The milk of dispute

In Chad, traditional beliefs around breastfeeding are strong and inked deep

Growing up in Chad – a landlocked country of the Sahel belt –  is not easy. Malaria, Diarrhea and other diseases play a huge role in child mortality rate but so does traditional belief.

Yet, Harun Modogo is one of these local heroes that you would not expect to meet in such a challenging context. This Thursday morning, dozens of women arrived at Darasna’s health center with their children, some have walked more than 12 km to attend his session on the advantage of exclusive breastfeeding.

Harun is 42 years old and has been a committed community worker for almost 4 years. « I leave my children very early in the morning to come to work at the health center. What I do is important, I help people and I go home proud. » Harun raises awareness on the importance of exclusive breastfeeding in his community, fighting against old habits. In Chad, only 3% of women practice exclusive breastfeeding for the first 6 months.

« In Darasna there is no woman who is exclusively breastfeeding her child, because the first thing to do when the child is born is to wash the child and there he is given water directly. Even if the mother wanted to do exclusive breastfeeding, if she leaves her child for one minute with her relatives, they will give him water. If the child cries, people will automatically give water. In our region, it’s rare to have access to safe drinking water. This why our children get sick most of the time. »

UNICEF Chad:2017:Alliah-2
Haoua Mahamat, 25 years old, 3 children and her son Hassan, 14 months old

Haoua Mahamat is a young and cheerful mother who attended the meeting this morning. « With my first daughter I did exclusive breastfeeding because I was living in the capital, N’Djamena with my first husband’s family and it was them who advised me to follow this practice. Since then we got divorced and I came back to leave with my family here. I remarried and I had 2 other children for which I did not do exclusive breastfeeding. » Her son Hassan, 14 months old, was suffering from severe acute malnutrition and treated in this UNICEF-supported health center.

Haoua had to stop exclusive breastfeeding because of traditional beliefs and family pressure. « People here think that if a child gets sick it is because the breast milk is bad quality. If you see a drop of white milk at the end of the nipple, it means that the milk is good but if the drop is clear like water it means that the milk is bad. »

Halime Mahamat has a very clear idea of the advantage of maternal milk « Breast milk is the best medicine you can give to a baby; it is a blessing for both of us. Many women refuse to breastfeed their babies because they think their milk is not good. In my family, we use to pour some maternal milk in a cup and throw an ant in it. If the ant does not survive, people say that the milk is poisoned and the woman had to stop breastfeeding. For me, breastfeeding is the best way to keep my baby healthy. »

UNICEF Chad:2017:Alliah-1

During the early years of a child, almost 1000 brain cells connect every second – a pace never matched again. When we nourish a child’s body with the proper nutrition, we are also feeding the young brain and facilitating those neural connections.

Exclusive breastfeeding and good nutrition are vital for a baby’s health and welfare. In Chad, more than half of the country’s adults (56.4 per cent) have suffered as a result of childhood stunting. This means that more than 3.4 million people of working age are unable to reach their full potential due to childhood undernutrition.

 

UNICEF nomme la réfugiée syrienne Muzoon Almellehan comme ambassadrice de bonne volonté, une première historique

Muzoon s’est engagée pour l’éducation des filles après avoir fui la Syrie en 2013

Téléchargez des photos et vidéos ici : http://uni.cf/2rlg9Tn  

NEW YORK, N’DJAMENA, 19 juin 2017 – L’UNICEF a annoncé aujourd’hui, à la veille de la Journée Mondiale des Réfugiés, la nomination comme Ambassadrice de Bonne Volonté de Muzoon Almellehan, une jeune réfugiée syrienne de 19 ans engagée pour l’éducation. Cette nomination, qui intervient à la veille de la Journée Mondiale des Réfugiés, fait de Muzoon la plus jeune et la première personne ayant le statut de réfugié à devenir Ambassadrice de l’UNICEF.

Muzoon, qui a été soutenue par l’UNICEF quand elle vivait dans le camp de réfugiés de Za’atari en Jordanie, suit les traces de l’ambassadrice de bonne volonté Audrey Hepburn, qui a également été soutenue par l’UNICEF quand elle était enfant.

« Même quand j’étais petite, je savais que l’éducation était la clé de mon avenir, alors quand j’ai fui la Syrie, les seuls objets que j’ai pris avec moi étaient mes livres scolaires », a déclaré Muzoon. « En tant que réfugié, j’ai vu ce qu’il se passe lorsque les enfants sont forcés à se marier trop jeune ou à travailler, ils abandonnent l’école et mettent leur avenir en danger.  C’est pourquoi je suis fière de travailler avec l’UNICEF pour porter la voix de ces enfants et les inciter à rester à l’école ».

En 2013, Muzoon a fui le conflit en Syrie avec sa famille. Elle a passé près de trois ans en Jordanie, y compris 18 mois dans le camp de réfugiés de Za’atari, où elle s’est engagée personnellement pour que les enfants aillent à l’école et particulièrement les filles.

« Le courage et la force de Muzoon nous inspire tous. Nous sommes très fiers de l’avoir comme Ambassadrice pour l’UNICEF et les enfants du monde entier », a déclaré Justin Forsyth, directeur général adjoint de l’UNICEF.

Muzoon a récemment voyagé avec l’UNICEF au Tchad, un pays où trois fois plus de filles que de garçons vivant en situation d’urgence ne vont pas à l’école. Elle a rencontré des enfants qui ont dû stopper l’école à cause du conflit avec Boko Haram dans la région du Lac Tchad. Depuis son retour, Muzoon poursuit son plaidoyer pour ces enfants déracinés par la guerre pour que le grand public comprenne leurs défis, notamment l’accès à l’éducation.

Plus de 25 millions d’enfants de 6 à 15 ans vivant dans les zones de conflit ne vont pas à l’école. Pour les enfants réfugiés, seulement la moitié est inscrit à l’école primaire et un quart dans l’enseignement secondaire.

L’éducation en situation d’urgence est sévèrement sous-financée. Depuis 2010, moins de 2% du financement humanitaire a été consacré à l’éducation. 8,5 milliards de dollars sont nécessaires chaque année pour combler ce manque.

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CHIFFRES CLÉS

  • Partout dans le monde, près de 50 millions d’enfants ont été déracinés. 28 millions d’entre eux ont été chassés de leurs maisons par des conflits et des millions d’autres migrent dans l’espoir de trouver une vie meilleure et plus sûre.
  • Les enfants et les adolescents réfugiés sont cinq fois plus susceptibles d’être déscolarisés que leurs pairs non-réfugiés.
  • Les filles touchées par les conflits ont 2,5 fois plus de chances d’être déscolarisées que les garçons.
  • Les réfugiés passent en moyenne 17 ans de leur vie en déplacement, presque toute une enfance.

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Note aux editeurs:

L’éducation fait partie du plan d’action en six points que l’UNICEF a élaboré pour demander aux Gouvernements de protéger les enfants réfugiés. L’UNICEF exhorte le public à rejoindre les 3 millions de personnes déjà engagées pour défendre les enfants déracinés par la guerre, la violence et la pauvreté en soutenant cet agenda en six points :

  1. Protéger les enfants réfugiés et migrants, notamment les enfants non accompagnés, face à l’exploitation et la violence ;
  2. Mettre fin à la détention des enfants demandant le statut de réfugié ou migrants en introduisant un ensemble de pratiques alternatives ;
  3. Ne pas séparer les familles, le meilleur moyen pour protéger les enfants et leur donner un statut juridique ;
  4. Poursuivre l’éducation de tous les enfants réfugiés et migrants et leur donner accès à des services de santé et à d’autres services de qualité ;
  5. Exiger des mesures de lutte contre les causes profondes des mouvements à grande échelle de réfugiés et de migrants ;
  6. Promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation dans les pays de transit et de destination.

À propos de l’UNICEF 

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/fr

Suivez-nous sur Twitter and Facebook 

Pour plus d’informations :

Georgina Thompson, UNICEF New York, Tel: +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org

Christopher Tidey, UNICEF New York, +1 917 340 3017, ctidey@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, Tél: +235 66360042, mfernandez@unicef.org

 

 

Tous engagés pour les Objectifs de Développement durable

Lancement officiel de la campagne de sensibilisation et de plaidoyer autour des Objectifs de Développement Durable (ODD)

Téléchargez le bulletin des Nations Unies au Tchad ici :Bulletin-Trait-Union-Nations-Unies

Le Gouvernement du Tchad et l’Equipe Pays du Système des Nations Unies ont procédé le 12 mai 2017 à Ndjamena au lancement officiel de la campagne de sensibilisation et de plaidoyer autour des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Les Objectifs de Développement Durable (ODD) ont été adoptés par tous les Etats membres des Nations Unies – dont le Tchad – en 2015. Ils constituent une nouvelle série d’objectifs, cibles et indicateurs universels sur lesquels les Gouvernements devraient fonder leurs programmes et politiques d’ici à 2030.

Durant le lancement de la campagne, les impératifs et défis majeurs de la mise en œuvre des ODD au Tchad ont été évoqués. Les communications ont aussi mis l’accent sur les ODD comme point de départ de toute politique et stratégie de développement au niveau du pays.

« Le véritable indicateur de succès des ODD sera le changement des conditions de vie des populations » Stephen TullCoordonnateur Résident

Dans le contexte tchadien, la mise en œuvre des ODD présente des enjeux et défis en termes de renforcement des capacités de l’Etat en matière de collecte, d’analyse et de diffusion des données statistiques fiables sur les indicateurs de développement.

Au Tchad, les ODD donnent les orientations pour opérer les réformes et renforcer les politiques publiques nationales afin de bénéficier davantage du soutien de la communauté internationale.

« Le véritable indicateur de succès des ODD sera le changement des conditions de vie des populations » a conclu le Coordonnateur Résident des Nations Unies.

Pour le gouvernement Tchadien, le Ministre de l’Economie et de la Planification du Développement se réjouit du fait que le pays est engagé dans la mise en œuvre d`une Vision Prospective du Développement à l`horizon 2030 « Le Tchad que nous voulons ».

Téléchargez le bulletin des Nations Unies au Tchad ici :Bulletin-Trait-Union-Nations-Unies