Archives pour la catégorie UNICEF Chad Multimedia

Concours Médias: Portraits des Champions des Droits de l’Enfant

N’Djaména. 8 juin 2016. Ce concours destiné aux médias nationaux vise à encourager les journalistes à faire entendre la voix des enfants et mettre en avant les initiatives menées en leur faveur.

La Maison des Médias du Tchad, en partenariat avec l’UNICEF, organise un concours destiné aux journalistes pour la production de portraits de « Champions des droits de l’enfant » dans divers médias (presse écrite, radio, TV, web).

Ce concours permettre de mettre en évidence l’engagement de ces champions des droits de l’enfant et inspirer le public à défendre la cause des enfants. Qu’ils soient enseignants, infirmiers, animateurs ou simples citoyens engagés pour les enfants, leurs contributions méritent d’être valorisées.

Le concours est spécialement ouvert aux journalistes, chroniqueurs, producteurs, blogueurs et animateurs. Il portera sur les œuvres réalisées entre le 1er janvier et le 1er novembre 2016.

Quatre prix seront remis aux meilleures productions journalistiques en Radio, Télévision, Presse écrite et Presse Numérique. Les œuvres doivent parvenir à la Maison des Médias du Tchad avant le mardi 1er novembre 2016 au plus tard. Les prix seront décernés à N’Djaména, le 20 novembre 2016, à l’occasion de la Célébration de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant.

Pour consulter le règlement du concours:   Reglement-Champions4Children_2016_FINAL

Pour plus d’informations, contactez :

Maison Des Médias Du Tchad
Quartier Moursal ; Rue 5010 carré 19 (Proche Aurora) ; BP: 4392 N’Djaména-Tchad. Tel : +235 62 54 87 11 ; E-mail : maison-medias-tchad@live.fr

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Une « génération connectée » engagée pour un monde plus juste

Par Alphonsine et Nathan*

Souleymane Mahamat est un expert en informatique. Approchant la trentaine, ce jeune tchadien dynamique de taille moyenne cherche encore comment exploiter tout son savoir. Malgré son diplôme en informatique, il n’a pas trouvé un travail qui correspond à ses qualifications et quand on lui en propose, le salaire est toujours dérisoire. C’est ainsi qu’il décide un bon matin de créer un cyber café. Son cyber café dénommé ‘’interconnexion’’ est situé au quartier Sabangali à côté de l’ONRTV. Un modeste local divisé en deux salles. L’une est encore en aménagement, l’autre contient 6 ordinateurs de bureau, 8 chaises pivotantes, une imprimante et une machine à reliure.

Il est 9 h quand nous arrivons mais le cyber est encore vide. Souleymane nous explique qu’il reçoit par jour une dizaine de clients en majorité des jeunes tchadiens. Il nous explique qu’ils viennent pour la plupart envoyer ou télécharger des fichiers sur internet, très peu de jeunes restent longtemps devant leurs ordinateurs pour s’informer et se cultiver. Le tarif de connexion du cyber est de 750 FCFA. Au Tchad, être « connecté » reste encore un luxe inabordable pour beaucoup.

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‘’On est présentement en promotion, on est obligé de réduire le prix pour attirer du monde » affirme-t-il. Le tarif est certes moins cher que ses concurrents mais encore trop cher pour les jeunes habitants de la capitale.

Un peu plus loin, nous rencontrons un jeune du nom de Mahamat Nour, il est âgé de 17 ans. Lorsque nous l’interrogeons, il nous confie que lui se connecte sur internet grâce à son téléphone portable pour accéder à Facebook et échanger avec ses amis. ‘’ Les cybers cafés sont chers. Avec mon téléphone portable, même avec 200 FCFA je peux me connecter. Son ami, Josué, 17 ans est en classe de 5eme. : « J’utilise internet pour faire des recherches pour mes études ou chercher le sens de certains mots difficiles. Je me sers tout le temps de mon téléphone portable. »

Depuis l’arrivée d’internet au Tchad, notamment grâce à la téléphonie mobile, les jeunes tchadiens s’y intéressent beaucoup mais le prix est trop élevé pour eux et le débit de connexion est souvent trop lent. Nous, par exemple, avons l’habitude de traverser le pont de Ngueli pour nous connecter dans les cybers café à Kousseri, au Cameroun voisin. Là-bas, la connexion est meilleure et le tarif est de 500 FCFA l’heure. Les clients les plus fidèles comme nous pourrons même bénéficier de 3 heures de connexion pour 500 FCFA. Une vraie aubaine.

A quand une connexion abordable et de qualité pour les jeunes tchadiens ? Internet est un moyen de communication et d’information incontournable, si les jeunes tchadiens manquent le train de la technologie, ils n’auront pas accès aux mêmes ressources que les jeunes des autres pays ce qui risque de contribuer encore un peu plus à ce qu’on appelle la « fracture numérique » entre les jeunes des pays connectés et les autres. Pour un monde plus juste, la future génération doit être une génération connectée !

*Alphonsine et Nathan, membres du club des jeunes reporters ont participé à un atelier organisé à la Maison des Médias sur le thème « les jeunes dénoncent les inégalités » en anglais : #FightUnfair. Un groupe de 9 jeunes reporters sélectionnés accompagnés par de professionnels ont pu développer des produits créatifs (caricatures, visuels, etc.) sur le thème des inégalités.

I could not stand idly by

As we observe the Day of the Girl 2015, meet one young woman who is fighting for the rights of adolescents living with HIV and AIDS.

I could not stand idly by. I knew I could take action and be responsible for my life. I decided to become a spokesperson because I do not want any more children to be born with the HIV virus like me.

Like millions of children around the world, I was infected with the HIV virus at birth. I would take medication continuously and I would ask my father why I was taking medicine all the time.

It was only when I was at the youth centre in Moundou that they informed me I was infected with the virus. It was a bit difficult at times … It was difficult. Let’s leave it at that.

I’m not ashamed.

I could not stand the stigmatization and I decided to join the teenagers club of the Center Djenandoum Naasson. This is where I found some relief and hope. Before, I felt like that stigma would be attached to me, now it’s different. I’m not ashamed and I hope more and more will join the movement.

Since she was 13 years old, Mani Djelassem Virgille has been speaking publically about the challenges adolescents living with HIV, like herself, face. In January 2015, she addressed Heads of States and First Ladies at the 14th General Assembly of the Organization of First Ladies Against HIV/AIDS in Addis Ababa urging leaders to pay special attention to youth and adolescents in the prevention and response to HIV and AIDS.

In Africa, more adolescents die every year from AIDS-related illnesses than from any other cause.

Chad has made significant progress to provide free AIDS treatment and access to health care services for people living with HIV throughout the country. Between 2005 and 2013, the number of people receiving treatment has tripled, yet there is a need to reinforce planning of national HIV strategies and policies to target children and adolescents.

To address this gap, the Government of Chad, with support from UNICEF and other UNAIDS cosponsors, will be launching in November the National All Into #EndAdolescentAIDS campaign, a platform for action and collaboration to inspire a social movement to drive better results for adolescents through critical changes in programmes and policy. Mani will be one of the first young advocates behind the campaign.

Suzanne Beukes is a Communication Officer with UNICEF.This article is composed of excerpts from an interview UNICEF did with Mani Djelassem Virgille in January 2015. Mani is 16-years-old and lives in Moundou, Southern Chad.

Source : I could not stand idly by – UNICEF Connect