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LAFYA CONTRE LE MECHANT CORONAVIRUS

par Martina Palazzo

La nouvelle Ambassadrice de l’UNICEF Tchad prend forme dans une bande dessinée pour arrêter l’avancée du virus.

Un monde dessiné, fait de couleurs et de formes arrondies, pour parler aux enfants du Tchad et d’ailleurs. Lafya (paix en ngambaye, l’une des langues nationales) est sa protagoniste, une jeune fille de 8 ans qui apprend, découvre et comprend en ouvrant les portes de la connaissance avec la clé d’une curiosité typiquement infantile. Elle se fait porteuse de messages, de contenus et d’actions devant garantir à chaque enfant de naitre, de grandir et de s’épanouir dans un environnement sain et protecteur, afin d’être un(e) citoyen(ne) utile et actif(ve) qui contribuera au développement de son pays. Autrement dit, Lafya est une héroïne, la nouvelle ambassadrice de l’UNICEF Tchad.

En Mars 2020, l’épidémie de la COVID-19 a franchi les frontières du Tchad, annonçant une période de restrictions, d’alerte et de renonce d’un quotidien qui réconfortait la vie des adultes et des enfants. Ecoles fermées, lieux de culte inaccessibles, restaurants, bars et endroits de rassemblement interdits. A N’Djamena d’abord, ensuite dans le reste du pays, la vie a changé. Elle est devenue moins sociable et plus discrète, ainsi que le rythme de la routine plus lent et moins ponctué. Lafya ne comprend pas ce qui se passe autour d’elle : ses parents ne sortent plus pour aller au travail et elle ne peut pas voir ses copines aussi bien de l’école que celles de son village. Qu’est-ce qui ne va pas ? Les réponses sont toutes narrées dans la bande dessinée « Lafya, la jeune fille contre le méchant Coronavirus ». En feuilletant les pages, la beauté des dessins aide à la lecture qui se fait informative et stimulante. Les mots s’imbriquent pour que le lecteur apprenne, en symbiose avec Lafya, a barré la route au méchant virus qui tue sans discrimination et partout au monde.

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© UNICEF CHAD/2020/Tompte

Une histoire, une leçon de vie, qui devient un plaisir pour les yeux grâce au talent de Blaise Tompte, un jeune tchadien de 29 ans, ingénieur en mécanique qui a fait de sa véritable passion – le dessin – son métier. « Je rêve d’un monde meilleur et ce monde ne peut être construit que par des enfants. C’est pour cette raison que j’ai choisi de dessiner pour eux/elles. Les enfants ont un génie qui dort en eux/elles, et si on réussit à le réveiller, ils/elles peuvent faire des choses que les grands font mal », nous confie Blaise.

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© UNICEF CHAD/2020/Tompte

 

Grace à l’appui financier d’ECHO, l’UNICEF Tchad a pu développer, après un mois de travail intense, cet outil ludique et didactique de sensibilisation. En s’inspirant de l’idée de faire passer des messages aux enfants par un enfant, Lafya commence un voyage d’apprentissage et de divertissement ensemble avec ses jeunes lecteurs. En lisant la bande dessinée, ils/elles peuvent facilement s’identifier et vouloir être comme leur héroïne.

Ce livre aide à sauver des vies humaines en pleine pandémie globale. Comment ?
Lisez l’histoire en cliquant ici.
Téléchargez l’histoire: BD_Lafya_contre_le_mechant_Coronavirus 

3 jeunes sur 10 sont analphabètes dans les pays touchés par des conflits ou catastrophes – UNICEF

Avant la Conférence d’annonces de contribution du Partenariat mondial pour l’éducation à Dakar, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance annonce avoir besoin cette année d’environ un milliard de dollars pour ses programmes d’éducation 

N’DJAMENA, le 31 janvier 2018 – Parmi les jeunes de 15 à 24 ans vivant dans les pays touchés par des conflits ou des catastrophes naturelles, près de trois enfants sur 10 – soit 59 millions – sont analphabètes, ce qui est trois fois supérieur au taux mondial, annonce aujourd’hui l’UNICEF.

 

Le Niger, le Tchad, le Soudan du Sud et la République centrafricaine – pays qui connaissent tous une instabilité de longue date et une pauvreté importante – ont les taux d’analphabétisme parmi les jeunes les plus élevés : respectivement 76 %, 69 %, 68 % et 64 % des 15 à 24 ans ne savent pas écrire ou lire.

« Ces chiffres nous rappellent cruellement les effets tragiques de ces crises sur l’éducation des enfants, leur avenir et la stabilité et la croissance de leur économie et de leur société », déclare la Directrice générale de l’UNICEF, Henrietta H. Fore. « Un enfant non scolarisé qui devient un jeune analphabète dans un pays déchiré par un conflit ou détruit par des catastrophes risque de ne pas avoir beaucoup de perspectives d’avenir. »

Cette nouvelle analyse – qui se fonde sur les taux d’alphabétisme de l’UNESCO dans les 27 pays en situation d’urgence mentionnés dans l’appel en faveur de l’action humanitaire pour les enfants lancé par l’UNICEF pour 2018 ­– est publiée juste avant la Conférence d’annonces de contribution du Partenariat mondial pour l’éducation qui se tiendra cette semaine à Dakar, au Sénégal.

Il ressort également de cette analyse que les filles et les jeunes femmes sont les plus désavantagées en matière de lecture et d’écriture, 33 % de celles qui vivent dans les pays en situation d’urgence – contre 24 % des garçons – n’ayant acquis aucune base dans ce domaine.

Pourtant, bien qu’elle contribue à égaliser les chances des enfants et des jeunes les plus vulnérables, l’éducation demeure très insuffisamment financée. À l’heure actuelle, seuls 3,6 % du financement de l’aide humanitaire servent à dispenser un enseignement aux enfants vivant en situation d’urgence, ce qui en fait l’un des secteurs les moins financés par les appels humanitaires.

Globalement, l’UNICEF estime qu’il consacrera environ un milliard de dollars par an aux programmes d’éducation au cours des quatre années à venir. Hier, il a lancé un appel humanitaire de 900 millions de dollars en faveur de l’éducation dans les pays touchés par des conflits et des catastrophes naturelles.

Dans des pays du monde entier, l’UNICEF s’emploie à faire en sorte que les enfants puissent aller à l’école et apprendre, notamment en fournissant des possibilités d’éducation accélérée et d’apprentissage non formel, en formant des enseignants, en remettant en état des écoles et en distribuant mobilier et fournitures scolaires.

En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, où se trouvent les pays en situation d’urgence qui ont le taux d’analphabétisme le plus élevé parmi les jeunes (39 %) et où se tiendra la troisième conférence d’annonces de contribution, l’UNICEF coopère avec un ensemble de partenaires pour aider les enfants à apprendre malgré les conflits et l’insécurité ambiante. Un partenariat avec les Gouvernements du Cameroun et du Niger contribue par exemple à renforcer un programme éducatif novateur diffusé à la radio, qui constitue un moyen d’apprentissage alternatif pour les enfants et les jeunes vivant en situation de crise. Plus de 144 épisodes sur l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul sont diffusés à la radio en français, en fulfulde, en haoussa et en kanouri. Ce programme sera bientôt étendu au Burkina Faso, à la République centrafricaine, la Guinée et la Guinée-Bissau.

L’UNICEF demande instamment aux gouvernements et autres partenaires de prendre les mesures nécessaires pour remédier à la crise éducative qui touche les enfants et les jeunes vivant en situation d’urgence :

  • En assurant l’accès des jeunes enfants à des programmes d’éducation préscolaire de qualité qui favorisent leur développement et les préparent à poursuivre leur apprentissage tout au long de leur enfance ;
  • En donnant aux jeunes analphabètes la possibilité d’apprendre à lire et à écrire et de poursuivre leur éducation par des programmes d’enseignement alternatif ou accéléré spécialement conçus à cet effet ;
  • En investissant davantage dans l’éducation, en particulier pour les enfants et les jeunes les plus défavorisés.

« L’avenir d’un enfant peut dépendre de l’éducation », déclare H. Fore. « Pour que tous les enfants bénéficient pleinement des bienfaits de l’apprentissage, il est essentiel qu’ils disposent d’un enseignement de la meilleure qualité possible, le plus tôt possible. »

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Notes aux rédactions 

L’UNICEF s’est fondé sur les données de 2018 de l’Institut de statistique de l’UNESCO pour calculer les taux d’analphabétisme parmi les jeunes de 15 à 24 ans dans 27 pays pour lesquels des données existent, sur les 32 pays en situation d’urgence en faveur desquels l’UNICEF a lancé un appel humanitaire.

À propos du financement du Partenariat mondial pour l’éducation pour 2020 

Le troisième cycle de financement du Partenariat mondial pour l’éducation pour 2018-2020 vise à obtenir d’importants engagements financiers en faveur de l’éducation de la part des pays partenaires, des donateurs existants et de nouveaux donateurs, afin que tous les enfants puissent aller à l’école et apprendre. L’accent sera mis sur l’éducation des enfants en situation d’urgence, l’éducation pour tous et l’apprentissage préscolaire. Pour en savoir plus, cliquez ici.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous.

Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action en faveur des enfants : www.unicef.org/fr

Suivez-nous sur Twitter et Facebook 

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Cindy Thai Thien Nghia I Communication I cthaithiennghia@unicef.org

Including the excluded

Schools rising from the dust in the Lake Chad Region

Bagasola – December 20, 2016. “This is the first time I go to school. There was none in my island. I heard about it but I never imagined that I could attend one day.” Bakoye Adam is a 12 years old girl living in the Bagasola, Lake Chad region. In 2015, because of the Boko Haram related violence, she had the flee the little island where she was born and raised. “Since we left our home, we don’t have many things to do here. We don’t farm of fish like before. One day, the headmaster came to visit my parents. It was easy to convince us to enroll in the new school,” she said, smiling.

In Chad, too many children are still denied their right to education because of factors they do not control, such as poverty, gender or geographical location. Quality education has the power to end intergenerational cycles of inequity and provide children like Bakoye with the knowledge and skills they need to succeed in life.

“We are many children in class but we all got school books, bags and pens. Last week, they’ve finally opened the water point of the school. Before, we had to go back home running and look for water during recess, it was really tiring.

The Kousseri Public School of Bagasola got a fresh boost thanks to Project of Revitalization of Basic Education in Chad (PREBAT) supported by Educate A Child. Dolgue Noel, 40, is the head master of the school where Bakoye studies: « The construction of 8 new classrooms and the distribution of learning materials prompted parents to massively enroll children in school. There is still more boys than girls but we continue to raise awareness to get out of school children to enroll,” he said, confident.

Visite des élèves de l’école de la paix du site de déplacés de Kousseria, près de Bagasola, région du Lac, Tchad? 
L’éducation en situation d’urgences aide à donner aux enfants déplacés et locaux un sentiment de normalité et de l’espoi

“It’s true that I am a bit old to be in Grade 1. Some children in my class are only 6 but I’m not the only one. For most of us, it’s our first time in school and we help each other, no matter the age,” said Bakoye “ Some of my neighbors don’t go to school. They think it’s too late for them. I told them that we should not miss the opportunity to learn,” she concludes before entering class again.

90% of Children displaced in the Lake Chad region have never accessed education before attending school in this conflict-affected zone. This influx of population has created additional pressure on basic social infrastructure, including schools.

In this challenging context, education is the most powerful equalizer of opportunity. It helps children realize their potential and contribute to their communities and mitigate risks. For conflict-affected children, school plays a crucial role in developing the skills that allow children to flourish later in life.

Started in 2013, the GPE-EAC co-funded project has gradually enhanced the intake capacity of 290 primary schools, through the construction and equipment of 1,324 classrooms making it possible for some 80,000 primary school children to study in an improved physical learning environment.

Visite des élèves de l’école de la paix du site de déplacés de Kousseria, près de Bagasola, région du Lac, Tchad? 
L’éducation en situation d’urgences aide à donner aux enfants déplacés et locaux un sentiment de normalité et de l’espoi