their regular health-related problems such as infants having fever or tooth aches. But when a mass vaccination campaign is planned, it gets even busier here.” Mahamat Idriss, in charge of the Guité Health Center.

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Measles has been one of the leading causes of death among young children in Chad. Since 2016 thanks to Gavi’s support, UNICEF has been able to organized two measles campaigns in Chad. Through the last 2 campaigns of November 2016 and March 2017, 3,044,638 children aged 9 to 59 months were vaccinated, helping improving collective immunity of children. Two measles campaigns have already been scheduled in January and February 2018.