Archives pour la catégorie VIH SIDA

Saving more than one life

In Chad, thanks to systematic HIV screening among malnourished children, families can hope for a better future

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In the Salamat region, Mariam, 22, sits out-of-sight inside a small office in the health center where she starts telling her story.

“Just a year ago, Ali, my 3-year-old son was admitted to the Nutrition Unit of this health center, he also had diarrhea and a lot of fever. Upon arrival, they screened him for HIV and someone came to tell me that my child was positive. I was really worried, where did this disease come from? I then voluntarily asked to be tested. My test was positive. I was scared but the nurses told me that if we take the medicines quickly, we could stay healthy.”

Mariam immediately thought about the health of her husband. “He had to be tested, I brought him to the health center. He was negative.” Édouard Gormo Lotouin, the head of the health center interrupts the conversation “I want to tell you how proud I am of Mariam, not only did she voluntarily get tested, but she also brought her husband. This is exactly the behavior we want from people who discover they have HIV.

Her husband’s reaction was also exemplary. “He said in front of me that he did not care how she caught this disease. She will always stay his wife and he will not abandon her. Despite the disease, they will live together.” adds Édouard Gormo Lotouin. Mariam nods and insists on the exemplary behavior of her husband. “Since that day, I have never felt any changes in the love that my husband bears me.”

Thanks to the systematic screening, when Mariam and Ali where admitted in the nutrition treatment unit, they received the appropriate antiretroviral treatment for HIV. “Since then, my son and I have been taking our medications regularly and we are in good health.”

Mariam was pregnant when she found that Ali and herself were HIV positive. ‘As soon as I was tested positive for HIV. The doctors explained to me that I could still give birth to a healthy child with some treatment. I finally had a daughter, Halimé, she is now a year old. She has been tested recently and she is negative.”

Mariam is confronted to the misconceptions on HIV in her community, which unfortunately leads people not to get tested. “People need to be tested and treated if they prove to be HIV positive. Since I take the medication I am well and I know it is the best solution but the people here are really unaware of this. I would like to share my experience with my community but it is difficult. I can only talk with the people who understand me.”

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Mariam stands in the door way of the health center hoping the best for Halimé and wishing that one day she will come out of the shadow to raise awareness in her community.

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UNICEF, with the support of its partners, has launched a plan to strengthen the national response to HIV. In the Guera, Batha and Salamat regions, the initiative to integrate systematic HIV screening among malnourished children in Ambulatory and Therapeutic Nutrition Unit has permitted to test the serology of 4,342 children out of 5,930 malnourished children admitted.

« Je ne pouvais pas rester les bras croisés »

Par Mani Djelassem Virgile

Né le 10 Mai 1998, de parents séropositifs, Mani Djelassem Virgile vit à Moundou dans le sud du Tchad. Infectée par le VIH/Sida à la naissance, sa mère est morte du Sida lorsqu’elle avait deux ans. Mani est l’une des rares filles qui s’est engagée aussi ouvertement dans la lutte contre le VIH/Sida au Tchad et au-delà.

Je ne pouvais pas rester les bras croisés. Je savais que je pouvais prendre ma vie en main. J’ai décidé de devenir porte-parole parce que je ne veux plus que des enfants naissent avec le VIH, comme moi.

Comme des millions d’enfants dans le monde, j’ai été infecté par le VIH à la naissance. J’étais malade en permanence et je demandais à mon père pourquoi je prenais des médicaments tout le temps. Ce fut seulement lorsque je suis partie au Centre Djenadoum Naason de Moundou que j’ai compris que j’étais infectée par le virus. C’était un peu difficile à certains moments, c’était même très difficile.

Je ne pouvais pas supporter la stigmatisation et j’ai décidé de rejoindre le club des adolescents du Centre Djenandoum Naasson. C’est là que j’ai trouvé un peu de soulagement et d’espoir. Avant, je me sentais trop stigmatisée par mon entourage, mais maintenant, ce n’est plus le cas. Je n’ai plus honte.

En allant à Addis Adeba, j’ai voulu demander aux grands dirigeants africains d’accorder une attention particulière aux jeunes et aux adolescents dans la prévention et la riposte au VIH/SIDA. J’ai aussi pu rencontrer des ambassadeurs de bonne volonté de l’UNICEF avec qui nous avons débattu sur le mariage des enfants. J’ai beaucoup appris et je me sens plus confiante maintenant.

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Mani a représenté la voix de la jeunesse pendant le sommet de l’Union Africaine en janvier 2015, à côté de la Première Dame et du Président de la République. En marge du Sommet de l’Union Africaine de 2015, elle a également participé à la 14ème Assemblée générale de l’OPDAS à Addis-Abeba devant un impressionnant groupe de Premières Dames et de chefs d’Etats Africains.

Le Tchad a fait d’importants progrès en fournissant un accès gratuit aux services de soins de santé pour les personnes vivant avec le VIH. Entre 2005 et 2013, le nombre de personnes recevant un traitement a triplé, même si beaucoup reste encore à faire, notamment pour les enfants et les adolescents.

Le gouvernement du Tchad, avec l’appui de l’ONUSIDA, l’UNICEF et ses partenaires, a lancé en novembre 2015, la campagne « All In », une plateforme d’action et de collaboration destinée à mobiliser un mouvement social afin d’obtenir de meilleurs résultats pour les adolescents dans la riposte au VIH/Sida chez les jeunes. Mani a été  l’une des premières à se mobiliser pour cette campagne aux côtés des plus hautes autorités.

A Moundou, une jeunesse pleine d’espoir

Par Davy Takendjilembaye

« Avoir le VIH n’est pas une fin en soi. Ces enfants veulent aller à l’école, ils ont les mêmes droits que les autres enfants. » Ousmang Prudence, une jeune fille dynamique et engagée, est une des animatrices du club des adolescents du Centre Djenandoum Naasson de Moundou. « J’essaye d’aider ces jeunes à vivre positivement avec leur maladie » raconte-t-elle.

La ville de Moundou est connue pour bien des choses, un climat plutôt clément, une économie dynamique, mais elle est aussi une des villes les plus touchées par le VIH et le Sida. Au niveau national, le taux de séroprévalence au VIH est de 2,5%. A Moundou, le taux est plus de deux fois plus élevé (6,4% pour la région).

Pour les adolescents de Moundou, le Centre Djénandoum Naasson (CDN) est un second souffle, un espoir de vie. Ce centre améliore le suivi et la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et le Sida aux différents stades de la maladie, en minimisant les effets néfastes. On y organise des dépistages volontaires gratuits ainsi que la prise en charge globale des adultes et des enfants séropositifs.

« Comme tous les autres enfants, j’ai le droit d’aller à l’école et de rester en bonne santé. Je fréquente le club des ados depuis des années. J’y viens régulièrement pour prendre mon traitement et réviser mes leçons. » Jean* a 9 ans, et même s’il est né avec le VIH, il a confiance en l’avenir.

Vivre son adolescence avec le VIH n’est pas chose facile, surtout dans une ville où l’accès à des soins de qualité n’est pas toujours évident, malgré la mise à disposition gratuite des antirétroviraux par le Gouvernement.

Le VIH et le Sida n’affectent pas seulement la santé des enfants et des adolescents, c’est toute leur vie sociale qui se trouve bouleversée notamment à cause de la stigmatisation dont ils sont victimes. Pour les soulager, le Centre Djenandoum Naasson a aussi mis sur pied un Club des Jeunes Adolescents pour organiser des séances de causeries éducatives et des orientations pratiques sur toutes les questions liées à la vie de ces jeunes.

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Bénédicte, une des nombreuses animatrices du Club des Adolescents

« Je me sens à l’aise ici. On nous donne de bons conseils pour mieux vivre notre adolescence et notre puberté. Je rêve de devenir médecin pour sauver des vies mais je sais que dois sérieusement étudier pour y arriver, » raconte Remadji, une jeune membre active du club des ados du Centre Djénandoum Naasson, un havre de paix pour cette jeune fille plein de vie.

Dougsoum Oueina est aussi un animateur. Touché par le destin de ces enfants, il a décidé de s’engager à leurs côtés : « La plupart sont orphelins de père et de mère. Ils sont souvent stigmatisés par leurs camarades de classe. Je suis tellement admiratif de leur courage. Ils nous surprennent tous les jours par leur curiosité et leur détermination. Mon rôle, c’est de les aider à réussir dans la vie ! »

Le Centre Djénandoum Naasson existe depuis 2005. Depuis 2009, l’UNICEF vient en appui au centre dans la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH et le Sida. L’UNICEF soutient l’organisation d’activités de prévention en milieu jeune et met à disposition des intrants pour le dépistage et la prise en charge médicale. L’UNICEF appui aussi le soutien scolaire et psychosocial de ces adolescents.

* Les noms des jeunes ont été changés