Archives pour la catégorie YOUTH PARTICIPATION

TRANSITIONING BACK WITHIN COMMUNITIES AFTER BOKO HARAM

With the contribution from the Government of Japan, UNICEF supports the protection of children affected by the Lake Chad crisis, offering them the means to relieve their trauma, reunify with their family and reintegrate safely in their community.

From one village to another, the story is often similar. Not a lot more than 10 year-old when their life was suddenly disrupted by Boko Haram entering their communities, killing and forcefully enrolling villagers and their children.

Return to normal life after Boko Haram is however not a straight and easy path. Unaccompanied children on the move are indeed most at risk of the worst forms of abuse and harm, and reintegration in communities that have been themselves affected by the conflict, creates further obstacles.

With the aim of creating the conditions needed for children to relieve their trauma and reintegrate safely in communities, UNICEF has supported the Ministry of Women, Family and National Solidarity in establishing a transitional care center (TCC) in Bol (Lake Chad Region). Since the end of 2016, 105 children have been reintegrated through the TCC, receiving psycho-social care but also family tracing and reunification services and training.

2H6A5412

« I do not wish any other child to live what I lived. With Boko Haram, finding food was difficult and we were living in constant fear. We missed our family and we had no freedom. This without mentioning the unending bombing and death. I stayed more than a month at the TCC where they gave me blankets, clothes and trained me in stitching. Today I am back with my family, and even if there is not much, I eat well and manage as fisherman to provide for my needs. » Djaba*, 16 year-old, reintegrated in his community about a year ago.

2H6A5438

« I really liked being at the TCC as we were having a safe and peaceful life. We played football, cards, were eating well and having a bath whenever we wanted. Sometimes I even miss the TCC. Back in Melea, adults accepted me right away, but children used to run away from me. I stayed a month at home doing nothing, until I started farming after seeing other youth doing so. My grand-mother gave me this field and the TCC members who come one or two times a month, bring me seeds for my field. I have already harvested 2 times, and with the money from the sell I bought clothes, a cell phone and some other products to meet my basic needs. »  Oumar*, 16 year-old, fled Boko Haram with another youth in 2015 and spent 5 months in school with the military before being sent to the TCC end of 2016.

2H6A5353

« My contribution is not material. I helped children to reintegrate their communities and encourage them to go to school. I talk with communities for them to understand and accept the children back. To work as fisherman, you have to pay a ‘tax’ to authorities but after I talked to them they understood the vulnerability of these children and agreed they should not pay this ‘tax’ » Abakar Mara Adam, land chief, has engaged to support reintegration of children in the community. Preparing communities that have themselves been affected by the conflict is critical. The TCC has been liaising with communities to ensure children are properly attended for and reintegrated.

2H6A5345

« I told the Social Delegate I wanted to do some trade to help my mother, and the TCC helped me building the kiosk here and gave me a small start-up grant to buy basic products. Thank god, products such as flour and sugar sells well. I manage to sell 2 bags of sugar and 50 kg of rice per week, which is enough to live and feed back into our ‘business’. I am quite happy with my situation and I hope to become a big trader here or back in our island when calm will come back. » Moussa, 14 year-old, asked to be reunified with his mother, his sister and 3 brothers.

Boko Haram crisis has severely affected the lives of hundreds of thousands of families within the Lack Chad region, uprooting girls and boys from their villages and communities and increasing their vulnerability to violence and harm. In 2017, with the contribution of the Government of Japan, UNICEF and his partners have provided psychosocial support to 15,313 children refugees, displaced or associated with armed group, supported family reunification and reintegration services for 122 unaccompanied and separated minors, trained and accompanied the establishment of 20 community-based protection mechanisms, and educated 27,384 people on mine risks.

 

 

Publicités

Tournoi de football féminin à N’Djamena: place aux filles!

Le premier tournoi de football exclusivement féminin est organisé à N’Djamena du 20 janvier au 3 février par l’UNICEF, en partenariat avec le Réseau des Maisons de Quartier et Jeunes et l’Union des Entraineurs et Educateurs de Football du Tchad.

 N’DJAMENA, 19 février 2018 –  Le Réseau des Maisons de Quartiers et Jeunes, l’Union des Entraineurs et Educateurs de Football du Tchad (UEFT) et l’UNICEF lancent demain samedi 20 janvier, le premier tournoi de football féminin organisé au Tchad depuis deux ans.

Le football est au Tchad, comme dans le reste de l’Afrique, un des sports les plus populaires, avec un engouement toujours renouvelé chez les hommes, et de plus en plus croissant chez les femmes. Pourtant, en dépit de l’augmentation du nombre d’équipes féminines depuis le début des années 90 (Abeilles FC, Farah FC, Espoir FC, Oxygène FC), le football féminin reste marginalisé et aucune compétition n’a été organisée au cours des dernières années.

Cet évènement sportif ludique et récréatif se veut ainsi un catalyseur de l’inclusion des filles dans la communauté en visant non seulement à promouvoir le droit et la participation des filles dans la communauté à tous les niveaux, mais aussi à sensibiliser la communauté sur les différentes problématiques et discriminations auxquels font face les jeunes filles au Tchad.

« C’est beaucoup plus qu’un simple tournoi de football », explique M. Philippe Barragne-Bigot, représentant de l’UNICEF Tchad. « Cette initiative est une vraie plateforme de promotion de la participation et de l’engagement des filles dans leur communauté. »

En effet, le sport joue un rôle important lorsqu’il s’agit d’enseigner des aptitudes et des valeurs essentielles (discipline, confiance en soi, tolérance, coopération et respect) et soutenir d’autre part l’implication des filles dans la vie communautaire en offrant de nouvelles possibilités d’interaction sociale à l’extérieur du foyer familial et des réseaux familiaux : en pratiquant le football, elles jouissent de leur propre espace, physique et émotionnel.

Le premier match aura lieu le 20 janvier 2018 et la finale se tiendra le 3 février au stade Paris Congo.

########

 Note aux journalistes

A propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail: http://www.unicef.org/french

Suivez-nous sur Twitter et Facebook 

 Pour plus d’information, merci de contacter:

 Cindy Thai Thien Nghia I Communication I cthaithiennghia@unicef.org

 

UNICEF : Mieux protéger les enfants dans un monde numérique tout en améliorant l’accès à Internet des plus défavorisés

Un rapport phare met en lumière les fractures numériques et se penche sur les débats actuels autour des incidences d’Internet et des réseaux sociaux sur la sécurité et le bien-être des enfants

Téléchargez des photos, vidéos et un exemplaire du rapport : http://uni.cf/2j2GvHC

NEW YORK, le 11 décembre 2017 – Bien que les enfants soient très présents sur Internet – un internaute sur trois dans le monde est un enfant – les mesures prises pour les protéger des périls du monde numérique et accroître leur accès à un contenu en ligne sûr sont bien trop rares, affirme l’UNICEF dans son rapport annuel phare publié ce jour.

Le rapport de l’UNICEF La situation des enfants dans le monde 2017 : Les enfants dans un monde numérique analyse pour la première fois de manière exhaustive la manière dont la technologie numérique affecte la vie des enfants et les possibilités qui s’offrent à eux, identifiant à la fois les dangers et les opportunités. Il souligne que les gouvernements et le secteur privé ne se sont pas adaptés au rythme des changements, exposant ainsi les enfants à de nouveaux risques et dangers et laissant de côté des millions d’enfants parmi les plus défavorisés.

« Qu’elle soit utilisée à bon ou à mauvais escient, la technologie numérique fait désormais partie intégrante de nos vies, et ce, de manière irréversible », confie Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. « Dans un monde numérique, notre double défi est d’atténuer les effets nocifs et d’optimiser les avantages d’Internet pour chaque enfant. »

Le rapport explore les avantages que peut offrir la technologie numérique aux enfants les plus défavorisés, et plus particulièrement à ceux qui grandissent dans la pauvreté ou sont touchés par des crises humanitaires : meilleur accès à l’information, développement de compétences utiles dans un environnement de travail numérique et offre d’une plateforme leur permettant d’échanger en ligne et de faire connaître leurs points de vue.

Le rapport montre néanmoins que des millions d’enfants sont laissés pour compte. Dans le monde, environ un tiers des jeunes – soit 346 millions de personnes – ne sont pas connectés, ce qui accentue les inégalités et réduit la capacité des enfants à prendre part à une économie de plus en plus numérique.

Le rapport souligne, par ailleurs, qu’Internet accroît la vulnérabilité des enfants aux risques et dangers : utilisation de leurs informations personnelles à mauvais escient, accès à des contenus nuisibles et intimidation en ligne, notamment. Car, comme l’indique le rapport, avec l’omniprésence des dispositifs mobiles, l’accès à Internet de nombreux enfants est moins surveillé et potentiellement plus dangereux.

Sans compter que des réseaux numériques comme l’Internet clandestin et les cryptomonnaies favorisent les pires formes d’exploitation et de maltraitance, y compris la diffusion en ligne de contenus pédopornographiques « sur commande » et la traite.

Le rapport offre des analyses et des données récentes sur l’utilisation d’Internet par les enfants et l’effet de la technologie numérique sur le bien-être des enfants, s’intéressant à des débats croissants sur « l’addiction » au numérique et les possibles effets du temps passé devant un écran sur le développement cérébral.

Autres points mis en avant dans le rapport :

  • Les jeunes constituent la tranche d’âge la plus connectée. À l’échelle mondiale, 71 % d’entre eux utilisent Internet contre 48 % pour la population totale.
  • Les jeunes Africains sont les moins connectés. Environ trois jeunes sur cinq n’utilisent pas Internet, contre seulement un sur 25 en Europe.
  • Dans un monde où 56 % des sites Internet sont en anglais, beaucoup d’enfants ne peuvent pas accéder à des contenus qu’ils comprennent ou qui sont en rapport avec leur culture.
  • Cinq pays hébergent à eux seuls plus de 9 sites pédopornographiques sur 10 confirmés à l’échelle mondiale : le Canada, les États-Unis, la France, la Fédération de Russie, et les Pays-Bas.

Selon le rapport, seule une action collective de la part des gouvernements, du secteur privé, des organisations de défense des enfants, du milieu universitaire, des familles et des enfants eux-mêmes peut aplanir les disparités d’accès à Internet et rendre l’espace numérique plus accessible et plus sûr.

Parmi les recommandations pratiques qui peuvent contribuer à l’élaboration de politiques plus efficaces et à la mise en place de pratiques commerciales plus responsables bénéficiant aux enfants figurent les suivantes :

  • Offrir à tous les enfants un accès abordable à des ressources en ligne de qualité.
  • Protéger les enfants des dangers d’Internet – y compris la maltraitance, l’exploitation, la traite, l’intimidation et l’exposition à des contenus inappropriés.
  • Protéger la vie privée et l’identité des enfants en ligne.
  • Promouvoir l’habileté numérique pour permettre aux enfants de s’informer et de se connecter en toute sécurité.
  • Tirer parti du pouvoir du secteur privé pour faire progresser les normes et les pratiques éthiques qui protègent les enfants et servent leurs intérêts en ligne.
  • Placer les enfants au cœur de la politique numérique.

« Conçu pour les adultes, Internet est de plus en plus utilisé par les enfants et les jeunes – et la technologie numérique affecte de plus en plus leur vie et leur avenir. Les politiques, pratiques et produits numériques devraient, de ce fait, davantage tenir compte des besoins des enfants, de leurs points de vue et de leur voix », conclut A. Lake.

#####

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous.  Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail :www.unicef.org. Suivez-nous sur Twitter et Facebook

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Georgina Thompson, UNICEF New York, tél. : +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org