L’UNICEF a besoin de 54 millions de dollars pour venir en aide aux enfants du Tchad

 2.5 millions d’enfants en situation d’urgence humanitaire ont besoin d’assistance au Tchad[1]

NEW YORK/N’DJAMENA, le 30 janvier 2018 – En 2018, 4,4 millions de personnes auront besoin d’une assistance urgente en réponse aux multiples crises que connaît le Tchad. Face à ces défis, l’UNICEF a besoin de 54 millions de dollars pour répondre aux besoins des enfants du Tchad.

« Sans ce financement, l’UNICEF ne sera pas en mesure d’appuyer la réponse nationale à la crise alimentaire continue du pays, ainsi que des services de base essentiels tels que la protection de l’enfance, l’éducation, la santé et l’accès à l’eau et à l’assainissement » a déclaré Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad.

Cet appel s’insère dans les 3,6 milliards de dollars demandés aujourd’hui par l’UNICEF au niveau global à l’occasion de la publication de son « Action Humanitaire pour les enfants 2018 ». Des fonds qui visent à garantir une aide humanitaire vitale à 48 millions d’enfants vivant dans 51 pays touchés par des conflits, des catastrophes naturelles et d’autres situations d’urgence en 2018.

Au Tchad, l’insécurité alimentaire, les épidémies et l’afflux de populations réfugiées, déplacées internes et rapatriées, a créé une crise humanitaire sans précèdent. En 2018, 51,5% des fonds demandés viendront plus particulièrement appuyer les interventions visant à remédier à la détérioration de la crise nutritionnelle, et répondre notamment aux besoins en soins et en eau et assainissement pour les enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère.

« L’UNICEF continuera à appliquer sa stratégie multisectorielle de réponse aux besoins humanitaires et soutenir les actions menées par les communautés elles-mêmes pour appuyer la défense et la protection des droits et du bien-être des enfants », a indiqué Philippe Barragne-Bigot. « Il est aussi primordial que nous continuions à associer programmes humanitaires et de développement lorsque cela est possible. »

En 2018, l’UNICEF et ses partenaires prévoient d’atteindre les objectifs humanitaire suivants au Tchad :

  • Garantir le traitement de 169 200 enfants âgés de 6 à 59 mois souffrant de malnutrition aiguë sévère (MAS) ;
  • Garantir à 182 500 personnes affectées par la crise l’accès à une eau potable ;
  • Vacciner 147 000 enfants de 0 à 14 ans contre la rougeole ;
  • Apporter un appui psychosocial à 30 250 enfants et prendre en charge 1 040 enfants non accompagnés et séparés pour garantir leur protection

Durant les dix premiers mois de 2017, grâce au soutien de l’UNICEF Tchad et ses partenaires :

  • 166 000 enfants de moins de 5 ans ont été traité contre la malnutrition aigüe sévère ;
  • 42 000 enfants ont été vaccinés contre la rougeole ;
  • 114 000 personnes ont eu accès amélioré à l’eau potable ;
  • 22 000 enfants réfugiés, déplacés internes et retournés ont reçu une éducation de qualité et 86 400 enfants par des enseignants formés en soutien psychosocial

Note aux rédactions :

L’appel lancé au titre du rapport sur l’action humanitaire en faveur des enfants 2018 est disponible ici : https://www.unicef.org/HAC2018.

L’appel lancé pour l’UNICEF Tchad est disponible ici: https://www.unicef.org/appeals/chad.html#1

Les vidéos et les photos sont disponibles au téléchargement ici : https://weshare.unicef.org/Package/2AMZIFIRIT3P

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous.

Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail en faveur des enfants, veuillez consulter le site www.unicef.org/fr.

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Cindy Thai Thien Nghia I Communication UNICEF Tchad I cthaithiennghia@unicef.org

[1] https://www.unicef.org/appeals/chad.html#1

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Tournoi de football féminin à N’Djamena: place aux filles!

Le premier tournoi de football exclusivement féminin est organisé à N’Djamena du 20 janvier au 3 février par l’UNICEF, en partenariat avec le Réseau des Maisons de Quartier et Jeunes et l’Union des Entraineurs et Educateurs de Football du Tchad.

 N’DJAMENA, 19 février 2018 –  Le Réseau des Maisons de Quartiers et Jeunes, l’Union des Entraineurs et Educateurs de Football du Tchad (UEFT) et l’UNICEF lancent demain samedi 20 janvier, le premier tournoi de football féminin organisé au Tchad depuis deux ans.

Le football est au Tchad, comme dans le reste de l’Afrique, un des sports les plus populaires, avec un engouement toujours renouvelé chez les hommes, et de plus en plus croissant chez les femmes. Pourtant, en dépit de l’augmentation du nombre d’équipes féminines depuis le début des années 90 (Abeilles FC, Farah FC, Espoir FC, Oxygène FC), le football féminin reste marginalisé et aucune compétition n’a été organisée au cours des dernières années.

Cet évènement sportif ludique et récréatif se veut ainsi un catalyseur de l’inclusion des filles dans la communauté en visant non seulement à promouvoir le droit et la participation des filles dans la communauté à tous les niveaux, mais aussi à sensibiliser la communauté sur les différentes problématiques et discriminations auxquels font face les jeunes filles au Tchad.

« C’est beaucoup plus qu’un simple tournoi de football », explique M. Philippe Barragne-Bigot, représentant de l’UNICEF Tchad. « Cette initiative est une vraie plateforme de promotion de la participation et de l’engagement des filles dans leur communauté. »

En effet, le sport joue un rôle important lorsqu’il s’agit d’enseigner des aptitudes et des valeurs essentielles (discipline, confiance en soi, tolérance, coopération et respect) et soutenir d’autre part l’implication des filles dans la vie communautaire en offrant de nouvelles possibilités d’interaction sociale à l’extérieur du foyer familial et des réseaux familiaux : en pratiquant le football, elles jouissent de leur propre espace, physique et émotionnel.

Le premier match aura lieu le 20 janvier 2018 et la finale se tiendra le 3 février au stade Paris Congo.

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 Note aux journalistes

A propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail: http://www.unicef.org/french

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Schools: a safe haven for children

The massive displacement of islands’ populations of Lake Chad to the land areas as a result of Boko Haram-related violence has uprooted 1.3 million of children and placed them at high-risk of separation, abuse, exploitation and recruitment by armed groups. In the Lake Chad region, children who have fled and seek refuge in Chad are now given an opportunity to access education.

In this context, access to a safe school and learning environment often represents a rare opportunity of normalcy and future in the life of these children. A multi-country project in Lake Chad gives both teachers and students the tools to play a central role in securing and protecting that precious environment.

Dolgue Noel.Kousseri School
©UNICEF/2017/Azoura

Mr. Ngarnayal Ami, director of the Bagasola School, realized how vulnerable was his school. “We had no idea of the risks, even us adults. Without being aware, we were in constant danger”. While potential risks have not entirely disappeared, he confesses he feels more at ease, now that students have been trained. “They know how to distinguish between bad and good. They can identify a potential danger and, above all, they will know what to do to avoid it by taking shelter”.

The “Children of Peace” project in the Lake Chad Region, has trained teachers and children in psychosocial support, conflict and disaster risks management strengthening the school’s safety environment by better assessing vulnerabilities and establishing related mitigation measures. Both teachers and children were trained on and accompanied in conducting a vulnerability mapping and the development of preparedness plans. An exercise that have not only helped in raising their awareness on the risks they could face, but even more importantly, increased their capacity and power to identify hazards and school vulnerabilities in and around school and respond safely if facing those risks.

I will be ready to take the right actions if an incident occurs” tells Adam Mbodou, a 14-year-old in Matafo primary school, near Bol and under the “Children of Peace” project. “I learned how to help my teacher evacuate the students and how to protect them from harm’s way. I also know where to seek refuge after an evacuation.”

From reinforcing physical security measures, such as creating a second door as an emergency exit, to the awareness and knowledge of children and teachers alike on adopting the right measures in case of emergencies, the training has also provided basic tools for teachers in supporting recovery of children often affected by the hardship of their everyday life.

This was notably the case for Ms. Aheppa Zenaba, teacher of Grade 4 at the SODELAC school of Bol, who recognized the importance of the training in developing her ability to counsel children. « This little girl was traumatized when she arrived here” she remembers, telling us of the example of one of her school girls whose parents were killed by Boko Haram. “Thanks to the training, I was able to provide her with the support and advice she needed”.

More than 570 teachers have been trained so far on psychosocial support, conflict and disaster risks management, preparing in turn more than 34,000 school children, and bringing a change already recognized by all.

« The training brought a big change for the school, the students and even for the whole community » as summarized by Dolgue Noel, Director of the Kousseri school. « We are more reassured as mothers, to see that our children feel at peace » adds Falmata Mahamat, the president of the educating mother association of the school, who along with 20 others mothers are now playing an active role in supporting the school by educating other parents as well as teaching children about precautionary measures in case of danger.

With the “Children of Peace” project, there has been a before and after, not only for teachers and children in the confine of the school, but far beyond, in the community. Children, teachers, parents, community members must Know, Do, Plan, Prepare in case of danger or potential risk within their school, enabling therefore greater involvement of the community for the safety of their children.

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©UNICEF/2017/Azoura

The « Umbrella » exercise consists in identifying the risks and dangers that could occur in the school and making sure the school stays under the umbrella so that the raindrops (risks and danger) are retained by the umbrella. This technique permits to children to easily assimilate many tips on their safety.

 

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From November 2016 to November 2017, under ECHO-funded “Children of Peace” project, UNICEF piloted the development and implementation of school emergency response plans as well as the training so far of 579 teachers and 34,205 school boys and girls in psychosocial support (PSS) and conflict and disaster risk reduction (CDRR). 23,948 trained children took part in conducting a vulnerability mapping and developing a preparedness plans for CDRR. The initiative aimed at contributing to school’s resilience by supporting preparedness for mitigation of risks identified collaboratively by teachers, children, parents and children of peace focal points in the community. As part of a multi-country effort, the “Children of Peace” project has opened a door for boys and girls, in the Lake Chad Region, giving them access to a safe school and learning environment, thus expanding their opportunities for the future.