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Soif d’avenir 

Au Tchad, améliorer l’accès à l’eau potable grâce à un téléphone mobile est maintenant possible

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Par Rodolphe Houlsonron

L’eau, c’est la vie dit-on. Cela est d’autant plus vrai, pour les communautés rurales de Yao dans le Batha. Près de 115.000 personnes, en majorité des femmes et des enfants souffrant d’un manque cruel d’eau potable, viennent de bénéficier de 139 points d’eau et d’assainissement grâce au financement de la Coopération Suisse au Tchad. Dans les communautés rurales de Yao au centre-Est du Tchad, les femmes n’ont plus besoin de parcourir quotidiennement des dizaines de kilomètres pour aller chercher de l’eau.

Saleh Sossal Attahir, âgé de 38 ans, fait partie du Comité de Gestion du Point d’Eau (CGPE) « AL-HAYA » (la vie) à Ambassatna. « Plusieurs projets dans le secteur de l’eau ont été mis en œuvre dans le Batha où plus de la moitié de la population boit de l’eau de mauvaise qualité. Par le passé, nous avions beaucoup de problème pour réparer les pompes en pannes. Certains points d’eau restaient abandonnés pendant des mois parce que les comités géraient mal l’argent qui devaient servir aux réparations. Notre comité à adhérer à l’Association de Ambassatna, qui gère 31 Comités de Gestion de Point d’eau CGPE et collecte les recettes de la vente de l’eau qui sont versées sur le compte Tigo Cash de l’association. »

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« Grâce au paiement par mobile avec TIGO-CASH, les fonds sont gérés avec transparence. Pour le mois d’avril seulement, nous avons pu faire réparer 3 pompes avec la collecte des fonds par transfert mobile, » ajoute Saleh Sossal Attahir.

Chaque comité a contribué à notre compte Tigo Cash et les fonds collectés ont été répartis pour les différentes dépenses comme la rémunération du fontainier, les frais de déplacement, les frais administratifs, les petites et grosses pannes, ou encore l’acquisition pour l’achat de nouvelles pompes.

Grâce au financement de la Coopération Suisse en partenariat avec l’UNICEF, plus de 140 forages mécanisés et équipés de pompes à motricité humaine ont été réalisées dans le district sanitaire de Yao.

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Aujourd’hui au Tchad, plus de 140 Comités de Gestion des Points d’Eau sont concernés par le système de paiement mobile qui permet d’améliorer la redevabilité des comités de gestion et d’assurer la continuité de la provision d’eau aux populations les plus vulnérables. Face aux changements climatiques, il est indispensable de faire appel aux innovations, notamment aux technologies mobiles pour accompagner les communautés à mieux gérer leurs ressources.

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L’UNICEF travaille activement avec ADRA, une ONG nationale pour la construction des points d’eau, des latrines, et la promotion des bonnes pratiques d’hygiène. Par ailleurs, l’Agence Panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA) est en charge du renforcement de capacités des Comités de Gestion des Points d’Eau (CGPE). Dix Artisans Réparateurs ont également été formés pour assurer des travaux de maintenance des ouvrages en cas de panne ou de défaillance.

« C’est la Vie ! » : Lancement officiel de la série télévisée au Tchad

1ère série africaine d’éducation par le divertissement bientôt sur les chaines télévisées tchadiennes grâce au Fonds Français Muskoka.

N’Djamena, 26 Avril 2017 – L’Ambassade de France au Tchad organise, le mercredi 26 avril à l’Institut français du Tchad, une cérémonie de remise de l’intégralité de la première saison de « C’est la Vie ! » (26 épisodes de 26 minutes) aux trois chaînes de télévision nationales : la Télé Tchad, Electron TV et Al Nassr TV, qui se sont engagées à diffuser la série sur leur antenne.

« Cette série, qui permet de communiquer de manière innovante, a pour objectif d’informer et de sensibiliser un très large public sur la santé en général et les violences de genre » a déclaré l’Ambassadeur de France au Tchad S.E.M. Philippe Lacoste. « Pendant 26 minutes, les téléspectateurs peuvent suivre le quotidien d’un centre de santé qui essaie de soigner les habitants mêlant à la fois des moments de joies mais aussi de malheurs. Le ton est humoristique, sans pour autant gommer les aspects dramatiques ».

Cette série a pour but de sensibiliser les jeunes et les adolescents aux bonnes pratiques en matière de santé. Plein d’humour et de conseils pratiques, le feuilleton traite également des réalités socio-culturelles qui ont une forte influence sur la santé maternelle, néonatale et infantile.

« Lancée en 2010 lors du sommet G8, l’initiative Muskoka est mise en œuvre à la fois via le canal bilatéral, géré par l’AFD, et le canal multilatéral, avec notamment le Fonds Français Muskoka mis en œuvre conjointement par l’UNICEF, l’OMS, l’UNFPA et ONU-Femmes dans 8 pays dont le Tchad » a rappelé l’Ambassadeur de France au Tchad S.E.M. Philippe Lacoste. Depuis 2012, la France a accordé 24.8 millions d’euros au Tchad pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile.

En dépit de progrès significatifs au Tchad, les indicateurs de santé maternelle, néonatale et infantile demeurent inquiétants. Selon les résultats de l’enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS) de 2014-2015, le taux de mortalité maternelle est passé de 1099 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2004 à 860 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2014, le taux de mortalité infantile est passé de 102 pour 1000 naissances vivantes en 2004 à 72 décès pour 1000 naissances vivantes en 2014.

Pour plus d’informations ou pour des demandes d’entretien, veuillez contacter :

Sarah Mokri, Attachée de Coopération, Ambassade de France au Tchad : sarah.mokri@diplomatie.gouv.fr

Maria Fernandez, Chef de Communication, UNICEF, Tel: +235 66 36 00 42, mfernandez@unicef.org

Toussaint Mbaitoubam, Chargé de Communication, UNFPA, Tel: +235 66 27 50 33, mbaitoubam@unfpa.org

Jonas Naissem, Chargé de l’Information et Promotion de la Santé, OMS, +235 66 29 47 20, naissemj@who.int

Conflit au Lac Tchad : flux alarmant d’enfants impliqués dans les attaques de Boko Haram cette année – UNICEF

Pour regarder le contenu multimédia : http://bit.ly/2omPHaU

Pour lire le photo essay : https://medium.com/p/29bec0ce2af0

DAKAR/NEW YORK/GENÈVE, le 12 avril 2017 – Le nombre d’enfants utilisés dans des attentats-‘suicides’ dans le conflit au Lac Tchad a atteint 27 durant le 1er trimestre de 2017 comparativement à 9 pour la même période l’an dernier.

« Pendant les trois premiers mois de cette année, le nombre d’enfants utilisés dans des attaques-suicides est à peu près le même que celui de l’année passée toute entière. C’est la pire exploitation possible d’enfants dans des conflits. » déclare Marie-Pierre Poirier, Directrice Régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale.

Selon le rapport, Honte silencieuse : Donnons la parole aux enfants pris en otage dans la crise du lac Tchad (Silent Shame : Bringing out the voices of children caught in the Lake Chad crisis – titre original du rapport en anglais), cette augmentation reflète la tactique alarmante des insurgés. À ce jour, depuis 2014, 117 enfants ont été utilisés dans des attentats-suicides dans des endroits publics au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun : 4 en 2014, 56 en 2015, 30 en 2016 et 27 dans les 3 premiers mois de 2017. En grande majorité, ce sont des filles qui ont été utilisées lors de ces attaques.

En conséquence, des filles et des garçons et même des jeunes enfants, sont observés avec une peur grandissante dans les marchés et aux postes de contrôle où l’on craint qu’ils transportent des explosifs.

« Ces enfants sont des victimes et non des criminels » déclare Poirier. « Les forcer ou les conduire à commettre de tels actes est inacceptable. »

Publié 3 ans après l’enlèvement de plus de 200 écolières de Chibok, le rapport fait état de faits troublants restitués par des enfants retenus en captivité par Boko Haram et montre à quel point ces enfants sont traités avec suspicion lorsqu’ils retournent dans leurs communautés.

Lors d’interviews, plusieurs enfants qui avaient été associés à Boko Haram rapportent qu’ils préfèrent garder leur expérience secrète de peur d’être stigmatisés et même par peur de représailles violentes de la part de leur communauté. Certains sont obligés de porter les horreurs qu’ils ont vécues en silence et s’éloignent eux-mêmes de peur d’être rejetés et stigmatisés.

Le rapport souligne également les défis que les autorités locales rencontrent avec les enfants qui ont été arrêtés à des postes de contrôle et qui ont par la suite été emmenés dans des institutions de détention pour interrogations et investigations. En effet, le rapport soulève les problèmes liés aux longues périodes de détention des enfants. En 2016, environ 1 500 enfants étaient en détention dans les 4 pays et 592 enfants attendent toujours d’être libérés.

L’UNICEF appelle les parties prenant part au conflit à s’engager dans les actions suivantes pour la protection des enfants dans la région :

  • Cesser les violations graves perpétrées contre les enfants par Boko Haram, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés pour des attentats-suicides.
  • Faire passer les enfants d’un environnement militaire à un environnement civil le plus rapidement possible. Les enfants ayant été maintenus en détention uniquement sur la base d’allégations ou pour une réelle association à des groupes armés doivent immédiatement être remis aux autorités civiles pour réintégration et soutien. Des protocoles de transfert doivent être mis en place dans chacun des 4 pays pour les enfants trouvés lors des opérations militaires.
  • Assurer le soin et la protection des enfants séparés et non-accompagnés. Tous les enfants affectés par la crise ont besoin de soutien psychologique et d’endroits sûrs pour se remettre le mieux possible.

En 2016, l’UNICEF a soutenu psychologiquement 312 000 enfants au Nigeria, au Tchad, au Cameroun et au Niger, et a réuni plus de 800 enfants avec leurs familles.

L’UNICEF travaille avec les communautés et les familles pour lutter contre la stigmatisation des survivants de violence sexuelle et pour construire un environnement protecteur pour les anciens otages.

Dans une crise qui a déplacé plus de 1.3 million d’enfants, l’UNICEF appuie également les autorités locales en approvisionnement en eau potable et services de santé de base ; rétablit l’accès à l’éducation en créant des espaces temporaires d’apprentissage ; et administre un traitement thérapeutique aux enfants mal nourris.

La réponse à cette crise continue de manquer sévèrement de financements. L’an dernier, l’UNICEF a fait un appel de $154 million pour le Bassin du Lac Tchad mais ne fut financé qu’à 40%.

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Notes aux rédactions :

Le rapport, les photos et les vidéos sont disponible ici : http://uni.cf/2oVq4RF

À propos de l’UNICEF :

L’UNICEF fait la promotion des droits et du bien-être de chaque enfant, dans toutes ses actions. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour en savoir plus sur le travail d’UNICEF pour les enfants, visitez www.unicef.org

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Pour plus d’informations ou pour des demandes d’entretien, veuillez contacter :

Patrick Rose, UNICEF West and Central Africa, +221 786 380 250 | prose@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, + 1 917-893-0692 | jenglish@unicef.org

Maria Fernandez, UNICEF Tchad, tél,: +235 66 36 00 42,  mfernandez@unicef.org