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Two drops in the desert

By Esther Shisoka “Not all my children are completely vaccinated. Our constant movement from one place to another did not allow me to vaccinate my older children.” Nahissa is a 33 years old mother of 8 children. She currently lives in Amir nomadic camp in Mandelia in the Chari-Baguirmi region of Chad.

Nomadic populations of Chad are vulnerable to diseases because of their constant mobility which limits their access to healthcare services. Reaching them with routine immunization has proven difficult. This challenge has called for the need of innovative strategies to reach this marginalized group of the Chadian population.

“Four years ago our government started offering us vaccination services for our children, every time they came to vaccinate our animals. This is how I was able to completely vaccinate my two younger children.” Nahissa said, proudly.

Coupling of vaccination and veterinary campaigns has proven very successful to immunize hard-to reach communities. The implementation of several joint campaigns ensured a complete course of vaccination of children in one year only.

“ I lost one of my children because he fell ill and died. I don’t want to lose any others. The health agents who came to vaccinate our children explained to us that vaccines protect our children from certain diseases like measles, whooping cough and polio. This is why I have accepted to have my children vaccinated every time there is a polio campaign. Some members of the community are still skeptical about vaccines but I try to explain to them why it is important.”

Nahissa’s story hints to the solution for reaching marginalized nomadic children. Offering vaccination services linked to other health interventions like the distribution of vitamin A, selling of insecticide-treated mosquito nets, and deworming and malaria treatments of children might be the best way of achieving equitable, sustainable, and high-coverage immunization for every child in Chad.

On March 25, the Ministry of Public Health, in close collaboration with UNICEF and WHO launched a new polio immunization campaign targeting 4.2 million children aged 0-5 years. In Chad, between 2010 and 2016, 51 polio immunization campaigns were organized to reach every child. In the vast territory of Chad, more than 5,000 social mobilizers and more than 25,000 vaccinators were involved in each national campaign More than 154 million doses of vaccines were used throughout the period.

The current vaccination campaign is part of a synchronized program in 13 African countries aiming to end polio on the continent. More than 190,000 vaccinators will vaccinate more than 116 million children to eradicate the disease in Africa.

Chad’s polio eradication efforts are made under the umbrella of the Global Polio Eradication Initiative (GPEI) enabling organizations on the ground such as UNICEF and WHO to effectively support the Government’s efforts. The European Union, the Governments of Japan, Canada and the United States, as well as global partners such as the US Fudnd, the Bill and Melinda Gates Foundation, GAVI Alliance, the Rotary International and the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) play a key role in financing polio eradication interventions.

Conflit au Lac Tchad : flux alarmant d’enfants impliqués dans les attaques de Boko Haram cette année – UNICEF

Pour regarder le contenu multimédia : http://bit.ly/2omPHaU

Pour lire le photo essay : https://medium.com/p/29bec0ce2af0

DAKAR/NEW YORK/GENÈVE, le 12 avril 2017 – Le nombre d’enfants utilisés dans des attentats-‘suicides’ dans le conflit au Lac Tchad a atteint 27 durant le 1er trimestre de 2017 comparativement à 9 pour la même période l’an dernier.

« Pendant les trois premiers mois de cette année, le nombre d’enfants utilisés dans des attaques-suicides est à peu près le même que celui de l’année passée toute entière. C’est la pire exploitation possible d’enfants dans des conflits. » déclare Marie-Pierre Poirier, Directrice Régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale.

Selon le rapport, Honte silencieuse : Donnons la parole aux enfants pris en otage dans la crise du lac Tchad (Silent Shame : Bringing out the voices of children caught in the Lake Chad crisis – titre original du rapport en anglais), cette augmentation reflète la tactique alarmante des insurgés. À ce jour, depuis 2014, 117 enfants ont été utilisés dans des attentats-suicides dans des endroits publics au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun : 4 en 2014, 56 en 2015, 30 en 2016 et 27 dans les 3 premiers mois de 2017. En grande majorité, ce sont des filles qui ont été utilisées lors de ces attaques.

En conséquence, des filles et des garçons et même des jeunes enfants, sont observés avec une peur grandissante dans les marchés et aux postes de contrôle où l’on craint qu’ils transportent des explosifs.

« Ces enfants sont des victimes et non des criminels » déclare Poirier. « Les forcer ou les conduire à commettre de tels actes est inacceptable. »

Publié 3 ans après l’enlèvement de plus de 200 écolières de Chibok, le rapport fait état de faits troublants restitués par des enfants retenus en captivité par Boko Haram et montre à quel point ces enfants sont traités avec suspicion lorsqu’ils retournent dans leurs communautés.

Lors d’interviews, plusieurs enfants qui avaient été associés à Boko Haram rapportent qu’ils préfèrent garder leur expérience secrète de peur d’être stigmatisés et même par peur de représailles violentes de la part de leur communauté. Certains sont obligés de porter les horreurs qu’ils ont vécues en silence et s’éloignent eux-mêmes de peur d’être rejetés et stigmatisés.

Le rapport souligne également les défis que les autorités locales rencontrent avec les enfants qui ont été arrêtés à des postes de contrôle et qui ont par la suite été emmenés dans des institutions de détention pour interrogations et investigations. En effet, le rapport soulève les problèmes liés aux longues périodes de détention des enfants. En 2016, environ 1 500 enfants étaient en détention dans les 4 pays et 592 enfants attendent toujours d’être libérés.

L’UNICEF appelle les parties prenant part au conflit à s’engager dans les actions suivantes pour la protection des enfants dans la région :

  • Cesser les violations graves perpétrées contre les enfants par Boko Haram, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés pour des attentats-suicides.
  • Faire passer les enfants d’un environnement militaire à un environnement civil le plus rapidement possible. Les enfants ayant été maintenus en détention uniquement sur la base d’allégations ou pour une réelle association à des groupes armés doivent immédiatement être remis aux autorités civiles pour réintégration et soutien. Des protocoles de transfert doivent être mis en place dans chacun des 4 pays pour les enfants trouvés lors des opérations militaires.
  • Assurer le soin et la protection des enfants séparés et non-accompagnés. Tous les enfants affectés par la crise ont besoin de soutien psychologique et d’endroits sûrs pour se remettre le mieux possible.

En 2016, l’UNICEF a soutenu psychologiquement 312 000 enfants au Nigeria, au Tchad, au Cameroun et au Niger, et a réuni plus de 800 enfants avec leurs familles.

L’UNICEF travaille avec les communautés et les familles pour lutter contre la stigmatisation des survivants de violence sexuelle et pour construire un environnement protecteur pour les anciens otages.

Dans une crise qui a déplacé plus de 1.3 million d’enfants, l’UNICEF appuie également les autorités locales en approvisionnement en eau potable et services de santé de base ; rétablit l’accès à l’éducation en créant des espaces temporaires d’apprentissage ; et administre un traitement thérapeutique aux enfants mal nourris.

La réponse à cette crise continue de manquer sévèrement de financements. L’an dernier, l’UNICEF a fait un appel de $154 million pour le Bassin du Lac Tchad mais ne fut financé qu’à 40%.

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Notes aux rédactions :

Le rapport, les photos et les vidéos sont disponible ici : http://uni.cf/2oVq4RF

À propos de l’UNICEF :

L’UNICEF fait la promotion des droits et du bien-être de chaque enfant, dans toutes ses actions. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour en savoir plus sur le travail d’UNICEF pour les enfants, visitez www.unicef.org

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Pour plus d’informations ou pour des demandes d’entretien, veuillez contacter :

Patrick Rose, UNICEF West and Central Africa, +221 786 380 250 | prose@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, + 1 917-893-0692 | jenglish@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, tél,: +235 66 36 00 42,  mfernandez@unicef.org

Près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones aux ressources en eau extrêmement limitées d’ici à 2040 – UNICEF

Les enfants les plus pauvres seront les plus durement touchés à mesure que les changements climatiques aggravent la crise de l’eau

 Photos et vidéos disponibles ici : http://weshare.unicef.org/Package/2AMZIFDMEO9

Télécharger le résumé du rapport : Soif d’avenir: l’eau et les enfants face aux changements climatiques

 New York- N’Djamena, le 22 mars 2017 – Près de 600 millions d’enfants – soit un enfant sur quatre à l’échelle mondiale – vivront, d’ici à 2040, dans des zones où les ressources en eau seront extrêmement limitées, d’après un rapport de l’UNICEF publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.

Ce rapport, intitulé Soif d’avenir: l’eau et les enfants face aux changements climatiques, examine les menaces qui pèsent sur la vie et le bien-être des enfants du fait de l’épuisement des sources d’eau salubre, ainsi que la contribution des changements climatiques à l’intensification de ces risques dans les années à venir.

« L’eau est essentielle ; sans elle, il n’y a pas de croissance. Mais dans le monde entier, des millions d’enfants n’ont pas accès à l’eau salubre, ce qui met en péril leur existence, nuit à leur santé et compromet leur avenir. Cette crise ne cessera de s’aggraver si nous ne prenons pas dès maintenant des mesures collectives », déclare le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake.

D’après le rapport, 36 pays connaissent actuellement des niveaux extrêmement élevés de stress hydrique, situation qui se produit quand la demande d’eau dépasse nettement les réserves renouvelables d’eau disponibles. La hausse des températures, la montée du niveau de la mer, la multiplication des inondations et des sécheresses et la fonte des glaces nuisent à la qualité et à la quantité d’eau disponible, ainsi qu’aux systèmes d’assainissement.

L’accroissement de la population, l’augmentation de la consommation d’eau et la hausse de la demande due en grande partie à l’industrialisation et à l’urbanisation épuisent peu à peu les ressources en eau de la planète. Dans de nombreuses régions, des conflits menacent également l’accès à l’eau salubre des enfants.

Tous ces facteurs obligent les enfants à utiliser de l’eau insalubre, ce qui les expose à des maladies potentiellement mortelles, comme le choléra et la diarrhée. Dans les zones en proie à la sécheresse, de nombreux enfants consacrent plusieurs heures par jour à la collecte de l’eau, ce qui les prive de la possibilité d’aller à l’école. Les filles en particulier courent alors le risque d’être agressées.

D’après le rapport, les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables seront les plus durement touchés par l’aggravation du stress hydrique, alors que des millions d’entre eux vivent déjà dans des zones où ils n’ont qu’un accès restreint à l’eau salubre et à l’assainissement.

Le rapport signale également que :

  • Jusqu’à 663 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à des sources d’eau adéquates et 946 millions pratiquent la défécation à l’air libre ;
  • Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées liées à des problèmes d’eau, d’hygiène ou d’assainissement ;
  • À l’échelle mondiale, les femmes et les filles consacrent 200 millions d’heures chaque jour à la collecte d’eau.

Au Tchad, seulement une personne sur deux à accès à l’eau potable et une sur sept dispose d’un assainissement amélioré. Ce manque d’infrastructures a des conséquences très néfastes sur le développement et la santé des enfants.  Selon une étude de 2014 du programme Eau et Assainissement, chaque année, 9.000 décès d’enfants tchadiens sont dus à la diarrhée et presque 1 enfant sur 5 en soufre au quotidien (MICS 2015).

« Le Tchad a des ressources en eau souterraine importantes et qui doivent être mieux exploitées pour faire face aux aléas du changement climatique qui affectent toutes les régions du Tchad. L’accès à l’eau potable est un droit pour chaque enfant », explique Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad.

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Note aux rédactions :

Soif d’avenir: l’eau et les enfants face aux changements climatiques est le troisième d’une série de rapports publiés par l’UNICEF sur les conséquences des changements climatiques et leurs effets sur la vie des enfants. Ces rapports comportent des recommandations sur les moyens d’atténuer ces effets et de contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable ayant trait à l’action climatique. Les autres rapports s’intitulent : Assainissons l’air pour les enfants et Il est temps d’agir.

 

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/fr.

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Maria Fernandez, UNICEF Tchad + 235 66 36 00 42, mfernandez@unicef.org